2013 ... et pourquoi pas encore une saison aux San Blas ?

Hé oui, nous voici pour la seconde saison sur ces petites îles ... je vous rassure, le hamac n'est pas l'activité principale mais parfois ... quand même il est bon de se laisser vivre ... quand tout s'agite autour de soi ...

La suite du programme sera un peu du "réchauffé" puisque nous refaisons un peu le même parcours qu'en 2012 mais avec de nouvelles rencontres et peut-être de nouvelles anecdotes.

Donc le 4 Décembre 2012, après 6 mois passés au mouillage de Puerto Lindo, nous levons l'ancre au petit matin sous un ciel maussade.

Il est temps de partir avant l'arrivée des alizés sans quoi notre navigation risque d'être pénible. PPDP ... vous connaissez ? Pile Poil Dans l'Pif .....

Avant de partir nous nettoyons la chaîne car après tout ce temps, on ne voit même plus les maillons sur les 12 premiers mètres. Ils sont à frotter un par un ... et vous croyez encore que c'est toujours facile la vie de bateau ? les berniques nous rendent la vie difficile ...

Pas de vent, moteur tout au long des 43 milles qui nous séparent des San Blas, mais au moins on ne l'aura pas dans le nez, et la mer est d'un calme olympien; pas une ride sur l'eau, seul le ciel est bien chargé mais nous échappons à la pluie




Arrivée à Porvenir, port d'entrée de l'archipel, en milieu d'après-midi, avec une fin de journée sous un coucher de soleil digne de ce nom.

Nous ferons nos formalités d'entrée demain matin, profitons de cette belle lumière

L'île revit un petit peu, les travaux de la piste pour le nouvel aérodrome sont presque terminés, ne manquent plus que les autorisations officielles pour ouvrir de nouveau la liaison Panama-Porvenir.

Il parait qu'une histoire de cocotiers (sacrés chez les kunas) est à l'origine de ce retard car il serait nécessaire d'en couper quelque-uns pour la sécurité, chose que se refusent de faire les autochtones ou alors contre des sommes exorbitantes. Info sérieuse ou intox ??? affaire à suivre ...

Nous retrouvons le cata Pénélope avec Daniel, Françoise et de Jean-Luc, le "petit" frère de Françoise

Pas d'avion donc mais un hélico ... Françoise est prête pour faire un vol d'essai ... mais ... a-t-elle seulement sa licence ? ok, nous reviendrons plus tard


Formalités faites, visite en leur compagnie du village de Wichubwala, achat de pain kuna et départ sur notre premier mouillage de la saison 2013 ...

Nous revoici aussitôt plongés dans l'ambiance des kunas, avec nos décors de cartes postales, de tenues traditionnelles, et les mouillages enchanteurs. Et bien sûr, sans oublier le Dieu "dollar" seul maître de ces lieux !!!

Les San Blas fidèles à elles-mêmes ...

Retrouvailles avec quelques bateaux rencontrés ici et là, de longue date ou récemment pendant la saison des pluies à Puerto Lindo.

Ne pas oublier de fêter le retour du soleil avec un petit apéro de fin de journée !!!

A peine arrivés que Noël approche déjà. Pour divers motifs, une petite expédition à Panama City est au programme.

Jean-Claude et Daniel gardent les bateaux, et c'est en compagnie de Françoise, des Hippo's, de Vanille que nous affrétons une lancha qui nous emmène à Carti, sur la côte et de là nous prenons un taxi 4x4 spécial pour traverser les montagnes du Kuna yala et rejoindre la civilisation pendant quelques jours.



Pause café en cours de route dans un très joli relais au décor local, tenu par une famille kuna, dont l'une des filles, fort mignonne, veut bien poser pour la photo ... pas eu besoin de mettre la main au porte-monnaie pour une fois et avec un sourire number one !

Un peu de culture kuna ainsi qu'un joli jardin avec quelques espèces d'orchidées des forêts environnantes.

A Panama, shopping et visite entre filles, un peu la course contre la montre et un retour bien arrosé aux bateaux, mer mauvaise et pluie, tout cela contre vent et vagues

Nous rentrons évidemment chargées comme des "bourriques"

Il ne fait pas que beau aux San Blas à cette saison : on arrive tous bien trempés, salés, fatigués ...

Mais heureusement, après la pluie, le beau temps et comme tout arrive, voilà que le Père Noël est déjà au mouillage.

Il a échangé ses rennes contre des annexes, sacrés américains farceurs ! Nous sommes toute une équipe de bateaux de tous horizons et la fête sera très cosmopolite.

Régalo, régalo (cadeau en espagnol), les enfants des petites familles kunas du coin viennent réclamer des petits présents

Pour fêter Noel, un grand buffet sous les cocotiers avec de la musique.



La famille kunas de l'île est conviée et pour la remercier de son hospitalité, nous avons tous participé à la confection d'un énorme paquet cadeau rempli de trésors de toute sorte. Encore une idée de nos américains, merci pour ces bonnes initiatives.

Les fêtes sont terminées, la vie de bateau reprend son cours ... et avec bien sur son coté "administratif".

Le cruising-permit du bateau valable une année arrive à échéance et nos visas également. Le premier document peut se prolonger à Porvenir et pour les passeports il nous faut retourner une fois encore à Panama city ou à Colon.

Nos copains de Pénélope (tiens, ce nom rappelle une fois de plus notre siamoise), Daniel et Françoise, qui attendent des amis pour 2 semaines décident de retourner à Puerto Lindo pour refaire des appros et aller les accueillir à Panama. Ils nous proposent gentiment de nous emmener.

Une première pour nous, naviguer enfin sur un catamaran ... un Phisa 42

Pas peu fier le Cap'taine

et moi, j' me voyais déjà ... (sur un air d'Aznavour)

ne rêvons pas, les heureux proprios sont là ....

Arrivée à Panama : première activité, vite aller remplir les formalités pour être tranquille

Nous avions fait une prolongation de visa à Colon en juillet 2012, valable en théorie une année, moyennant 100 dollars par personne. Mais comme nous sommes décalés dans le temps par rapport au cruising permit valable jusqu'en janvier 2013, les autorités de Colon nous avaient précisé qu'il faudrait refaire ce papier en Janvier en même temps que ceux du bateau; d'où notre escapade à Panama.

Arrivés au bureau de l'immigration, passeports et dollars en mains, la personne qui s'occupe de nous jette un coup d'oeil à nos passeports tamponnés en Juillet 2012 et nous dit gentiment que nous n'avons rien à faire jusqu'en juillet prochain ... les 100 dollars étaient bien valables un an !

Moralité, nous sommes venus pour rien ... enfin, si ... une bonne infection dentaire était en cours et malgré les antibios il me fallait allez consulter un dentiste. Merci ma dent, moins de regret d'avoir fait ce déplacement pour rien !

Nous avons photographié avec date et heure notre venue dans ce bureau ... des fois que d'autres officiels lors d'un contrôle n'appliquent pas le même règlement !!! Tout change si vite ici ...

Nous profitons aussi de cette visite pour faire établir par une autorité compétente un certificat de vie pour la retraite du Cap'taine.
Le bureau officiel de l'immigration ne veut pas le remplir, alors nous devons aller à l'ambassade de France sitée dans le "Casco viejo", le vieux quartier de Panama en cours de restauration.

Occasion pour nous de faire une petite sortie resto en soirée dans le coeur de cette vieille ville très fréquentée en fin de semaine.

Défilé de voitures luxueuses, la chasse aux places libres est ouverte. Beaucoup viennent se 'montrer" dans leur bolide puissant et rutilant ... nous, on est écolo, on "roule à pied" (par la force des choses!)

Une fois papier et dentiste terminés, nous faisons quelques emplettes ... un paquet de chips spécial "Jiloumette" qui saura pourquoi nous avons choisi la taille maxi

Retour sur Chamicha après quelques jours animés, une connaissance nous avait gardé le bateau et Florentine pendant ce temps.

Le train-train quotidien des îles, la pêche, les "grandes" navigations, les balades à terre de temps en temps, la baignade, la bronzette, un peu de boulot quand même, hé, oui, vous le savez, un bateau ce n'est pas que du repos, le site ... en se demandant quand Internet sera accessible pour le mettre en ligne, les nouvelles rencontres, les retrouvailles, et bien d'autres petites choses qui remplissent nos journées toujours trop courtes.

Tout cela dans ce genre de décor ...

quelques pagres, un baliste pour agrémenter l'ordinaire (enfin, nous avions quand même ramené de la ville 2 magnifiques filets de boeuf)

Le Cap'taine s'est bien amélioré en chasse ... la preuve

Baliste, barac, carangue, aussi parfois un superbe pagre à mettre à la casserole ... le chasseur doit être habile, car ces bêtes-là sont méfiantes, comme toute la faune à écailles d'ailleurs !

Après ces quelques belles prises, un peu de repos sera le bienvenu, n'est-ce-pas Cap'taine ?

Tiens, on renoue enfin avec
un repas "convenable"

on reprend le régime langoustes,
crabes et yaourts "maison"

Déplacement à Isla Maquina pour aller faire la "fête"

Nous retrouvons Georges et Vali de Yératel (Testigos en 2009) ainsi que quelques autres bateaux dont Philippe et Danielle de Sweet Surender rencontrés à Curaçao l'an dernier, et avons fait la connaissance d'Eve et d'Yves du volier Swey.

Nous nous retrouvons tous pour une sympathique partie de dominos à bord de Swey après un repas où un magnifique mérou cuisiné par Georges est à l'honneur.

Le mouillage au bord de la cote dans la mangrove est agréable, il faut juste se mouiller un peu pour rejoindre l'île en annexe car les vagues sont assez fortes et nous les prenons de face.

En fait, ce sera une fête traditionnelle qui se déroule en cercle assez fermé, les horaires annoncés ne correspondent à rien. Nous ratons même les danses ...

Les kunas honorent le passage à l'état de femmes des jeunes filles du village par des cérémonies et des danses. Ils préparent de la 'chicha', une boisson locale particulière dont ils gardent le secret semble-t-il. Les femmes cuisinent dans de grandes casseroles riz, coco, ignames et d'autres ingrédients.

Cette toute petite île est l'une des plus jolies que nous avons visité.

Ici, beaucoup d'arbres contrairement aux autres, plein de fleurs aussi, les huttes sont très serrées et le village est bien propre. Les allées en sable sont balayées, les petits commerces pimpants, plein de gosses, des femmes qui cousent leur molas, beaucoup de chats et de chiens (rares sont ceux qui avoisinent la taille de notre Ro Minet).

Tout le monde prépare la fête.

C'est ici que vit Venancio, un "maître-molas" bien connu que nous rencontrons souvent dans les mouillages. Ses molas sont beaux mais le prix un peu exagéré (et entre nous, la question : comment fabrique-t-il à lui seul autant de molas en parcourant les îles pour les vendre ???)

article repris dans le site d'Etoile de Lune au sujet de cette fête

""""La cérémonie de la chicha

La chicha est une boisson alcoolisée à base de canne macérée que fabriquent les initiés. La canne est pressée entre deux rondins de bois. Les femmes sautent sur un balancier situé à l'extrémité de la presse. Exercice physique qui demande un certain esprit d'équilibre... La canne pressée sort un jus qui est récupéré dans des jarres de terre cuite. L'initié du village garde chez lui le breuvage pendant 12 jours. Il le goûte chaque soir, pour vérifier l'évolution de la boisson. Lorsque la chicha est prête, la fête peut commencer. Il faut 12 jours de préparation, mais deux verres suffisent pour être ivre.

Les Kunas, en effet, boivent très peu d'alcool. En général, pour préserver la sérénité des villages, les sahilas ne permettent aux hommes de boire que le samedi et seulement de la bière. Quant à la chicha, elle est exclusivement réservée aux grandes occasions qui sont : la commémoration de la révolution (le 21 janvier), la pose de l'anneau d'or aux narines des petites filles, la cérémonie de roja et le mariage. S'ajoutent à ces grands rendez-vous, l'élection des petites reines et la célébration de certains anniversaires. Les fêtes communautaires sont orchestrées par le sahila. """

merci pour cet article

la case dans laquelle la chicha est en cours de fermentation - secret défense - photo faite en douce

Georges de Yératel en profite pour terminer une installation de panneaux solaires et de lampes chez Venancio qui lui, en profite pour nous vendre ses molas

La boulangerie où l'on essaie de nous faire payer 2,5 dollars les 10 petits pains alors que le prix officiel est de 1 dollar ... aurait-on une allure de touristes ?

chat kunas un peu
croisé siamois ?

je n'ose pas mettre une photo de Flo ... il en faudrait au moins 4 comme ces 2 là pour faire le poids

En fin d'après midi, petite virée en annexe, nous trouvons l'entrée du rio qui descend de la montagne, avec son eau claire et fraîche mais malheureusement pas suffisamment profonde pour nous permettre de remonter plus loin que quelques centaines de mètres à l'intérieur de la forêt.

Quelques cultures sur les berges, des oiseaux, une raie pastenague posée sagement sur le fond.

C'est ici que les kunas sont venus chercher une partie des fruits et des légumes pour la fête. Nous avons vu passer de nombreux cayucos près de Chamicha, un papy nous a même vendu un régime d'excellentes bananes que nous faisons mûrir tranquillement.

Dans la mangrove, des ibis blancs très sauvages, dommage

Voilà le week end se termine gentiment et chacun reprend son chemin. Nous retrouvons Yeratel quelques jours plus tard au superbe mouillage de Coco Bandero.

Partie de dominos endiablée... on perd si souvent qu'on se demande s'il n'y aurait pas de tricheurs !!!
Mais non, c'est une question d'habitude mais surtout de chance ... et certains ont plus de tactique que d'autres

Ce sera souvent l'occasion de se régaler de quelques desserts maison tantôt faits par les uns ou les autres. Georges n'est pas gourmand... je n'ai jamais fait autant de flans aux oeufs ... vive le cholestérol
Chez eux ce sera Crêpes party et glaces maison, il ne faudrait pas que cela dure trop longtemps, gare aux kilos ... mais c'est tellement sympa qu'il est difficile de résister.

et bien sûr toujours ce quotidien dont on ne se lasse pas ...

Les noix de coco servent toujours de monnaie d'échange avec la Colombie mais aussi de maisons aux bernard-l'ermite

Et internet dans tout ça ...

Toujours à l'ouest ... et bien, même à l'ouest des iles, difficile d'avoir internet. idem à l'Est d'ailleurs ...

Cette année, c'est un peu la misère. Que ce soit Digicel ou Mas Mobil, 2 des géants panaméens implantés aux San Blas, il faut s'armer de patience pour arriver à trouver un peu de réseau. On voit parfois sur la connexion que Claro ou Movistar semblent aussi vouloir installer des antennes dans le secteur, espérons que la concurrence rendra plus efficace le service. Il faudra juste se munir des cartes sim de tout ce petit monde selon le lieu où l'on posera son ancre ...

Mais bon, ce genre de paysage au quoditien ou presque mérite bien ce genre de concession ...

Quelques kiters s'éclatent ... à propos d'éclater, le Cap'taine a éclaté le hamac ... le pauvre, il était à bout de souffle, cuit par le soleil et le sel ... le hamac, pas le Cap'taine ... Heureusement un nouveau (hamac toujours) attendait pour prendre la relève !!!

Sous l'eau quelques rencontres colorées

un superbe baliste royal

Toujours en plus grand nombre, le poisson-lion qui lui n'a rien à faire ici puisqu'il est originaire du Pacifique, mais il est tellement beau ... par contre, "qui s'y frotte s'y pique" et la douleur provoquée par ses piquants déguisés sous forme de "plumes" signifient ... tenez vous à distance, mais je vous avais déjà averti !

Il parait qu'il serait délicieux mais gare à sa capture parfois cuisante et fort douloureuse si vous ne prenez pas les précautions d'usage

Les poissons sont toujours au rdv mais il semblerait moins nombreux.

Nous avons vu des Kunas mettre des filets dans les cayes, dommage, ils détruisent le peu de poissons qui reste et abîment les coraux. Ils n'ont pas ou peu de respect pour leur environnement, ils jettent tout à la mer et ce n'est pas nos mouillages sous le vent d'île comme Nargana qui prouveront le contraire. Des détritus de toutes sortes flottent et vont joncher les rives non habitées du Kuna Yala le long du continent.
Nous pensions naïvement que beaucoup de déchets arrivaient depuis le large mais eux-mêmes semblent bien décider à continuer cette pollution : plastiques, bouteilles, canettes, couches, boites en métal, et j'en passe, bref, peu de choses sont brûlées.

Il arrive que des navigateurs croyant bien faire donnent leurs sacs de poubelles aux kunas contre un dollar... surtout ne pas croire ces belles paroles ... dès qu'ils sont loin, tout passe à la mer ...
Donc, amis navigateurs, à nous de brûler nos déchets en faisant attention de ne pas laisser les boites vides, les bouteilles, etc sur les feux après notre passage. Ceux-ci peuvent être coulé dans les grandes profondeurs, le sable retourne au sable, même s'il met plusieurs années, en attendant il sert de refuge aux petits poissons, le métal rouille vite dans l'eau salé, surtout s'il a été brûlé auparavant. Tout cela n'est pas très écologique certes mais c'est le mieux compte-tenu qu'au Panama le service de voirie est quasi inexistant, hormis dans la capitale et que l'évacuation des déchets est un problème grave et ici autant qu'ailleurs
Ne faites pas comme certains, je consomme et je laisse ma m... (en 5 lettres) dans les îles bien planquée sous les arbustes ... pas joli tout ça ... et pourtant c'est courant ...

Une anecdote vécue , un super bateau battant pavillon Americain (précisons que le pavillon n'est pas le reflet des ses occupants dans certains cas) attendait sagement le crépuscule pour virer toutes les canettes de bière bues dans l'après midi derrière le bateau par les hublots de la cuisine, pas vu, pas pris ... mais pas joli, joli ... surtout quand cette nation oblige les cuves à eaux noires sur leur territoire ... J'espère que des compatriotes plus sérieux leur ont fait la leçon ...

Je vous fais grâce des photos de tout ce qui se balade dans le turquoise ...

Fermons la parenthèse, non sans ajouter aussi parfois la destruction de magnifiques coraux par les locaux pour capturer crabes ou langoustes, sans tenir compte bien entendu de la période interdite ou encore l'utilisation de l'eau de javel pour attraper les poulpes. Quel gachis ...

.

Revenons à nos îles ... et aux amis ...

Retrouvailles avec Maryse et Christian du Cata Goyave que nous avions rencontrés au Sénégal qui eux sont partis par l'Amérique du Sud avant de rejoindre l'arc antillais.

Nous les retrouvons un beau matin à Coco Bandero ... ils ont fait une arrivée de nuit ... bravo

Nous passons quelques semaines agréables en leur compagnie.

leurs compagnes de voyage, Kit et Kat ... 2 belles boules de poils noirs dont seuls les yeux permettent de les différencier ...

Après Coco Bandero, Elefan, nous partons sur les Cayos Holandayes.

Parfois nous faisons une visite à terre en fin de journée

Les quelques familles Kunas installées pour quelques mois se régalent eux aussi de ces lieux idylliques sans savoir la chance qui sont la leur.
Pêche et cueillette des cocos, nettoyage des îles parfois, pas toujours ... eet c'est bien dommage, fabrication des molas qu'ils viennent vendre aux bateaux de passage.

Ils ont une mémoire étonnante, certains nous ont reconnus une année plus tard alors que nous nous trouvions dans une île différente.

quand les kunas ont en marre du poisson, c'est le cochon qui passe à la casserole ... ou alors un canard

Obligés de quitter les jolies îles pour trouver des fruits et des légumes, du pain et tout ce qui est trouvable ...

Les San Blas, ce sont toujours les problèmes d'approvisionnement qui sont récurrents, mais enfin de temps en temps une petite virée à Nargara est nécessaire, en espérant que ce soit le bon jour ... à savoir, celui de l'arrivée des lanchas venant de Colombie pour apporter fruits et légumes.

Nous faisons un petit trip en compagnie de Pénélope et de Goyave pour remplir les cales. La brouette d'une "épicerie" locale est la bienvenue pour nous aider à transporter bière, rhum, coca, vin, enfin, tout ce qui est nécessaire pour assurer l'amitié aux heures de l'apéro !!!

les gamines sont coquettes, la peinture des orteils est au programme, mais ça déborde un peu, tant pis, ça brille, ça en jette et c'est le principal !!! Les garçons, vous n'avez qu'à bien vous tenir !!!

Petite virée sur le Rio Diablo pour refaire les pleins d'eau douce et en profiter pour faire une trempette en eau fraîche et aussi un peu de lessive

Christian nous donne un avant goût de la température de l'eau

Les "Vedettes" au boulot ... ne manque que la Mère Denis pour compléter le tableau ..., pardon, humour moyen ... mais enfin, on frotte et de bon coeur, eau douce à volonté, quel luxe ... et sans calcaire ...

Carole et Dominique en profite pour faire du shopping, des citrons cueillis quelques instants plus tôt

les cocotiers décapités deviennent d'excellents lofts pour les pics ...

Hérons, aigrettes, martin-pêcheurs et pleins d'autres sortes d'oiseaux se partagent les arbres et le cours d'eau

et quelque part à l'affût dans les eaux un crocodile qui n'aura pas envie d'être pris en photo... Le Cap'taine trouvait cette "branche" un peu bizarre ...

pas de photo non plus pour ce charmant animal qui était grimpé tout en haut d'un immense palétuvier

De retour au bateau, Donaldo vient nous proposer un régime de bananes, bon conseilleur comme l'an dernier, il nous en vend une sorte qui a une drôle de couleur, mais au goût, un vrai délice ...

Nargana n'est la pas halte la plus sympathique des San Blas mais c'est une des seules iles oû nous pouvons faire quelques appros sérieux, bien entendu, appros des îles, nous ne sommes pas à Panama, donc le minimum, de l'internet à l'école, aller manger 'dehors', trouver du bon pain kunas et bien sûr quand le dessal ne suffit pas, aller le plus haut possible dans le Rio pour chercher de l'eau.

Dans certains mouillages il arrive que des barques venant de Miramar sur le continent passent vendre leur produit mais cette année, nous les avons pas vu souvent.

En cours de notre séjour aux San Blas, une petite virée "nanas" à Panama City début février pour accompagner Isabelle, une amie Valy de Yératel. Comme toujours départ du bateau en lanchas puis taxi 4x4 jusqu'en ville à travers les montagnes du Kuna Yala.

Cela va peut être me permettre de remettre le site à jour car après des pauses très longues sans internet, et à la suite d'une modification de celui-ci pour le rendre plus facile à mettre en ligne (avec plein de mystère car c'est la première fois que je fais un truc pareil) j'espère que cette fois tout va refonctionner enfin normalement.

Connaissant un peu la ville, je fais le guide, et une fois de plus, c'est la course contre la montre pour ramener dans les îles les denrées qui sont difficiles à trouver là-bas, courir pour un problème d'appareil photo, pour notre blu qui ne veut plus fonctionner, pour rapporter aux copains diverses bricoles, bref, 3 jours ne seront pas de trop une fois encore.

Contente de retrouver le bateau, et la quiétude de îles.

Une autre escapade à Panama avec Maryse de Goyave pour aller chercher nos amis de Taravana. Décidemment cette saison, nous ne manquerons pas de frais ... puisque chaque fois retour au bateau bien chargé avec 2 petites glacières ...

Au centre commercial d'Albrook, Valy en profite pour se faire câliner par un panda géant.

Après cette escapade citadine, la vie reprend son cours ...

Soirée retrouvailles avec Joséphine et Marc du voilier Australe qui viennent d'arriver sur les San Blas - apéro sur Goyave... décidément les grands bateaux attirent du monde.

Autres retrouvailles ...

Fin février, nos amis René et Josy de Taravana arrivent chez nous pour un petit mois ...

Ils viennent reprendre du soleil après leur mésaventure et la perte de leur voilier au Labrador en octobre dernier (voir quelques infos dans la rubrique "Panama" et les coordonnées de leur site)

Ceci en attendant que la neige du Canada fonde et qu'ils puissent repartir sur le nouveau Taravana II, un Chatam de 50 pieds en aluminium.

Avec eux nous passerons 3 semaines dans les îles, irons faire une petite virée sous la gouverne de Lisa sur le Rio Cidra avec les "Goyave" et les "Vanille".

Les taravana en 2012 ... avant de perdre leur bateau, dans la baie de Baffin, tout ça pour aller chercher des glaçons pour le pastis !!! ils sont fous, ces sétois ...

Cliquez sur le lien bleu pour accéder à cette rubrique

Avec josy et René de Taravana

Chamicha sera bien vide à leur départ, la vie reprend son rythme tranquille ...

Que le temps passe vite, les voilà repartis le 22 mars après 3 semaines de temps moyen, quel dommage, seuls leurs 3 derniers jours ont été bien ensoleillé.

Nous avaient-ils amené leur grisaille du Canada ???? Toujours est-il que cette saison n'est pas terrible et le soleil joue souvent à cache-cache. Les vents qui habituellement viennent de l'Est sont plus souvent orientés Nord. La houle atteint souvent 2,5 à 3 mètres, heureusement nous sommes bien à l'abri dans les lagons de l'autre coté de la barrière de corail mais le courant reste fort et le snorkling (PMT) et la pêche sont moins agréables. Ne manquent plus que les trombes d'eau et les orages violents de la saison des pluies et le Panama ne me laissera pas le plus agréable des souvenirs à ce niveau... sans compter que le "moisi" recommence déjà un peu ... ha, non, pas déjà les champignons ...

allez, toi, arrête de faire ton timide et tâche d'être à la hauteur !!!

Ce sont ces paysages que l'on veut ... AVEC du soleil
pour aller à la pêche et se régaler les yeux ...



Quelques activités du bord ...

Dans le thème "bricolage" ... activité pêche mais à bord avec la réparation d'un roulement du moulinet qui n'avait pas aimé un trop gros tazard aux Aves.


Notre ami Claudius avait réussi à trouver le minuscule roulement en France chez Mitchell, en Haute-Savoie d'ailleurs, pas loin de la maison. Pourvu qu'ils n'exportent pas eux aussi leur production en Chine ... Il faut dire aussi que nous en avons marre du ... excusez l'expression ... "merde in china" ... tout ce que l'on trouve ici vient de là-bas, y compris beaucoup de matériel de bateau censé être sérieux, toujours acheté avec des dollars ou des euros bien authentiques, mais avec cette qualité de m... pour autant que l'on puisse appeler cela de la qualité. J'oublie aussi le pc venu de France en Juillet et présentant en Août des problèmes de clavier ... tiens, serait-il aussi fabriqué en Chine, hé oui ....

Enfin, le moulinet "made in France" fonctionne, les poissons n'ont qu'à bien se tenir ...




A ce sujet, la combi du Cap'taine commence à montrer quelques signes de fatigue ... et surtout des vergetures bien prononcées, il va falloir songer à la remplacer.




Toujours dans le domaine "réparation - entretien - amélioration" :

L'imprimante Canon fait des siennes ... problème d'encre, je trouve la solution sur Internet et les codes pour la remettre en route, voilà que c'est l'arrivée du courant qui se met en vrille, le Cap'taine passe un bon moment, se fait quelques cheveux blancs supplémentaires et faute de trouver l'origine de la panne malgré plusieurs heures de recherche, abandonne ... on verra si réparable au Panama ou si la solution moderne s'impose, on jette et on rachète .... sans compter qu'il faudra bien choisir son lieu d'achat, les cartouches origine Amérique sud ou centrale ne sont pas compatibles avec les imprimantes européennes de la marque marque et de la même référence, chercher l'erreur ....




Installation de nouveaux robinets à la "cuisine" et à la "salle de bain"

Bien qu'ayant décidé de vendre Chamicha pour en acheter un plus grand ou encore mieux un cata, il faut néanmoins toujours l'entretenir et l'améliorer. Il faut dire qu'entre la conjoncture et notre situation géographique, vendre un bateau n'est pas facile ...



Séquence couture ... et oui, il faut bien que le moussaillon se décide, la liste s'est bien allongée depuis ces derniers mois ... alors au boulot ... et comme la météo est encore moyenne, c'est avec moins de regret ... enfin ... il faut le dire vite ...




A cela s'ajoute l'hélice du moteur de l'annexe qui n'a pas aimé les troncs dans le Rio Diablo quand nous sommes allés "faire de l'eau". Heureusement il y en a une neuve en stock ...

Tout ce travail surveillé de près par l'oeil attentif de notre "Ro-minet" Florentine

****************************************************************************************************************************************************



Séquence "émotions" ...


Bien sûr qu'il faut entretenir le bateau mais cela n'empêche pas quelques trempettes un peu ... disons ... émotionnelles ...


Par exemple ...


Le Cap'taine, Jean-Claude, donc, part à la chasse, jusque là rien d'exceptionnel ... il ramène une belle brochette de pagres de taille très acceptable. Comme d'hab, le moussaillon, moi donc, vide, écaille, lève les filets, bref, on se partage le boulot.

Le mouillage, les Hollandayes, les îles les plus au large, le temps, correct, le soleil est de retour, il est environ 13 h. Le travail se fait depuis la plateforme de Chamicha, et ho surprise, voilà que les déchets de nos beaux pagres attirent une faune locale de belle taille ... un barracuda qui sommeillait sous le bateau, dans les .... 1 m, 1 m 20, donc belle bête, et aussi ... 2 requins dormeurs ... de taille légèrement plus conséquente, disons, celle de l'annexe, entre 2 m et 2 m 50 ... et tout cela à quelques dizaines de centimètres de mes pieds. En passant, ils se permettent de faire quelques petits câlins à l'échelle de bain ...

Certains disent qu'ils se nourrissent de petits éléments, et bien, une belle carcasse est un repas très honorable pour nos invités imprévus. L'odeur du poisson les a attiré et pour pouvoir prendre quelques photos, j'attache justement les restes de l'un d'eux à une ficelle. Un autre est tombé dan le rebord de la jupe, il est au frais pour mes petits sergent major ...

Voilà que les 2 fauves tournent et retournent entre l'annexe et l'arrière de Chamicha, et cela dure, dure ...

La carcasse tant désirée se trouve à quelques centimètres de leur grosse tête ... Ils ne sont pas farouches mais la trempette que je devais faire est remise à une date ultérieure ... les raimoras qui sont accrochés à eux tentent aussi leur chance.


En quelques photos ... faites à plat ventre depuis la plateforme un peu glissante d'autant plus que je m'étais savonnée pour enlever l'odeur des poissons mais n'avais pas eu le temps de me rincer ... et pour tout dire, j'avais quand même un peu peur de descendre parmi nos invités ...

ho le coquin, le nez dans la jupe ... pas eu le temps de voir si c'était un mâle .... et tout cas l'odeur alléchante de la carcasse l'a rendu bien familier !

Un autre observateur n'en perdait pas une miette ... Seigneur Barracuda récompensé plus tard par quelques gourmandises



Pour rester chez nos amis les poissons, le lendemain, balade en annexe ... une autre trempette, des fois que la chasse serait bonne ...

Une jolie caye avec de beaux coraux, fin d'après-midi. J'avertis le chef qu'un barracuda de très belle taille, son congénère plus petit et un pagre pour 2, donc une belle pièce tournent dans le coin.

N'aimant pas me trouver à portée de fusil, sait-on jamais ... je pars de mon coté photographier un ange royal. Je me retourne et ... ho surprise de taille, un requin, mais cette fois, ce n'est pas un dormeur, c'est un vrai, une belle bête de bien plus de 2 mètres qui vient me surveiller de près. Ok, quelques photos pour immortaliser la séquence et retour vite fait à l'annexe ... il parait qu'ils ne sont pas agressifs mais sait-on jamais, d'autant plus que des kunas étaient dans le secteur un moment avant nous, des fois qu'il aurait été excité par l'odeur de leur pêche ... (photos pas terrible, pas pris le temps de "poser")

A regarder de plus près et en agrandissant les photos, il se pourrait que ce charmant requin soit un de la famille des "pointes noires"

Si quelqu'un peut me donner plus d'infos quant à son pédigré, je suis preneuse.

Changeons de taille ......

Passagers clandestins ...


A propos de poissons, nous avons notre aquarium privé sous Chamicha, ce qui n'est pas donné à beaucoup de voiliers.

En effet depuis notre départ en décembre de Puerto Lindo, une famille de sergent-major vit à l'arrière du bateau. Ils nous suivent vaillamment quand nous naviguons, se protégeant des vagues en se réfugiant dans la petite jupe qui termine la coque. Ils se précipitent dès que nous leur donnons des miettes ou tout autre aliment à leur taille. Parfois la carcasse d'un poisson accroché à une ficelle les régale le temps de nettoyer son squelette. Comme neuf ...



De nouvelles naissances viennent compléter notre marmaille rayée de jaune et noir.

Même si nous en perdons quelques-uns en cours de nav, ils sont fidèles au poste et malgré la présence de coraux sous le bateaux à courte distance, ils ne déménagent pas dans leur élément naturel.

Que se passera-t-il le jour où il faudra lever Chamicha pour sa toilette et son anti-fouling ? Affaire à suivre ...



Un autre passager clandestin ...

Un petit paresseux voulait monter à bord ...

Ces bestioles nagent parfaitement et quand ils décident de changer de secteur, ils n'hésitent pas à traverser depuis la terre ferme à travers la mangrove pour rejoindre un îlot proche de la cote.
Celui ci semble trouver Chamicha à son goût ! mais impossible de le laisser faire, alors après récupération en douceur nous le ramenons gentiment à terre sur ses arbres préférés.

Une chose est sure... ce n'est pas douceur assurée ... plutôt rêche la fourrure, pas le genre à avoir envie de lui passer la main pour le caresser !
Celui ci est un paresseux à trois doigts.



****************************************************************************************************************************************************

Voilà chers amis un peu notre programme des îles, sans oublier bien sûr l'intendance ... la mise à jour du site, les problèmes informatiques divers, la préparation du voyage de retour au pays, les problèmes administratifs à régler à distance souvent avec un mauvais internet, merci à nos amis en France qui nous aident dans ce domaine, les rdv à prendre à l'avance, merci aussi à toi Annie pour ton aide sur place, enfin, toutes ces petites choses pas toujours faciles à gérer depuis nos îles magiques !!! mais ne nous plaignez pas... on s'en remettra ...




Amitiés à vous tous, à bientot de vous retrouver en France et en Suisse
Bonne continuation à ceux qui se prélassent au soleil ....



Que deviennent certains navigateurs mentionnés dans le site récemment ???



En ce début avril, nos Jilous de Jiloumé et les Io sont arrivés sur les Galapagos après quelques mois passés au Costa Rica, les Cassiopée sont en Polynésie depuis quelques jours, Gilles de Samara est aussi aux Galapagos, bref, tout le monde poursuit son petit chemin et si nous n'avions pas décidé de rentrer en France cette année, nous serions sur le départ pour rejoindre le Guatemala comme beaucoup d'autres navigateurs dont Pénélope.
Yeratel et Swe sont montés sur Bocas del Toro, Hippos est allé faire un tour à Providencia en attendant de revenir au Panama comme nous et de laisser nos bateaux à Panamarina. Pénélope est sur les îles du Honduras, bientôt il sera au Rio Dulce pour la mauvaise saison. Excusez tous ceux que j'oublie de citer. Ceci date bien sûr de mai 2013...

Petite info, sauf imprévu, retour en France pour 3 mois cette année, en avion ... bien sûr ... du 8 mai au 8 août ... qu'on se le dise ...

        



                                          Chantal et Jean-Claude

Encore une petite info technique : le nouveau site de Chamicha que vous regardez en ce moment est la suite du Chamicha officiel mais depuis que le site est scindé en 2 parties, la première partie, accessible depuis l'onglet "nos escales de juin 2006 à 2011" donc en Colombie  fonctionne à nouveau, malgré un niveau de connexion instable.