Départ pour des îles façon carte postale ...Les San Blas

Le samedi 7 janvier 2012, nous quittons la Colombie pour nous diriger sur les îles des San Blas au large du Panama.

Le programme là-bas ? ... se laisser vivre au fil du temps ...

Quelques 300 milles nous séparent de cette nouvelle destination, idyllique semble-t-il...

Les vents sont assez forts, la mer pas très calme, on espère faire une navigation, dirons-nous, au moins correcte.

Panama et les San Blas, nous voici ...

En 2 mots ...

Nous faisons la route avec Gil et Josiane de Jiloumé. 2 bateaux alu de taille assez similaire.

Dès le départ de Santa Marta en Colombie, nous ressentons que le vent annoncé est nettement supérieur aux prévisions, étonnant me direz-vous ... et la nav pas vraiment très cool ...

Nous décidons une petite pause en cours de route sur l'archipel de Rosario (toujours en Colombie) car la mer n'est pas des plus confortable.

Ce repos bien mérité pendant un jour et demi permettra à la houle de baisser sensiblement et nous permet de continuer notre voyage dans de meilleures conditions.
Les locaux en profitent pour essayer de nous vendre quelques bricoles, dont une pâtisserie locale redoutable ... il faut juste aimer ...

Le temps s'est un peu calmé, nous repartons au petit matin.

Il faut dire que l'appellation du Cabo de la Vela dit "le cap Horn des Caraïbes" s'étend le long de la côte Nord et sur une partie de la coté ouest de la Colombie car les grandes montagnes de la Sierra Nevada (5700 m environ) sont à 2 pas.

Nous faisons donc cap sur l'archipel des San Blas ... un paradis pour les voiliers à la recherche de l'éden perdu.... au bout du monde ...

La navigation ? ... elle devrait être cool ... nous verrons ... slalom entre les îles ...

Récifs coralliens, îles désertes, plages de sable blanc et couchers de soleil idylliques ...
Allons voir si cela est bien la vérité ... les premières photos sont prometteuses et je vous rassure maintenant, c'est bien un décor de cartes postales que nous découvrons.

Chamicha et Jiloumé arrivent donc au petit matin sur les cayos Hollandes.

Que sont donc les mystiques San Blas ???

L'archipel est composé de pas moins de 365 îlots coralliens, (peut-être même de 378) dont seuls quelques dizaines sont habités, entre 40 et 60 selon les sources d'infos. Parfois, seule une famille vit sur l'île.

Elles sont situées dans le fond de la mer des Caraïbes, sur la côte nord-est de l'isthme du Panama, à environ 120 kms à l'est de Colon.

Ce territoire si particuliers est appelé aussi "Comarca de Kuna Yala" ou encore "Las Mulatas".

Leurs habitants sont les indiens Kunas.

De l'autre coté des montagnes qui bordent cet ensemble d'îles se trouve donc le territoire de Panama.

Les îles des San Blas, indépendantes depuis la révolution de 1925, sont tout de même rattachées au Panama.

Ici, nous les étrangers sommes nommés : le Waka ou Uaka
Un terme particulier pour les américains : les Merki

Si la propriété existe sous différentes formes (terre familiale, terre communautaire, terre prêtée…)
_Il semble selon toute vraissemblance qu'il est impossible à quiconque n'est pas kuna d'être propriétaire terrien dans l'enceinte de La Comarca_

C'est fabuleux de voir la côte le long des îles ... vierge de toute construction touristique, idem sur les îles.

Seules quelques huttes y sont construites. Dans les villages, quelques maisons en dur parfois et beaucoup de constructions traditionnelles en bambous et bois.

Pour en savoir plus sur cette étonnante région hors du temps (pour combien de temps justement ?) cliquez sur le lien ci dessous.

l'histoire des San Blas

Pour Chamicha et son équipage, notre principale halte sera pour la visite des San Blas avec parfois un petit tour sur le continent du coté de Colon et de Portobello pour remplir les coffres, et aussi à Panama City, la capitale,sur la côte pacifique, le bateau restant dans les îles pour cette dernière destination.

Il faut dire que seules des courses de base sont disponibles dans les îles.

Nous avons fait de nombreux achats sur les ABC et la Colombie, mais il faudra bien renouveler le stock.

les appros dans les îles ...

soit par les barques locales au bateau,

soit dans les villages.

Des nouvelles fraîches de vos marins préférés ???

Justement, c'est un peu le bout du monde dans ce petit paradis, et Internet est souvent trop faible pour permettre une mise à jour régulière du site qui malheureusement en souffrira quelque peu.

Internet sur Elefant, aux Limons Cayes

Réseau Internet parfois donc mais sans électricité sur place pour mon pc, donc pas de mise à jour possible, mes batteries ne tiendront pas le temps nécessaire.

Il y a quand même une autre solution pour avoir un peu de connexion Internet ici aux San Blas.

Il faut acheter une clé 3G locale ou une débloquée d'un autre pays, une carte à puce sim locale, par exemple Digicel ou CWP (Mas Movil) et avec 15 dollars par mois, on peut avoir internet illimité (le mot est fort) sur son pc ou sur un téléphone adapté (bi-bande, seulement pour Panama, ou quadribande pour tous les pays fonctionnant avec ce système, et qui, selon les appareils permet d'avoir internet - le tri-bande standard de chez nous ne fonctionne pas ici) . Il suffit d'une manipulation spécifique au moment de la mise en route du crédit pour que celui-ci passe en système "data".

D'accord, ce n'est pas rapide du tout, et selon la distance à laquelle nous nous trouvons de l'émetteur de Digicel ou CWP, la propagation peut ne pas marcher, mais quand cela est possible, vous pouvez relever vos mails, et faire quelques opérations de base. Difficile de mettre un site à jour ou d'ouvrir des pièces jointes trop volumineuses selon les endroits, mais le système a le mérite de fonctionner, la puissance ? selon la volonté des ondes !!!

On peut aussi choisir une connexion à la journée, à la semaine, à la quinzaine aussi... le coût est proportionnel à votre choix.

Ne vous inquiétez pas, à la première occasion, je vous enverrai la suite du programme ainsi des photos qui continueront à vous rendre tous jaloux ... mais en attendant vous pouvez aller sur Picasa voir déjà quelques photos car il est plus facile de charger celles-ci via internet que de faire la mise à jour du site.

Il vous suffit de chercher : " Chamicha aux San-Blas - Panama "
et vous nous trouverez !!!

Le passage du canal n'est pas au programme de 2012 ... mais sait-on vraiment ce que nous réserve l'avenir ?

Nous le passerons quand même probablement en tant qu'équipiers courant ou fin septembre quand nos amis de Jiloumé traverseront pour aller du coté du Pacifique.

Tout plein d'infos sur le canal de Panama dans la rubrique "Panama".

Revenons à nos îles et à leurs habitants ...

Ici presque toutes les îles ont un nom qui se termine par DUP ... évidemment cela signifie "ÎLE"
Nasudup ... Kuanadup ...Iskardup ... Yandup ...

ou alors par TUPU (je cherche encore le sens) comme Achutupu ... Mamitupu ... Ukuptupu ...

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Les San Blas et leurs habitants, les Kunas

Le territoire Kuna s'étire le long des terres montagneuse du littoral et sur les îlots coralliens éparpillés le long de cette côte bien protégés de la houle par un labyrinthe de barrières de corail sur environ 10 kilomètres de large.

Tout le long du rivage continental, sur 240 kilomètres serpente un cordon de cocotiers.
Des successions infinies de buttes, de monts et de collines abritent une végétation inextricable où s'ébattent jaguars, singes, perroquets.
C'est une faune unique qu'aucune structure humaine ne vient déranger. Pas de route, de village, la montagne est quasi vierge de toute intrusion.

Peu de villages sont installés sur le continent, les Kunas l'ont peu à peu délaissé, fuyant les moustiques et les glissements de terrain.

Dans les villages sur les îles, les Kuna vivent dans des huttes de bambou généralement construites à même le sol et coiffées d'un toit entièrement constitué de feuilles de palmier.
Elles sont serrées les unes contre les autres, entre d'un côté la mer caraïbe et de l'autre le lagon turquoise qui les sépare de la terre.

En règle générale, la plupart des îles habitées sont surpeuplées, sauf bien sûr celles qui ne sont habitées que par quelques familles.

Les familles Kunas du continent vivent plutôt en familles isolées les unes des autres.

La Comarca Kuna Yala

Les indiens Kuna appellent leur terre Kuna Yala. Ils ont conservé leur système économique, leur langue et leurs coutumes propres.

La Comarca de San Blas ou Kuna Yala donc, a la particularité d'être la seule province du pays exclusivement peuplée et administrée par une population amérindienne.
Il comprend une bande de terre de 320.000 ha le long de la côte Atlantique du Panama.

Sur le plan administratif, la capitale de la Comarca de San Blas est El Porvenir.

Viennent ensuite les chefs-lieux qui regroupent à leur tour plusieurs îles.

Ailigandí, par exemple, est le chef-lieu d'Achutupo, d'Uaguitupo et de bien d'autres encore.
Comme la capitale, les chefs-lieux offrent divers services administratifs tels qu'un poste de police, une école, un dispensaire, quelques églises, etc.

La majorité des villages sont composées de huttes serrées les unes aux autres, seuls quelques iles habitées comme Nargana possèdent des constructions en dur.


De façon générale, chaque village compte au moins deux grandes cases communautaires : La Maison du Congrès (onmaked nega), qui repésente le cœur du village. Lieu où se tiennent quotidiennement vers la fin de l'après-midi les réunions publiques, religieuses ou socioculturelles et la salle des fêtes (inna nega). Les Kunas n'ont pas besoin d'édifices religieux spécifiques, seuls quelques villages ont des églises

On trouve, disséminées dans le village, de toutes petites boutiques avec les denrées de bases, quelques ustensiles de ménage, un peu de mercerie, dans certains mieux achalandés, on peut trouver aussi des téléphones portables, comme à Wichubula.

Dans ce monde très traditionnel, le 21ème siècle et son téléphone portable est devenu indispensable. Nombre de fois, dans les îles isolées, les kunas viennent à bord nous demander de leur recharger n'ayant aucune source d'énergie dans leur hutte.

A Nargana, dans le "centre", quelques cabines téléphoniques un peu délaissées "Cable & wireless" (CWP) la compagnie panaméenne orientée surtout dans le mobile aujourd'hui.

A coté un abri en bambou, c'est l'agence "Digicel". On y trouve des cartes Sim et des recharges téléphoniques. Dans la plupart des petites boutiques assez bien fournies on peut aussi s'en procurer. Digicel et CWP se partagent le marché. On peut, moyennant 15 dollars par mois, sans abonnement, grâce à une clé 3G et une carte sim avoir de l'internet un peu partout mais avec beaucoup de patience !!!

Dans les rares villages privilégiés équipés d'un générateur, presque chaque case est dotée d'une antenne parabolique. La télévision aussi est arrivée ici ... mais les programmes ne semblent pas être très évolués.

Les Kunas n'ont pas besoin d'édifices religieux, la maison du Congreso remplit cette fonction. Mais dans certains villages on peut voir de petits batiments faisant office d'églises. Catholiques, Baptistes, Mormons ou autres Témoins de Jehova... ont trouvé à s'implanter, non sans mal. A cause du manque d'espace bien sûr mais aussi à cause de la résistance de certains chefs spirituels Kunas.

Une des églises à Nargana, Catholiques surtout mais aussi Baptistes, Mormons ou autres Témoins de Jehova sont réprésentés aux San Blas, mais souvent en contradiction avec la religion "locale" originale" et certains chefs spirituels.

A l'école de Nargana
Tableau des anniversaires dans la classe des petits

Dans beaucoup îles, des écoles élémentaires permettent la scolarisation sur place des enfants.
On y enseigne surtout l'espagnol mais aussi la langue originale, le kuna dispensé par des instituteurs locaux. Les maitres viennent souvent de Panama.
Dans les familles "riches" les gosses iront à l'école secondaire dans les îles les plus importantes comme Nargana. Plus tard encore, ce sera Panama ou Colon pour poursuivre des études plus sérieuses.

Une culture ancestrale ... musique et danse

Aujourd'hui encore la tradition orale, les assemblées de village et les récits ou discours des chefs tiennent une place importante dans la vie quotidienne. Les danses, fort nombreuses et fascinantes, font également partie de la coutume.

Certaines d'entre elles peuvent être exécutées à la demande des touristes.
Ailigandí et Playón Chico sont les deux îles les plus réputées pour cette activité culturelle. Une douzaine de personnes s'accompagnant à la flûte de bambou et aux maracas dansent alors sur une musique à deux temps assez rapide.

Sur Ailigandí par exemple, on peut avoir la chance d'assister à une danse très intéressante appelée NogaGope.

Fervents défenseurs de leur culture et de leur territoire, ils apprécient de partager leurs coutumes.

A Coco Bandero, printemps 2012, lors de notre passage, danse pour la célébration de la révolution Kunas de 1925

La flûte de Pan et les maracas sont traditionnellement utilisées pour accompagner les danses.
  Gammu burwi, la flûte de Pan: 14 longueurs croissantes de bambou sont réparties dans un ordre particulier pour former deux paires de flûtes. Chaque paire comprend une flûte de 4 éléments et une flûte de 3 éléments. Deux musiciens, utilisant chacun une des deux paires peuvent ainsi disposer d'une gamme complète.

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Dans la vie quotidienne, le matin, les hommes pénètrent à l'intérieur des terres afin de se rendre aux diverses plantations établies là par chaque famille ou partent à la pêche.

Les femmes sont en charge de la cuisine, de l'entretien de la maison et de la confection des molas.

Typiquement kuna ... mais si peu connus ailleurs ... les fameux "molas"

Que sont-ils donc ?

Les premiers témoignages relatifs à la façon de s'habiller des Kunas remontent à la fin du XVII siècle.

Selon les voyageurs de l'époque, les femmes kunas nouaient un tissu autour de leur taille et couvraient le reste de leur corps de dessins aux motifs divers qu'elles composaient et peignaient elles-mêmes.

Les anciens aiment à dire que l'origine des molas remonte à la nuit des temps.

Et pourtant, ce serait en fait à la faveur de l'introduction du fil à coudre, du coton et des aiguilles que les premières molas ont été confectionnées.

Un legs attribue à un groupe d'huguenots, exilé un temps dans les îles suite à la révocation de l'Edit de Nantes (1685).

Au XIXe siècle, les écrits rapportent que les femmes arborent de larges tuniques brodées.

L'art des molas daterait donc de l'installation des Kunas dans les îles, encouragé par leurs rapports avec les Blancs.

Pour ne pas rester torse nu, les femmes auraient remplacé leurs peintures corporelles par des dessins sur tissu, en l'occurrence des pièces de tissu savamment cousues et superposées selon la technique de l'applique.

Une mola authentique faite à la main, en utilisant les techniques et les motifs traditionnels, peut prendre deux à quatre semaines à fabriquer.

Des copies, de qualité médiocre mais bon marché, sont cousues par des femmes non autochtones ou produites en masse, au Panama ou ailleurs. Cela a de sérieuses conséquences pour la communauté, car la création et la vente de molas sont la seule source de revenu pour de nombreuses femmes Kuna et leur famille.
Au bout du compte, c'est le patrimoine culturel même du peuple Kuna qui est menacé.

Voici quelques photos prises en "douce" ... costumes traditionnels des femmes kunas

(Petite info, très difficile de prendre des photos, elles refusent en général mais éventuellement, avec un dollar ... mais comme ce n'est pas le style de la maison, toutes les photos ne sont pas vraiment celles que j'aurai voulu.)

les molas, travail de patience

Voici un article beaucoup plus complet trouvé bien sûr sur internet (Michel Lecumberry)

Les molas (plus d'infos sur leur "pourquoi")

La médecine et les croyances

Pêche et agriculture locale

Les hommes s'occupent des cocoteraies, la récolte des noix de coco étant la seule activité agricole pratiquée sur l'île : elles sont vendues à des marchands colombiens sillonnant les îles. Les fruits qui accompagnent la cuisine kuna proviennent, quant à eux, du continent.

Les pirogues ou ulus ou cayuco

Le Cayuco est un symbole de la vie quotidienne des Kunas et souvent repris dans les motifs traditionnels des molas.
Les pirogues sont omniprésentes et indispensables ; taillées dans un seul tronc de bois dur, le travail est confié à un charpentier spécialiste.

Les parties intérieures et surtout la proue seront décorées de beaux motifs colorés.

""Le pêcheur de langoustes aux San Blas"" (origine Petit Futé)

La figure du pêcheur de langoustes (dulupen en langue kuna) bénéficie d'une image véritablement héroïque.
Aventurier, il passe des heures sous l'eau à traquer sa proie.
Il ne travaille pas la terre comme tous les autres habitants et il est plus aisé car il est payé en liquide et instantanément.
Dans la pratique, ces pêcheurs sont exposés à de fréquents problèmes de surdité ou de migraines, quand ce n'est pas la noyade.
Ils sont, en outre, tributaires du prix fixé par les acheteurs, qui eux-mêmes vendent les langoustes à un autre intermédiaire, avant que celles-ci ne finissent dans l'assiette du consommateur. Or ce crustacé est une espèce menacée.

Lors de la pêche, il n'est parfois tenu compte ni de la taille, ni du sexe, ni des périodes de reproduction (vela) .
Pourtant il est formellement interdit de pêcher, vendre ou consommer des langoustes (ou crabes) entre le 1er mars et le 31 mai.

L'affluence croissante des visiteurs incite parfois les populations à négliger la protection des ressources halieutiques.
De l'éducation de ces plongeurs dépend l'économie et la survie de nombreuses familles, ce qui est judicieusement compris par le congrès général kuna qui tente également de responsabiliser la population sur les méthodes de pêche. II arrive malheureusement que le poulpe soit, par exemple, pêché à la javel.

Après deux mois passé pendant cette période dans le secteur, nous confirmons que les pêcheurs ne respectent pas les consignes. Les dollars acquis dans l'heure qui suit la capture d'un crabe ou d'une langouste a une valeur réelle même si éphémère. Le kilo de riz acheté pour nourrir sa famille reste roi...

Pour notre part, nous surveillons à n'acheter que des individus de taille normale et refusons leur achat pendant cette période.

Quand il nous arrive d'en pêcher... le plus difficile est d'évaluer la taille d'une bestiole avec le masque qui a tendance à grossir de presque un tiers la taille réelle.

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La pêche ... toujours ... très appréciée de vos valeureux navigateurs ...

celle de la langouste ... et du crabe ...

mais parfois .... un miracle ...
avouons, le plus souvent acheté aux pêcheurs ...

Après de nombreuses heures passées dans l'eau, nous ne pouvons que remarquer que la faune sous-marine est relativement pauvre comparée aux îles que nous avons visitées récemment.

Les poissons sont petits, rares pour beaucoup d'espèces, et prudents bien sûr.

Quel dommage, on s'attendait à mieux, c'est certain.

Il nous arrivera quand même de rapporter au bateau quelques spécimens cités plus haut...

La cuisine ...

Sur le plan culinaire, le poisson ou les fruits de mer tels que les délicieuses conchas, accompagnées de noix de coco, de tranches de banane plantain frites et de riz, constituent des mets courants.

Le plat traditionnel est le "dule masi", préparé à base de yucca (manioc), de bananes plantains et de riz banc ou rouge mélangé avec de la noix de coco râpée, le tout souvent accompagné de poisson grillé ou bouilli.

Nous avons eu l'occasion de goûter le poisson cuit façon Kuna ... fumé, sec, avec sa peau, ses écailles, bref, voilà un souvenir qui ne sera pas inoubliable et qui ne donnera pas envie de renouveler l'expérience.

Une particularité de ces îles ... Les enfants de la lune (origine Petit Futé)

Ils sont nombreux parmi le peuple Kuna (ou tule) ... ce sont les albinos (sipu).

Entre 1 et 3% des Kuna naîtraient avec un albinisme partiel ou total, cette maladie génétique qui se caractérise par une absence de pigmentation de la peau (la moyenne mondiale est d'un cas pour 20 000 naissances !)

On raconte que la lune les aurait envoyés comme missionnaires sur Terre, ce qui leur confère une autorité naturelle.

Rares sont les civilisations qui ne les rejettent pas.

A Kuna Yala, on les vénère ...

Lors de balades dans les villages, nous en avons souvent rencontré et effectivement, contrairement à Dakar où ils semblaient rassemblés entre-eux dans certaines ruelles, assis sur les trottoirs, délaissés du reste de la population. Ici, ils respirent la joie de vivre.

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Se déplacer aux San Blas ...

Pour venir ici depuis Panama, les distances ne sont pas longues mais le terrain est très accidenté à travers la montagne.

Seulement 2 solutions : une route goudronnée remplace maintenant la piste El Liano-Carti qui représentait une véritable expédition, surtout en dehors de la période sèche.
Seuls quelques pilotes téméraires osaient l'emprunter.

La route a changé beaucoup de choses dans le secteur de Carti, désormais mieux approvisionné et facilement accessible.

Carti est un groupe l'îles proche de la cote servant de point de départ aux voitures 4x4 et taxis pour Panama. Comptez 2 h 30 de trajet.

Il faut être matinal poour profiter de sa journée et aussi car la frontière séparant le territoire kuna à celui de Panama est fermée après une certaine heure dans l'après-midi. (Pour entrer dans le Kuna Yala, maxi 16 h 30 et pour en sortir environ 18 h mais il faut compter que les taxis ne dorment pas à Carti donc il leur faut aussi le temps de retourner à la frontière (1/2 heure environ)

Prévoir 6 dollars de taxe à l'entrée du territoire, plus 1,5 dollars pour utiliser le ponton, puis 15 dollars pour le bateau qui vous mène sur les iles les plus proches par exemple Lemons cayes ouest et 25 dollars pour le taxi. En gros un aller retour revient à 47 dollars pour une personne (tarif valable 2012 et 2013)

Test de ce périple très particuliers, c'est toute une aventure que de se rendre à Panama City !

Passage de la frontière Kuna depuis Panama - fermeture à 14 h 30

Autre solution, les petits avions de ligne ... quelques îles sont pourvues de pistes d'atterrissage, comme Porvenir (mais en ce début 2012 la piste est en cours de travaux donc pas de trafic jusqu'à la fin de travaux), ou alors Coraçon de Jesus, île jumelle de Nargana reliée par un pont, un peu plus à l'Est.

Le trajet pour Panama dure environ 30 à 45 minutes.

Et à part cela, seuls les bateaux locaux des Kunas font les navettes d'une île à l'autre.

Et bien sur, les voiliers privilégiés qui peuvent naviguer au gré de leur envie. En solo, en couple, sur mono ou catas, chacun selon ses moyens et ses envies, beaucoup de charters, il faut dire ... que tout s'y prête ...

Voici un petit aperçu de ce que sont les San Blas, le chapitre n'est pas terminé, il sera repris ... manque de temps bien sûr mais surtout manque d'Internet.

Mais voici quand même après ces généralités la vie de vos marins préférés sur leur bateau

Cliquez sur le lien qui suit pour découvrir ...

Chamicha aux San Blas - 2012

Petite info supplémentaire, la rubrique sur la Colombie a été reprise depuis notre départ, alors si vous voulez en savoir plus sur notre mois passé trop vite dans ce beau pays, n'hésitez pas ...

Voilà très chers lecteurs, parents, famille, amis, copains, curieux ... et autres

Cette dernière mise à jour se fait depuis la marina de Green Turtle ou depuis celle de Panamarina au panama, selon notre puissance d'internet.

A très bientôt pour la suite du programme ...

Chantal et le Cap'taine Jean-Claude