Une nouvelle histoire ? pas forcément ...

Une nouvelle aventure ? la suite de la nôtre

De nouveaux horizons ? espérons le ...

De nouvelles rencontres sans oublier les autres ? certainement

Une page se tourne
Un nouveau livre sur l'aventure s'ouvre ...

Je vous le laisse le découvrir dès à présent ...

En route pour notre seconde transat ...

Nous quittons Sète le 18 novembre 2014. Il faut tout d'abord sortir de l'étang de Thau et rejoindre la pleine mer. Pas moins de 5 ponts à passer aux alentours de 10 heures du matin.

Les deux premiers se lèvent, celui des chemins de fer et celui des véhicules, le prochain, devant la gare est un pont tournant, le suivant de nouveau un qui se lève et le dernier enfin, un autre tournant.
Quelle drôle d'impression de sortir enfin rejoindre la grande Bleue !!!

Le programme ? rejoindre tout d'abord les îles Baléares selon le vent, ou alors directement Gibraltar ... stop en route ? ... probablement, l'avenir nous le dira.

Chamicha et Tiamat, avec Valérie et Rémy, font route ensemble pour un tout petit bout de temps.

Bye Bye la France Bye Bye Sète... quand reviendrons-nous ??? mystère...

Grâce à la grande annexe de Gilles, nos amis René et Josy ainsi que Philippe sont venus nous accompagner jusqu'en mer ... que d'émotions les amis ... image gravée à jamais ...

Nous laissons à Sète quelques sympathiques rencontres, difficile de toutes les mentionner, nous espérons pouvoir garder le contact et pourquoi pas se retrouver un jour quelque part dans un joli mouillage !

Philippe prépare son bateau pour descendre réchauffer ses os sous le soleil d'Espagne.

Gilles vient d'acheter Baloo, un gros cata avec plein de travail à faire ! bon courage ... et bon vent l'ami ...

Le nouveau Taravana continue de s'embellir et René n'est pas à court d'idées pour l'améliorer encore. Leur départ est reporté aux environs du printemps 2015, peut être aurons-nous la chance de les revoir sur les Antilles selon nos programmes respectifs. Nous toujours au chaud, mais eux on envie de retrouver le grand nord une fois encore ... On les reconnaît bien là les gens du sud qui ne connaissent pas les longs et parfois interminables hivers des montagnes ! Auraient-ils encore envie une fois de plus de rafraîchir son pastis avec des glaçons d'iceberg ?

La vie de bateau reprend donc son rythme.

Cap au sud, direction l'Espagne

Premier lever de soleil ... il y a bien longtemps que nous n'avons pas vécu ce moment. Il est vrai que depuis que nous avons laissé le bateau au Panama, hormis lorsque Jean-Claude est allé sur place pour le faire visiter en Février 2013, nous n'avons plus navigué.

A peine parti que déjà un petit oiseau a choisi de nous accompagner. Après un premier tour d'horizon à l'intérieur du cata, il s'est installé dehors. Une profusion de petites mouches s'étant également servi de Chamicha comme moyen de transport, le pioupiou a pu se nourrir. Puis après il est reparti lui aussi vers d'autres aventures. Il ne savait qu'à bord, il y avait ... un Ro Minet friand de tendres zozios ! et ne savait pas qu'il l'avait échappé belle !

Evidemment et comme souvent, la météo annoncée n'a pas tenu ses promesses ... c'est donc au près que nous faisons connaissance avec la navigation sur un catamaran.

Quatre jours et quatre nuits pour commencer, histoire de se remettre dans le bain, histoire d'apprécier la vie en cata, histoire de reprendre le rythme des quarts, puis ... puis... premiers soucis ... premier stop à Cartagène.

La caisse à outils n'a pas eu le temps d'avoir de la poussière, la machine à coudre non plus d'ailleurs !

Souci de charge des batteries, résolu grâce l'aide conjuguée de Jean-Luc Nautisme depuis Sète, soit via sailmail, puis par skype, afin de vérifier que toutes les connexions étaient bien en ordre après les changements des moteurs, puis finalement grâce à John Snow, un anglais installé ici à Cartagène qui a modifié des branchements au niveau d 'un shunt des batteries. Tout semble être opérationnel. Le Cap'taine s'est fait quelques cheveux blancs de plus !

et puis encore ...

Lors d'une prise de ris un peu avant notre arrivée, le lazzy bag de la grand voile a cédé au niveau d'une sangle. D'où la machine à coudre ... le moussaillon en a profité pour changer le système de fixation. Nous verrons ce qu'il en est dans quelques jours.


Malgré nos petits soucis, un petit mot spécial à l'attention de nos amis de chalet, André et Suzanne.


Nous avons ouvert comme promis après notre première navigation votre bouteille de champagne pour arroser notre départ !

Santé les amis et encore un grand merci pour ces quelques bulles pleines d'amitié...

Halte à Cartagène après 4 jours et 4 nuits

Puisque nos "petits" soucis nous ont contraints à faire un stop, nous retrouvons donc avec plaisir la belle Cartagène.

Depuis notre passage en 2007 de nouvelles restaurations de bâtiments ont encore été faites et la ville est toujours aussi belle.

Par contre nous avons constaté que de très nombreux petits commerces ont fermé leurs portes ... la crise doit sévir ici aussi.

Départ le mardi 2 décembre pour tenter de rejoindre Gibraltar.

Et bien non, ce ne sera pas une route directe ... un beau vent d'ouest est annoncé, alors nouvelle pause à Almerimar dans le sud de l'Espagne, après le passage du cabo (cap) de la Gata (chatte) comme en 2007.

Tiens tiens, au sujet du Cabo de la Gata, voilà bien un endroit qui pourrait me faire détester les chats alors que je les adore.
Une fois encore, et bien avant d'arriver au cap, après une navigation comme la météo l'avait annoncé, tranquille à la voile au près (bien sûr) , puis plus tard au moteur (donc nous avons eu le vent inverse ou quasi nul mais heureusement en fait) un vent catabatique descendu des hauteurs de la sierra s'est brutalement levé. De 10 petits noeuds que nous avions, il est passé à 25 en très peu de temps !!! Avec en prime de petites, mais courtes, et bien cassantes vagues dans le nez. Donc comme vous pouvez l'imaginer, le confort absolu à bord. Même notre Florentine, pourtant habituée au monocoque, a aussi du mal à se faire au bruit que provoquent les vagues rebondissant sous la nacelle du catamaran. A chacune d'elle, on a l'impression que la bateau va exploser ... il va falloir s'y faire !!! Quelques vagues sont quand même arrivées à passer par dessus le bateau. Rien de dangereux hormis l'inconfort. Nous avons apprécié à leur juste valeur nos nouveaux bons moteurs neufs de 40cv chacun.

Le capt'taine s'est rapproché de la côte, les vagues sont devenues un peu moins violentes, puis le vent venant toujours du sud est peu à peu retombé. Le calme revenu, nous avons continué en longeant un peu la terre toujours au moteur jusqu'à Almerimar.

Départ de Cartagène vers 12 h arrivée à 8 h30 le lendemain matin après une nuit sans trop de sommeil après 115 miles de navigation. On ne peut pas dire que ce soit une belle moyenne pour un cata, mais bon, il faut faire avec la météo et ne pas oublier que nous sommes début décembre. Par contre, navigation sous un magnifique ciel où toutes les étoiles et la lune s'étaient données rendez-vous.

Nous retrouvons ici les équipages qui sont partis de Sète en même temps, à savoir Tiamat avec Valérie et Remy qui terminent de réparer leurs misères suite au passage du cabo de la Gata (comme nous, coup de vent non prévu mais local) ainsi que Fol de Dol avec Cyril et Sylvie qui étaient partis deux jours plus tard. Tous sommes en attente du bon vent pour continuer sur Gibraltar... Si Eole, dans sa grande bonté, voulait bien écouter nos souhaits et les exaucer ...

A l'arrière plan, les montagnes de la Sierra Nevada, et comme son nom l'indique, nevada veut dire enneigé en espagnol, et bien, il y en a ... de la belle, bien blanche, comme chez nous en Haute-Savoie !

Nous voici donc déja au Panama ??? non la route est encore longue mais ici on trouve déjà le fameux rhum panaméen, l'Abuelo !!! c'est une nouveauté ici pour Noêl !!!

Quand souffle le vent d'ouest, c'est le paradis pour les kiters et les véliplanchistes, mais pas vraiment pour nous les marins !

Au départ d'Almérimar, le 7 déc : au loin toujours de la belle neige sur la Sierra Nevada ...

Il ne fait que 12 degrés la nuit, encore deux de moins que pour arriver à Cartagène... pantalon, chaussettes, ti-shirt, sweet-shirt, plus une polaire, une écharpe, voire un bonnet et enfin la veste de quart (c'est la première fois depuis le départ en 2006 que nous les portons) Vivement le retour sous les cocotiers que l'on retrouve nos maillots de bain !

Un peu avant l'arrivée à Gibraltar, un groupe de dauphins est venu nous souhaiter la bienvenue. Malheureusement il fait encore nuit et il est impossible de les prendre en photo. Ce sont nos premiers depuis notre départ de Sète.

La légende raconte que le héros mythologique Hercule sépara l'Europe de l'Afrique, et que c'est ainsi que surgit le détroit de Gibraltar.

Petit tour de ville le lundi 8 décembre avec Valérie et Rémy.
Jour férié côté espagnol, la foule s'est empressée de venir faire quelques emplettes hors-taxes.

Pour Chamicha, arrêt à la marina d'Alcaidesa à deux pas du fameux rocher, coté espagnol.
Il s'agit en fait de l'ancien mouillage sur lequel nous nous étions arrêté lors de notre première transat en 2007. Petit à petit ceux-ci disparaissent au profit ... du profit !
Belle marina, mais il semblerait que ce soit de plus en plus difficile de mouiller entre celle-ci et la jetée qui la protège. Evidemment ça ne rapporte pas ... nous n'avons pas testé mais seul un voilier est ancré là. Le bateau des gardes-cotes semble être à terre sur l'aire de carénage, serait-ce la raison pour laquelle ce voilier n'a pas été délogé ?

Les Tiamat se sont arrêté chez les "anglais" après avoir fait le plein en gas-oil (détaxé). Malheureusement pour eux, souci de trop plein du réservoir du bateau, ils en ont pour plusieurs jours à récupérer tout ce qui est parti dans les fonds (plus de 60 litres) et à nettoyer. Le moral n'est pas au beau fixe. Allez les amis, après la pluie, le beau temps ...
Cyril et Sylvie de Fol de Dol sont aussi à la marina comme nous. Tous attendons une prochaine ouverture pour partir.

La grande ville de la Linea qui jouxte la marina se prépare pour les fêtes de Noël.

En attendant donc un nouveau départ, nous louons une voiture et partons faire un tour sur la petite ville de Tarifa à 50 kms, de l'autre coté de la baie, c'est de là que partent de nombreux petits ferrys de ligne pour rejoindre le Maroc qui se trouve à deux pas. Il faut traverser la grande ville d'Algeciras, et enfin franchir quelques collines d'où la vue est parfois magnifique.

L'architecture est comme dans tout le sud de l'Espagne très inspirée de la culture arabe.
De la côte nous apercevons les montagnes marocaines, Tanger est juste là, quelque part.

Magnifique coucher de soleil sur l'Atlantique ... le premier d'une longue série ... enfin, espérons-le !

Le programme ...

Nous attendons un colis important qui devrait arriver de France. Comme la météo n'est pas au mieux de sa forme et les prévisions guère optimistes pour rejoindre les Canaries dans les jours qui viennent, nous décidons d'aller visiter Cadiz et Séville en voiture. Notre Florentine va garder le bateau. Deux nuits sont le maximum pour la laisser seule à bord.

Cadiz ...

"La belle de Cadiz et ses yeux de velours...chica chica chic aïe aïe aïe ..." nous ne l'avons pas croisée ... mais il y a de belles filles en Espagne ... le Cap'taine ne dira pas le contraire.

Cliquez sur le petit lien bleu suivant pour voir quelques photos de cette ville du bord de mer entourée de remparts. Quelques beaux édifices, tous bien mis en valeur, une cathédrale superbe mais qui aurait besoin d'une petite réfection intérieure de ses dômes.

Une petite visite de CADIZ

Départ le lendemain pour rejoindre la belle Séville ... on peut dire la belle car la ville et ses monuments sont effectivement vraiment dignes d'intérêt comme par exemple

La place d'Espagne et le palais des rois

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La cathédrale située au coeur de la ville

Quelques magnifiques façades et bâtiments remarquables, des jardins somptueux, des ouvrages typiques, petit tour de ville

Mais aussi Séville ... ce sont les corridas .... très peu pour nous ....

dommage, il n'y a jamais de toreros empaillés !

Séville, c'est aussi le Flamenco ...

Noël approche, un grand marché de figurines de Belen se tient proche de la cathédrale. Si vous voulez construire une crèche originale vous y trouverez tous les accessoires, tous les personnages dans tous les styles.

Chaque rue commerçante est décorée dans un style différent pour les fêtes, la plus belle sans doute, celle de la cathédrale.

Si d'aventure vous passez par là, n'hésitez pas, vous ne serez pas déçus ...

Prévoyez quelques jours pour en découvrir tous les charmes.

Ces trois petits jours d'escapade à terre ont été bien agréables. Le mauvais temps annoncé a commencé à Séville. Fortes pluies, froid, le charme était rompu mais que de souvenirs de cette belle ville.

La vie de bateau reprend son rythme.

Départ prévu le mercredi 17 décembre pour les îles Canaries, la météo semble enfin meilleure. Peut être pourrons-nous enfin tester notre bateau dans de bonnes conditions.

Les fêtes approchent, nous devrions déjà être aux Antilles ... le retard pris ne se rattrape pas, alors en attendant la prochaine pause sur les Canaries, nous vous souhaitons à toutes et tous de

JOYEUSES FETES DE FIN D'ANNEE

La suite ...

de la mer à l'océan ...

Passage de Gibraltar courant de l'après midi du 19 Déc avec des vents annoncés d'Est... et nous avons eu ... de l'ouest, mais plus modéré cette fois, donc nous avons pu passer grâce à la brise "Volvo"
Un premier départ avorté deux jours plus tôt, retour à la marina, 27 noeuds d'ouest, comme on dit PPDP ... en clair "pile poil dans l'pif" ... vous avez compris, sauts de cabri, les vagues par dessus le cockpit, bref, une navigation de rêve ... ha non, pardon de m..... Le cap'taine a décidé fermement : "on retourne à la marina, chuis pas venu ici pour me faire c......."

Donc nous avons profité de deux petites journées tranquilles avant de pouvoir repartir. Ha oui, j'avais oublié de vous faire rêver, à Gibraltar, le gas-oil détaxé pour nous les bateaux est à un peu plus de 50 centimes d'euros... c'est peut être pour cela que nous en avons usé et abusé sur la suite du trajet pour rejoindre les îles Canaries.

Et oui, la météo annoncée n'a encore pas tenu ses promesses, c'est donc une nav au moteur depuis la marina jusqu'à un peu plus loin que le cap Espartel au Maroc. Toujours en pleine face un vent d'ouest alors que du nord-est était annoncé ... Puis encore et encore du moteur car les vents prévus un peu faibles ont été encore plus faibles que prévu, on appelle cela la pétole !

La girouette fait parfois plusieurs tours sur elle-même, elle aussi cherche un brin de vent, sans succès !

Cela nous a permis de tester notre gennaker, une première pour nous qui ne connaissions pas ce type de voile de petit temps. Agréable et efficace.

Le vent tant attendu revient enfin, nous poursuivons notre chemin, les nuits sont toujours froides, les vagues tapent sous le bateau ... qui pense encore que la vie de bateau, ce n'est que du plaisir ???

750 miles nous séparent de la Grande Canarie, 7 nuits sans lune, sous un ciel souvent bien nuageux et du froid.

Notre angoisse, ne pas avoir assez de gas-oil. Quand quelques jours plus tard, Eole ayant dû nous entendre, nous envoie enfin une petit brise. Nous faisions tourner un moteur sur deux pour économiser notre carburant.

Nous arrivons le lendemain de Noël à Las Palmas sur le coup des 5 h du matin. La marina est encore fermée alors nous nous mettons au mouillage et dormons ... enfin.

Repas de Noël en nav : une tortilla (omelette en espagnol) de "restes" pour Jean-Claude, un "bollino" pour le mousse ! il faut dire que ce n'était pas très confortable ce soir là, les vagues tapaient fort sous la nacelle. Le coeur n'y était pas, pourtant le champagne était au frais ... pas grave, on tachera de se rattraper à l'arrivée.

Au compteur déjà 1350 miles depuis Sète.

Les iles Canaries

Arrivée à Las Palmas, grande Canarie, juste après Navidad, en clair juste après Noël dans la nuit du 25 au 26 déc.

Nous nous mettons au mouillage en attenant l'ouverture de la marina.

Comme toujours dans les îles les décos des fêtes sont magnifiques ! Il faut dire qu'il s'agit d'une des artères principales, la rue où se trouve le fameux magasin "El Cortes Ingles".

Sur la grande plage de Las Arenas, la traditionnelle crèche réalisée en sable, c'est une oeuvre d'art à elle seule. D'autres artistes ont mis la main à la pâte ... ha non, ont aussi joué avec leur seau et leur pelle et le résultat est sans appel.

Coté technique :

Nous avons quelques travaux à faire sur le bateau. Modifier la fixation de la poulie du gennaker, trouver pourquoi un entourage de porte grince furieusement en navigation, et tacher d'y remédier, peut être changer les batteries de service qui ne semblent pas tenir la charge. Ajouter des protections devant les passe-coques pour empêcher l'eau de mer de rentrer dans les fonds.

Le 31 décembre est déjà là, feux d'artifice au programme. Lors de notre passage en 2007, ils avaient été superbes. On espère que la crise n'aura pas eu raison du budget alloué pour les réjouissances !

En attendant, nous vous souhaitons à toutes et tous une très belle fin d'année 2014 et tous nos voeux pour 2015.

Début 2015 ...... Las Palmas, capitale des îles des Canaries - Revenons à nos moutons !

La grande marina de Las Palmas

Nous nous trouvons dans la partie annexe de la grande marina, secteur réservé habituellement aux "vela latina' le club des petites barques locales. Mais comme la marina est complète, ils casent comme ils peuvent les catamarans dans ce minuscule port qui est parfois bien chahuté quand la houle et le ressac entrent malgré les jetées, d'autant plus qu'étant attaché à un quai et non sur un ponton, nous subissons allègrement les variations de marées qui atteignent parfois 2,5m. Les amarres grincent, grincent ... et puis un jour, le bon réglage est enfin trouvé et les nuits deviennent enfin presque calmes.

Un projet serait en cours pour agrandir l'actuelle marina.

Quelques photos des jours où ils est même quasi impossible de sortir de ce "trou" ... l'entrée n'est pas très large et il vaut mieux viser juste ! les vagues projettent les bateaux selon le sens de la houle sur le mur ou sur les blocs de béton ! On a le choix !!!

La mer passe par-dessus la jetée et l'eau vient jusque vers nos bateaux.

Dans ce secteur du bout du monde, nous rencontrons un sympathique couple et leur toutou, Franck et Pascale, à bord de leur cata en alu, Mimosa.

Le même jour, de l'autre coté de la ville, protégée des vents du moment, les touristes et les locaux se font un brin de bronzette.

Les terrasses sont pleines, les gens des pays froids sont descendus chercher le soleil pour les fêtes de Noël.

Mich' la petite chatte noire des voisins de quai se trouve nettement mieux sur Chamicha, son bateau à elle, un grand voilier en alu est en cours de travaux et le confort à bord inexistant. Elle viendra nous squatter pendant tout le temps de notre séjour ici.

A propos de petits matous ...


Nous avions eu aussi à Sète un petit squatter tout gris ... surnommé donc par hasard, Ti'Gris. ce petit matou très sauvage est resté au chantier, c'était son lieu à lui, n'aimant ni l'eau, ni le vent, ni Florentine qui le lui rendait bien. Il a pourtant surmonté sa peur des éléments, à oser s'aventurer sur le ponton pour monter à bord de Chamicha quelques temps et venir dormir la nuit dans mon lit !
De sauvage, il est devenu câlin, tendre, ronronnant et se roulant sur le dos comme un bienheureux, se laissant gratouiller sous le ventre, chatouiller entre les coussinets des pattes, mais seulement avec moi. Le reste du temps à l'extérieur, il était impossible de l'approcher. Pierre, un autre sympathique navigateur du chantier à Sète a la lourde charge de continuer à le nourrir pendant l'hiver, mon Ti'Gris et sa copine la Rouquine, autre chatte sauvage. Tout deux ont un domicile attitré pour la mauvaise saison, à l'abri sous un grand catamaran posé à terre. Les deux cherchent une maison ... à bon entendeur, vous qui lisez le site, si d'aventure vous cherchez un compagnon poilu à 4 pattes, faites le savoir. Il ne nous a pas été possible de le prendre avec nous et le départ de Sète a été bien difficile.
Décidément, notre nouveau bateau est le refuge des chats !!! Et pourtant; ceux qui nous connaissent savent bien que son nom n'a rien à voir avec ses sympathiques félins !

Petite escapade d'un jour en voiture dans le sud de l'île. Ce sera notre seul moment d'évasion pendant notre séjour. Nous avions un papier important à faire remplir au consulat pour le Cap'taine.
Nous en avons profité pour aller du coté de Puerto Mogan, au départ c'etait un petit port de pêche tranquille qui se transforme gentiment en centre touristique comme de nombreux endroits sur ces îles. Heureusement la cote escarpée aux abords limite les constructions anarchiques et l'endroit conserve malgré tout un certain charme.

On ira même jusqu'à se faire une "petite nappe" pour midi !

Nous profitons comme toujours des escales pour "bosser".

En gros, remplacement des 4 batteries de service de 105 ampères . Il y a dû y avoir confusion dans les branchements lors des changements de moteurs ou lors de la mise en route du bateau au moment de l'achat. Deux sur les 4 étaient HS.
Fin de l'installation des raccordements d'échappement des gaz brûlés du groupe électrogène Honda neuf installé dans une cale moteur. montage de pompe d'évacuation d'air dans la lancée.
Remplacement d'une poignée du hublot de sécurité qui se trouve sous la nacelle. On a "rentré" de l'eau en arrivant ici, rien de grave mais très gênant surtout à long terme. Nous pensions au joint, pourtant remis et recollé à Sète, c'était en fait la seconde poignée (l'autre est neuve et heureusement nous avions sa petit soeur car ici rien en stock)
Installation de protection de passe-coque sur les flotteurs (selon les vagues, l'eau arrivait à rentrer malgré les cols de cygne)
Rallongement de tuyaux des cols de cygne dans les cales des flotteurs avant. idem, l'eau arrivait à rentrer selon l'orientation du bateau et la force des vagues.
Trouvé une solution pour arrêter le grincement de la porte de la cabine avant. On verra en mer si le remède a été efficace. Au port, quand le ressac nous fait bouger, le bruit a disparu ... On croise les doigts...
Plus comme toujours plein d'autres petites "bricoles"

Le bateau école de la marine espagnole le "Juan Sebastian de Elcano" est parti hier, le 24 en direction de Rio parait-il.
Magnifique navire, avec la chance de le voir sous voiles

enfin, il est vraiment grand temps de partir

Le programme en ce dimanche 25 janvier ... départ ... non pas vraiment ... tout est prêt ...plus qu'à larguer les amarres ... sauf le ciel et les quelques ondées frisquettes en début d'après midi. Donc départ le 26 au matin... un mois jour pour jour après notre arrivée.

Cap direct sur les Antilles, pas de stop au Cap Vert, on connaît, on vise le Marin en Martinique, nous sommes très très attendus ... des petits malins utilisent Chamicha comme moyen de transport de leur matériel lourd ou encombrant ... mais nous ne sommes pas DHL, Fedex ou autres transporteurs dits "rapides" ... c'est avec plaisir que nous nous chargeons de cette tâche mais les délais, ma foi... ne sont pas ceux espérés ... c'est là aussi une vocation des bateaux de voyage, rendre service aux exilés !!! dont nous faisons partis aussi à l'occasion.
Planche de kite pour l'un (JY), plaques de stratifié pour un cata complet pour d'autres (M &C), huile d'olive espagnole pour un 3ème (C), ensemble de casseroles spéciales pour les amis au Panama et tout le matériel du nouveau propriétaire de notre ancien bateau. Vous dire que la ligne de flottaison en a pris un coup !!!


Voilà très chers tous les dernières nouvelles - ce petit contre-temps de temps (météo du jour) me permet de mettre un peu à jour les dernières nouvelles. Le site est un peu délaissé, mais comme je l'ai écrit plus haut, il s'agit une seconde transat, et celle-ci n'est pas d'ordre touristique. Toutes ces îles ont déjà été visitées en 2007 (dans l'onglet du site "nos escales de Juin 2006 à 2011)



A tout bientôt dans quelques semaines ... depuis l'autre coté de la grande "gouille" !!! sous le soleil des cocotiers !!!


Les amis de Chinook ont mis le rhum et les glaçons de coté, mais nous craignons qu'ils n'aient tout bu et que les glaçons soient fondu depuis le temps !

Goyave nous attend de pied ferme pour refaire une beauté intérieure à leur cata, Alizé ne tient plus en place, il a terriblement peur que sa superbe nouvelles planche de kite ne prenne racine ...et en plus il nous a promis un magistral "boucanier" à sa façon et Cetus attend pour faire ses salades à l'huile d'olive espagnole (beaucoup de salades car beaucoup d'huile) ! Pour le Panama, il faudra encore un peu de patience à nos amis de la Fée Verte.

Ha, quand nous aurons ce paysage sous les yeux ... mouillage de St-Anne

La transat ... presque 3000 milles depuis la Grande Canarie

Le 26 janvier 2015 vers 10h45 nous larguons enfin les amarres. Cap sur la Martinique.

Voici les petits mots envoyés régulièrement depuis le bateau tout au long de cette traversée

le 2 février 2015

Las Palmas, île des Canaries - Martinique
Nous voici en mer depuis le 26 janv 2015, un semaine jour pour jour.
A quelques milles du départ, un groupe de 20 à 25 dauphins sympathiques et joueurs sont venus tout autour de Chamicha faire la fête et nous souhaiter à leur tour un bon voyage. Nous espérons qu'ils étaient les signes précurseurs d'une belle transat. Ils sont restés environ deux heures avec nous et quand le capitaine a changé de cap, ils sont partis comme nous vers d'autres destinations.
Position actuelle 16 degrés 50 minutes N (nord) et 28 degrés 56 minutes W(ouest) à environ 22O milles des îles au large du Cap Vert. Au compteur 1045 milles de fait sur les presque 3000 soit un tiers du trajet. Nous apprécions le cata pour la vie à bord, dormir à plat, manger à plat, ne pas avoir à jouer les « dahuts » tout au long du trajet. Par contre, coté négatif, ça tape pas mal sous la nacelle quand les vagues jouent à saute-moutons et viennent finir leur course sous nos coques. Même que parfois, elles ne font que passer... Mais cela n'a rien à voir avec notre première transat pendant laquelle nous avons été ballottés d'un bord sur l'autre à cause d'une méchante houle croisée venant du Nord.
Pour la moment la météo est assez favorable, pas trop de vent ni de mer. Nous croisons les doigts pour qu'il en soit ainsi jusqu'à notre point d'arrivée, la baie de Sainte-Anne à l'entrée de la passe conduisant au Marin ou au Marin directement selon notre heure d'arrivée bien sur. Mais d'ici là...
En ce moment, nous sommes sous gennaker, une voile d'avant légère, plus grande que le génois et sous grand'voile (GV) avec 3 ris. Le vent est d'Est-Nord-Est, impossible de plus toiler car la GV déventerait le gennaker.
C'est notre ami Jean-Yves depuis la Martinique qui nous route dans les méandres de la météo. Nous avons un contact journalier via la BLU. Il nous donne les infos du ciel, du vent, etc, nous conseille, nous engueule parfois (si si, c'est même écrit entre tes lignes), de façon à nous faire arriver dans les meilleurs conditions possibles. Nous lui transmettons les infos nécessaires au quotidien , position, vent, baro etc. D'où l'importance de la blu, de la bonne réception de ses mails, des vôtres, de l'énergie qu'il faut gérer car la bête est gourmande (je parle de la Blu). Il est pressé de nous voir arriver, sa nouvelle planche de kite est à bord !
Alain et Cynthia nous ont promis au départ de Las Palmas « « plein de poissons pour manger, de couchers de soleil pour le rayon vert, de levers de lune pour la beauté, de soleil pour arriver bronzés ! » »
Qu'en est-il de vos souhaits les amis ?
Pour le poisson … pas encore eu à pêcher, les frigos étaient bien pleins au départ. Donc nous mettrons la ligne plus tard, inutile de gaspiller. Parait-il que la mer est pleine d'algues plus loin … déjà ce début d'après-midi, j'en ai vu flotter autour du bateau. Un peu comme celle que l'on trouve dans nos sous-bois, beige, mousseuse et flottant ici en groupe. Etonnant, d'où viennent-elles, où vont-elles ? Mystère ...
Les couchers de soleil … ils ont été rares, le ciel a été assez voilé, et il ne faisait pas si chaud que ça pour rester dehors à attendre le fameux rayon vert qui d'ailleurs ne se voit que que quand l'horizon est tout a fait dégagé et avec beaucoup de chance ! Plus loin, peut être …
Le bronzage ... pour le moment, pas vraiment encore eu le temps (météo) et l'occasion d'en profiter. Il faut dire que la navigation depuis les Canaries jusqu'en approche du Cap Vert n'a pas été vraiment favorable pour se prêter à cette activité (sic). On verra plus tard, histoire de ne pas arriver blancs comme des cachets d'aspirine aux Antilles. Mais rassurez-vous, nous ne sommes pas restés inactifs. Nos deux haltes prolongées depuis notre départ de Sète ont permis d'améliorer pas mal de choses sur Chamicha et nous les apprécions à cette heure. Croisons les doigts, la caisse à outils n'a pas été souvent en activité.
La lune … et bien, elle est sympa, elle nous accompagne encore. Elle est de plus en plus pleine en ce moment, lumineuse à souhait et quand les nuages ne la cachent pas, la nuit est bien éclairée, parfois sous un ciel rempli d'étoiles. Orion et la Grande Ourse sont bien repérables. Je dis bien « parfois » car les nuages font aussi partie du voyage. Pas eu de grains, aucune pluie, touchons du bois. Nos amis de Tiamat, partis mi janvier des Canaries en ont eu leur dose récemment. Mais eux … ils sont proches du but, petits veinards …
Notre Florentine supporte bien le voyage, elle et son bataillon de puces (non savantes). Elle en a ramené de son séjour à la chatterie et malgré plusieurs tentatives d'éradication, certaines ont résisté et ont même osé copuler » dans son doux pelage. Nous avions peur d'avoir des cafards à bord et voilà que nous avons des puces comme passagers clandestins ! Mais rassurez vous, j'en suis déjà venu à bout d'une petite cinquantaine en une semaine (hé oui quand même à force de patience) . Elle en sera débarrassée avant notre arrivée pour autant qu'une nouvelle nichée ne soit en préparation. Rassurez vous, elles ne viennent-pas sur nous les chipies.
Hier le vent est un peu tombé, non, non pas brutalement, mais petit à petit, une grosse zone de « pétole » s'étend sur l'atlantique. Il nous faut la contourner par le sud, Jean-Yves nous conseille la meilleure route. Donc nous avons sorti notre gennaker … nous l'avions utilisé avant notre arrivée aux Canaries, et par un mystère encore non élucidé, l'enroulage n'avait pas été des plus réglementaire ! Au moment de l'envoyer, impossible de le dérouler, un gros tas tout chiffonné flottait au vent, s'enroulait encore et encore sur lui-même, comme si cela était vraiment utile. Nous l'avons renvoyé par deux fois, sans résultat, voire encore pire ; heureusement la mer était calme. Décision : l'enrouler, le ramener dans le cockpit à l'abri et défaire les nœuds ! 4 heures plus tard, il flottait enfin allègrement dans le ciel bleu. Si nous avions été en régate, nous aurions eu le lot de consolation ; On fera mieux la prochaine fois, promis ! JY, ne rigole pas... je sais...nous sommes de petits marins !
L'équipage profite pour le moment d'une navigation agréable, et la route qui nous conduit directement en Martinique est encore longue. Nous sommes attendus là-bas. Les glaçons sont au frais pour l'apéro de bienvenue chez certains d'entre vous ! Et on doit impérativement décharger le bateau, nous sommes lourds, avec tout ce qui vous appartient dans nos coques.
Depuis notre départ des Canaries, pas une voile à l'horizon, de l'eau, de l'eau, rien que de l'eau … et quelques poissons volants.
Nous espérons qu'Eole, que Neptune ou d'autres divinités relatives à la mer, aux marins, au ciel et au vent soient enclins à nous faire continuer dans ces conditions favorables. Et bien sûr, notre divinité à nous … notre routeur à terre (enfin sur son cata) Jean-Yves ! ( ici la patronne flagorne un max, note du cap'tain)
Merci à vous tous que vous nous suiviez ou non sur vos cartes, vos tablettes etc et et surtout par votre amitié, et vos petits mots d'encouragement parfois.
Tout cela sans oublier surtout les consignes à respecter impérativement en cas de contact par mail au bateau (sous peine d'être exclu de la liste, si, si...je suis très sérieuse).
Chantal, écrivain non méritoire à ses heures et Jean-Claude (bien enrhumé en ce moment), correcteur de fautes du premier et bon navigateur... nos vies sont entre tes mains, mon Capitaine, prends en soin !

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Franchement j'aime mieux vous parler des puces de
Mme FLO plutôt que de vous donnez des détails
d'une tempête en mer !!!

Envoi du 5 février après 10 jours de mer

bonjour à tous. petite situation de vos marins après 10 jours de mer
Position : 15 degrés 01 N - 34 degrés 49 W - vent apparent à l'anémo environ 7 à 10 noeuds, sauf cette nuit un coup à 15 - 16 juste le temps de nous faire enlever le genak - vitesse environ 5,5 à 7,5 noeuds, (pas terrible pour un cata mais sommes tjrs dans une zone de calme, par contre assez confortable) - baro 1015 - cap environ 230 (deux cent trente) sous genaker et GV 2 ris (plus égal devente genak tjrs) - mer calme - distance parcourue les dernières 24 h 129 miles - 1450 miles depuis le départ - reste plus que 1464 milles !!!quasi la moitie du trajet bientôt ! ciel bleu sauf la nuit,assez nuageux. 5400 mètres sous la coque. Hier première séance bronzette. Pas encore mis la ligne, tjrs des vivres frais dans nos deux frigos. Par contre les poissons volants sont fidèles au RDV, en moyenne 2 par jour sur le pont du bateau, juste pour les repas de Florentine qui apprécie (en filet bien sur). Un bel oiseau blanc, très fin, juste bien maquillé, style paille-en-queue survole régulièrement le bateau, pourtant nous sommes loin de toute terre. Ce matin, la lune et le soleil était tout deux au RDV. Diamétralement opposés, cela aurait fait une très belle photo mais il faudrait un sacré grand-angle, et la position panoramique en étant instable est impossible. Nos copains de Tiamat sont arrivés en Martinique. Ils doivent être content car leur nav n'a pas été des plus confortable. Et nous... quand arriverons-nous donc ? sauf erreur de calcul, nous aurions fait déjà 28 fois le trajet en avion France Antilles depuis le départ (moyenne 8 h 30 par vol - je ne compte pas les escales !!! et sauf bien sur en passant par le territoire et les douanes américaines ! n'est ce pas A + U) voila vous savez presque tout. si vous voulez envoyer un petit mot, tjrs penser aux consignes, faites un nouveau message sur notre adresse bateau (celle de l'entête): FL2408@sailmail.com - j'ai encore reçu mon message en entier en retour, je ne cite pas de nom, mais attention aux représailles !!! (ça venait du cote de la suisse, dans la campagne vaudoise, on se reconnaîtra !!!)
A bientôt les amis, et surtout pensez bien que ce type de message n'est pas systématique, tjrs le risque de panne de matériel, d'énergie ou autre. Amitiés de vos marins, Chantal et J Claude

Selon l'allure du cata, il arrive que le bruit des vagues rende le sommeil quelque peu aléatoire, voire impossible. Le moussaillon a trouvé une bonne parade ! pour autant qu'il ne pleuve pas et que les vagues qui nous rattrapent parfois ne viennent pas terminer leur course dans le cockpit ! ni les poissons-volants par ailleurs !
Là, pas de bruit, enfin seulement celui de l'eau et du vent.

Après 14 jours de mer ... mail du 10 février 2015

Hello à tous. Un petit point sur notre avancée dans l'Atlantique ... Dans la lancée, on attaque le Pacifique, si, si...(?) Bon d'ici là, nous sommes à environ un peu plus de 800 milles de la Martinique, le ti-punch approche !!! Nous avons parcouru 2118 milles à ce jour (3922 kilomètres) bientôt 4 fois la France dans sa plus grande longueur (sans péage!) ! 39 fois le trajet en avion !
Deux pailles-en-queue nous accompagnent, apparaissent et disparaissent selon les jours. On s'étonne que ces oiseaux qui ne semblent jamais planer comme les grands oiseaux de mer soient aussi loin de la terre. Si quelqu'un trouve quelque chose sur internet, sommes preneurs, mais attention, info sur mail de yahoo, pas au bateau. Ceci dit, j'espère que ce mail passera sans problème, la propagation par les ondes via notre Blu à bord devient plus délicate, nous nous éloignons de notre émetteur en Belgique et le prochain - Panama ou states - n'est pas encore tres efficace. En ce moment nous sommes dans ce que l'on appelle en jargon marin, dans la "pétole". Plus de vent... ni d'Est, ni de Sud, ni de Nord, rien, nada. La mer est calme, plate à souhait. Domi, je pense qu'à la nage tu irais plus vite que nous ... et encore, on a dû se mettre au moteur (1 à la fois pour économiser le gas oil, on ne sait pas combien de temps cela va durer)
Jean-Yves, notre cher routeur, nous promet du Sud-Est bientôt, sommes à l'affût du moindre mouvement dans les voiles. Bon, on a le temps et des vivres, et surtout j'aime mieux vous raconter des histoires de pétole ou de puces chez Florentine (qui continuent de proliférer les garces; à croire que la poudre anti-puces leur sert d'aphrodisiaque !) que des histoires vécues de tempêtes ! Vous l'aurez compris ! Par contre, ceux qui attendent le matériel qui est à bord devront s'armer encore d'un petit peu de patience (peut être 2 ou 3 jours de plus pour le trajet)
Le Cap'taine Jean Claude a mis le dessal en route, on a donc de l'eau douce, parfois aussi du pain frais (pré-cuit emballé sous vide, nickel), des vivres pour un mois au moins, pas de pêche encore, des algues partout autour de nous selon les moments, les grands cuisiniers nous diront "raffinées, goûteuses, iodées", n'avons pas testé, sont-elles seulement comestibles ????
Niveau météo, nous avons eu quand même un peu l'effet "machine à laver" quelques temps(dixit amis de nos chers Bruno et Tania, mais l'image est si vraie). L'impression d'être dans le tambour, niveau secousses et bruits, confortable à souhait, difficile de dormir dans ces conditions, mais cela n'a pas été très long, comme dans notre première transat.
Ce n'est pas le cas en ce moment, comme quoi, la pétole, c'est nickel pour reprendre quelques vraies bonnes heures de sommeil ! N'avons quasi pas eu de pluie, quelques gouttes un matin.
Au total 3 bateaux au loin, grâce à l'Ais, sans compter ceux au départ des Canaries bien sur ni celui proche des îes du Cap Vert.
voila donc la situation en 10 février, nous espérons voir les îles des Antilles dans quelques jours - 7 à 8 - les approches sont toujours longues, on a l'impression qu'elles sont au bout des doigts mais il faut des heures et des heures pour les atteindre. Même si le vent n'est pas fort, à raison de 100 milles jour minimum, on devrait arriver. Au fait, pour ceux qui ont un peu froid en France,nous avons 28° dehors et 30 dans le bateau !
Ha, oui, depuis le début de ce mail, il semble que le vent remonte très très légèrement, 5 noeuds !

Mail du 15 Février après 20 jours de nav

Hello à tous. voici notre dernier message général depuis la mer. Le prochain sera depuis le mouillage de CARITAN en Martinique à notre arrivée... si les vents veulent bien nous y emmener directement ! A force de faire des zigs et des zags pour chercher le vent et éviter ainsi l'immense zone de pétole, nous avons pas mal rallongé notre route normale. Quelques centaines de milles probablement, on verra le chiffre final à l'arrivée. Jean-Yves nous a routé tout au long de ce trajet, mais de son coté la météo en théorie, du notre la réalité, pas toujours identique. mais bon, on approche du but et du rhum ! Un grand merci à toi, notre Commandant ! Seul souci comme nous l'a mentionné notre cher Alain, nous risquons une mise en quarantaine à cause de Florentine et de son bataillon de puces non déclarées !!! Pauvre Cap'taine, 40 jours au mouillage sans rhum ! Merci Alain d'avoir averti, on sait à quoi s'en tenir.
Ceci dit et blague à part, ce matin le poissonnier est passé, 2 exocets pour Flo, rien pour nous. Et toujours des algues, des sargasses, donc plus de tentative de pêche, on a encore du thon en boite ! Nous avons eu du vent ces deux derniers jours, et de la houle, nettement moins confortable mais très acceptable quand même, avec des vents allant jusqu'à 20 - 22 noeuds, ciel nuageux.
Nous sommes en ce dimanche 15 février au 14°02 N et 55°22 W - restent ENCORE 330 milles à parcourir, 2785 sont derrière nous. On essaie de tenir en vent arrière, il nous faudrait du Nord-Est, on doit se contenter de celui d'Est. Nous espérons arriver mardi ou mercredi au plus tard. Il fait beau ce matin, hier aussi, les nuits sont étoilées, quand les nuages veulent bien se cacher, la lune est de plus en plus petite, elle se lève de plus en plus tard, il est vraiment temps de terminer cette longue navigation.
Voilà très chers tous les dernières nouvelles, on vous souhaite un beau dimanche, avec ou sans neige, avec ou sans soleil, mais avec toute notre amitié. Vos marins préférés, Chantal et J Claude.

les sargasses .... ça agace ......

Finalement c'est moins fatigant que de pécher ... bonne lecture Cap'taine

Dînette dans le cockpit, à l'ombre du bimini

La vie de bateau, ce sont aussi parfois de petites misères ...

Voilà ce qui arrive quand on oublie de mettre des gants dans des manoeuvres un peu délicates ... la nuit bien sûr, un gennaker à enrouler, du vent, un winch non dispo ... une drisse qui glisse et une main un peu "brûlée" par le frottement du cordage. Promis, je vais tacher d'y penser la prochaine fois sans quoi le chef ne va pas être content si son moussaillon n'est plus opérationnel.

Pourvu que je puisse me baigner à l'arrivée quand même...

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Dernier mail ... fin de la transat

Dernier mail de la transat ... AVEC QUELQUES JOURS DE RETARD ...
Nous voici le presque dernier jour du voyage, plus que 200 milles... non, encore 200... avec du vent, il est de retour enfin ... dans les 20 noeuds ... 15 auraient suffit, mais on ne choisit pas. La dernière nuit a été blanche sous un ciel tout noir, impossible de fermer l'oeil. les vagues qui nous faisaient faire de beaux surfs, avaient envie de nous avaler tout entier. Nous avons essuyé plusieurs grains, veillant sans cesse l'anémomètre, mais par chance, aucun n'a été trop violent, quelques noeuds en plus mais sans mal. Au petit matin, un magnifique arc-en-ciel est venu éclairer le ciel pour se faire pardonner de cette inconfortable nuit.
Puis ... enfin, au loin, un soupçon de forme parmi les nuages, une île ??? Terre, terre ...enfin ... mais qu'elle semble encore lointaine !
Vers 14 h 20 le 17 février après 22 jours et quelques heures , nous posons enfin l'ancre au mouillage de l'anse Caritan ... Départ de Sète le 17 novembre, 3 mois jour pour jour.

3133 milles au total, soient 5802 kms depuis les Canaries ... 62 fois le trajet en avion France - Antilles ...le trajet normal aurait été en ligne droite de 2800 milles ... mais il a fallu aller chercher le vent bien au sud, la pétole s'est installée rapidement après notre départ et nous a poursuivi la coquine ...! Nous avions parfois affiché sur l'écran de l'anémo, 1,5 noeud, 2 noeuds, 4 noeuds ... durant tout ce trajet, nous avons croisé quelques cargos, 5 au total (je ne compte pas ceux proches des Canaries ou les deux allant sur le Cap Vert, pas le moindre voilier, pas de baleine ou autre bestiole, seul un groupe de dauphins en chasse qui n'a fait que passer au loin la veille de notre arrivée. Quelques oiseaux de mer, et surtout, surtout beaucoup d'algues.

Merci à vous tous pour vos gentils petits mots d'encouragement, tout a bien fonctionné via notre système de Blu, mieux même que les quelques sms que nous avons fait avec notre tel satellite irridium.

Une nouvelle 3ème transat ... non... maintenant le programme ... repos bien mérité sur les Antilles ...

Reprise des messages sur l'adresse normale de Yahoo dès à présent bien qu'internet soit une denrée rare et précieuse (voire coûteuse) ici dans les Antilles françaises.

A très bientôt,
Chantal et Jean-Claude

Cap'taine pas content ... pas assez de vent !

Le moussaillon profite du calme pour ranger la pharmacie du bord, toujours ça de fait avant l'arrivée sous l'oeil attentif de Rominet !

Arrivée en Martinique ...
Mouillage de Saint-Anne ...
17 février 2015

Distance totale parcourue depuis Sète 4.483 milles soit 8.302 kilomètres

Bienvenue dans les PETITES ANTILLES version 2015

Les Antilles - version 2015

Retrouvailles ... Maryse et Christian de Goyave, Tania et Bruno de Chinook et aussi Valérie et Rémy de Tiamat