Les raies

A la découverte des raies

Le nom de raie est souvent étendu à tous les poissons sélaciens hypotrèmes.

Mais sous cette appellation, il existe de nombreuses espèces différentes qui ne font pas partie du même ordre.

La raie électrique est un nom que l'on donne à la torpille alors que sous la dénomination de raie venimeuse, on inclut la pastenague, l'aigle de mer et la mante ou diable de mer.

Aujourd'hui, on comptabilise environ 650 espèces de "raies" dans tous les océans du monde.

Portrait de la raie

On pense que les premières formes de raies sont apparues dans les mers du Trias, il y a environ 200 millions d'années, à partir d'une espèce de requin à la silhouette aplatie.

Pastenague Heliobatis "raie soleil" vivait
en eau douce en Amérique du Nord
il y a environ 50 millions d'années .

Toutes les espèces possèdent un corps plus ou moins aplati. Elles appartiennent toutes à la sous-classe des élasmobranches comme les requins.
A ce titre, les raies possèdent des branchies apparentes.

Face ventrale d'une raie manta

La forme des raies résulte d'un développement des nageoires sur les côtés et vers l'avant. Ce développement est tel que petit à petit ces nageoires se sont soudées à la tête.
Ce développement a provoqué un déplacement des cinq paires de fentes branchiales qui se sont retrouvées sur la face ventrale.

Pastenague (Urobatis halleri)

On ne peut les observer que si la raie est en position renversée.

Sur la face ventrale, on peut également observer la bouche et les narines qui rappellent étrangement un visage humain souriant.

Avec une face aussi souriante,
cette raie va se faire plein d'amis sur Facebook.

La face dorsale porte les yeux et les orifices respiratoires.

Les yeux d'une raie

La plupart des espèces de raies habitent dans les mers tropicales mais on en rencontre dans toutes les mers et océans.

Ces sont des poissons plutôt voraces qui passent beaucoup de temps à fouiller les fonds marins en quête de nourriture.

Les raies s'enfouissent dans le sable.

Elles se nourrissent de coquillages ou de poissons.
Les mangeuses de coquillages se reconnaissent à leur dentition en pavée qui leur permet de broyer les coquilles.

Comparatif entre une dent de carcharocles et un pavé dentaire de la raie Myliobatis . (Montage effectué avec 2 photos prises dans des musées 1998 )

Les raies chassent à l'affût, enfouies dans le sable, ou nagent lentement au-dessus du fond par ondulation des pectorales.

On connaît 23 espèces sur les côtes françaises, la plus grande, le pocheteau gris, atteignant 2,5 m de long et 100 kg.

Un pocheteau

Les raies possèdent un odorat et une ouïe très performantes.

Comme les requins, elles ont un sixième sens qui décèle les différences de potentiel électrique provenant des êtres vivants ou produites par les courants du champ magnétique terrestre.

Pastenague épineuse (Dasyatis centroura).

Grâce aux ampoules de Lorenzini, les raies détectent les proies, cachées dans le sable, sans avoir besoin de les voir, ni de les entendre.
Les différentes espèces de raies
Les raies appartiennent à la classe des chondrichtyens (poissons cartilagineux). On compte 21 familles.

Les raies guitares (Rhinobathiformes) ont un corps plutôt allongé. La grande raie guitare (Rhynchobatus djiddensis) est la géante de la famille avec une longueur qui peut atteindre 3,50 m.
Contrairement aux autres raies, les raies guitares possèdent des nageoires dorsales hautes et droites qui les font ressembler à des requins.

Raie guitare

Les raies guitares vivent la plupart du temps enfouies dans le sable en attente d'une proie. Elles évoluent sur les fonds côtiers et sableux.

Ces raies, un peu particulières, à mi-chemin entre la raie et le requin, se nourrissent principalement de crustacés, de mollusques et de petits poissons.
Elles sont inoffensives et se laissent approcher par les plongeurs discrets.
On en compte environ 45 espèces dans les mers tropicales et subtropicales dont 5 espèces en Méditerranée.

Les torpilles (Torpédiniformes) ont la capacité d'infliger de douloureuses décharges électriques. Il existe environ 35 espèces de raies qui ont cette capacité.
La torpille possède deux organes électriques situés à l'avant du corps. Elle peut foudroyer sa proie d'une décharge de 80 volts (jusqu'à 200 volts).

Torpedo marmorata.

La puissance de la décharge d'un adulte est capable d'actionner une sonnette ou d'allumer une lampe. Il est donc très déconseillé de les toucher.

Quand une torpille utilise cette arme, elle doit attendre plusieurs jours pour reconstituer ses réserves. Les nombreuses espèces de torpilles évoluent dans toutes les mers tempérées du globe.

Les pastenagues (Dasyatiformes) possèdent un aiguillon venimeux. Elles évoluent souvent dans les eaux de très faible profondeur, dans les baies ou les estuaires.

Pastenague

C'est l'éperon caudal qui inflige la blessure. Il faut donc faire attention de ne pas marcher dessus.
Elles sont parfois invisibles tant elles savent parfaitement se dissimuler dans les fonds sablonneux.
L'injection de venin et de staphylocoques rend très difficile la cicatrisation de la blessure.

Pastenague à taches bleues.

De plus, les pastenagues possèdent une queue assez longue et munie à sa base d'aiguillons venimeux.
Leur taille est très variable. La très belle pastenague à taches bleues (Taeniura lymna) mesure jusqu'à 2,40 m de long (taille moyenne 1,50 m).
Cette superbe créature est reconnaissable aux gros ocelles bleus brillants qui recouvrent son corps.

Taeniura lymna.

Cette raie est répartie dans tout l'Indo-Pacifique et la Mer Rouge.
Elle s'approche volontiers des récifs coralliens. Vivipare, la femelle met au monde des petits en tout point semblables aux adultes.

Les raies vraies (Rajiformes) ne possèdent aucun aiguillon venimeux.
Il existe environ 200 espèces dans la famille des rajidés. La raie bouclée, très commune, en fait partie.
Ces raies sont pêchées pour leur chair. Elles peuplent toutes les mers de l'Arctique à l'Antarctique.
Les raies aigles ou aigles de mer (Myliobathiformes) possèdent une nageoire caudale particulièrement effilée. Elles possèdent une épine venimeuse située près de la base de la queue. Cependant, contrairement aux pastenagues, elles ne sont pas dangereuses.

Raie aigle

Ce sont des animaux benthiques qui affectionnent les fonds sablonneux. Elles se nourrissent de mollusques, de crustacés et de petits poissons.

Elles évoluent dans toutes les mers tropicales.

La raie-aigle tachetée (Aetobatus narinari) est l'une des plus belles raies-aigles. Elle reste en principe sur le fond mais on peut parfois l'observer " voler " en ondulant à la manière d'une hirondelle.

Raie-aigle tachetée.

Elle gagne de temps en temps la surface en battant de ses grandes " ailes " et jaillit au-dessus des flots en un vol bref et spectaculaire.
La femelle est vivipare et met au monde de 2 à 10 petits après une gestation d'environ un an.
Les mantas (Myliobatiformes ou Rajiformes selon les auteurs) ont joué la carte du gigantisme avec, notamment, la raie manta et ses 7 mètres d'envergure.

C'est la plus grande raie qui existe et elle est totalement inoffensive. Ses seuls ennemis sont les orques et les hommes.

Raie manta

Contrairement aux autres raies, la manta évolue en pleine eau et se pose rarement sur le fond.
Elle évolue dans toutes les mers chaudes et tempérées du globe.
Elle filtre l'eau pour en extraire plancton et petits poissons.

La raie manta

Dans la famille des Mobulidés, la plus grande des raies est la raie manta (Manta birostris).
Malgré son envergure impressionnante, cette raie ou diable de mer n'a rien de diabolique. En effet, la raie manta, cousine des requins, est totalement inoffensive.

Portrait de la raie manta

Parmi les raies, la raie manta est la géante de la famille. Elle atteint 7 m d'envergure (le record connu est de 8 m) pour un poids moyen d'une tonne mais parfois beaucoup plus (record connu de 3 tonnes).

Comme toutes les raies, elle possède un corps aplati dont les fentes branchiales s'ouvrent sur la face ventrale.

Raie manta.

Cette forme aplatie résulte d'un spectaculaire développement des nageoires à la fois sur les côtés et vers l'avant.
D'ailleurs, ces nageoires se sont progressivement soudées à la tête au cours de l'évolution des raies.
De ce fait, les fentes branchiales se sont naturellement retrouvées sur le ventre et n'apparaissent que lorsque l'animal est en position renversée.

Face ventrale d'une raie manta.

Elle porte des cornes pointées en avant de la tête et un fouet venimeux au bout de la queue. Elle ne l'utilise que comme arme défensive.

En principe, la raie manta, pélagique, évolue en petits groupes ou en couple.
Malgré son poids, elle est capable de bonds spectaculaires, parfois à près de 5 m de hauteur.
On pense que ces bonds lui permettent de se débarrasser des parasites ou des rémoras agrippés sous son ventre.

La raie manta est la géante de la famille

C'est peut-être la douleur, provoquée par ces parasites, qui l'a fait ainsi jaillir.

La raie manta

Manta signifie " manteau " en espagnol, nom donné à cause de la forme particulière des nageoires.

L'aiguillon, à la base de sa queue, peut provoquer des blessures douloureuses.
Elle n'attaque jamais l'homme mais bien sûr se défend en cas d'agression.

Répartition :
Mers chaudes et tempérées, y compris la Méditerranée. Pleine mer ou près des passes récifales

Mode de vie de la raie manta

La raie manta est très sociable. Elle vit en petits groupes ou en couple. Il est rare de voir un individu nager seul

La raie manta est sociable

C'est très probablement l'un des poissons les plus spectaculaires.

Battant lentement des nageoires pectorales comme d'une paire d'ailes, elle promène tranquillement sa masse gigantesque dans les fonds marins des mers chaudes et tempérées, y compris en Méditerranée.

Contrairement aux autres raies, la raie manta se pose rarement sur le fond.
Elle entreprend de longues migrations et voyage en petits groupes ou en couple.

La raie manta est une grande migratrice.

La femelle est ovovivipare, les œufs éclosent à l'intérieur du corps et les embryons puisent leur nourriture dans le sac vitellin.
Elle met au monde un à deux petits par portée après une gestation de 13 mois.
Les organes copulateurs du mâle, appelés ptérygopodes, sont constitués de structures molles et cartilagineuses.

Une femelle se reproduit en général avec plusieurs mâles.
A la naissance, le jeune mesure déjà entre 1 m et 1,40 m de long.

La raie manta est ovovivipare

Malgré sa taille impressionnante, la raie manta ne se nourrit que de plancton, de crustacés et de petits poissons.

Elle se sert de ses deux cornes légèrement incurvées pour canaliser vers sa bouche la nourriture microscopique.

La raie manta ne se nourrit que de plancton.

L'eau et la nourriture pénètrent en même temps et les filtres branchiaux font le tri. Le diamètre de son œsophage est petit ce qui permet à son estomac de ne recevoir que les petites proies.
Sa mâchoire inférieure possède des dents bien qu'elle ne s'en serve pas pour se nourrir.
Une fois qu'elle a bien festoyé, elle digère tranquillement en se laissant flotter tel un immense voilier.

Le diable des mers

Son surnom de diable de mer lui vient des deux petites cornes plantées à l'avant de la tête. Mais, ce n'est sans doute pas la seule raison.
De nombreuses légendes courent au sujet de la raie manta.

Gros plan sur la bouche d'une raie

Les marins ont longtemps cru qu'elle pouvait entraîner les bateaux au fond de l'eau.
Aux îles Tuamotu, on raconte qu'elle empêche les chercheurs de nacre de remonter à la surface en s'étalant au-dessus d'eux.

En réalité, la raie manta ne représente aucun danger pour l'homme.
A l'inverse, l'orque et les hommes sont ses seuls ennemis. Même les requins ne s'attaquent pas à elle sauf si elle est blessée.

La raie manta et l'homme

La raie manta a été longtemps craint par les marins et pêcheurs. On l'accusait de faire sombrer les navires, à tord bien sûr.

La raie manta est inoffensive pour l'homme

Cependant, si vous êtes dans une petite embarcation, il vaut mieux éviter de vous trouver à proximité d'une raie qui jaillit hors de l'eau.
Etant donné son poids, vous avez toutes les chances de prendre un bon bain.
Elle n'est ni pêchée, ni chassée à part localement.

Classification
Règne: Animalia
Phylum: Chordata
Sous-phylum: Vertebrata
Classe: Chondrichthyes
Sous-classe: Elasmobranchii
Super-ordre: Euselachii
Ordre: Myliobatiformes
Famille: Mobulidae
Genre: Manta
Espèce: Manta birostris

La raie bouclée

Dans son élégant manteau, la raie bouclée (Raja clavata) repose sur le fond, souvent enfouie dans le sable.

On peut également admirer cette raie (Thornback Ray en anglais) ondulant de ses nageoires pectorales quand elle décide de partir en promenade.

La raie bouclée doit son nom à la présence sur la peau, d'épines, qui sont en réalité des denticules développées et soudées sur une plaque de tissus osseux.
Ces denticules sont appelées " boucles ".
La raie bouclée est très commune sur les côtes européennes.

Portrait de la raie bouclée

Cette raie fait partie de la famille des Rajidés. La femelle est plus grande que le mâle avec une taille qui peut atteindre 1,20 m.
Le mâle ne dépasse pas les 70 cm.
Son corps aplati est bordé par les deux nageoires pectorales. Ces dernières sont très développées et soudées à la tête.
Mais, en mouvement, elles ondulent avec grâce. On a l'impression que la raie bouclée vole plus qu'elle ne nage.
Ces fameuses boucles ou " épines " sont placées à différents endroits du corps selon l'âge et le sexe.
Généralement plus longues chez les femelles, elles ont un rôle défensif.

La queue porte sur le dessus deux petites nageoires dorsales qui sont rapprochées d'une minuscule nageoire caudale.

On y a localisé deux organes capables de produire un courant électrique.

Leur fonctionnement n'est pas encore totalement élucidé.
On sait cependant qu'il s'agit de muscles modifiés qui, sollicités par le poisson, fournissent un courant de 4 volts.
Cette émission d'énergie électrique pourrait servir à la localisation des proies et des obstacles.

Mode de vie de la raie bouclée

La répartition géographique de cette raie est vaste. On peut la rencontrer entre 20 et 300 m (jusqu'à 500 m) de profondeur à peu près dans toutes les mers de l'Artique à l'Antartique en passant par la Méditerranée, la mer Noire, la mer du Nord ou l'Atlantique.
Elle évolue souvent près des côtes pour se camoufler dans le fond. Ainsi cachée, seuls ses deux yeux apparaissent.
Si un crustacé ou un poisson vient à passer, elle fond latéralement sur lui et l'étouffe avant de le broyer.
En effet, cette raie possède des puissantes rangées de dents qui arment sa mâchoire supérieure.
Ses dents, en pavé, broient aisément les mollusques.

On peut assister à de grands rassemblements de raies bouclées au moment de la reproduction. Après l'accouplement qui a lieu en été, la femelle pond une vingtaine d'œufs assez gros en quelques semaines.
Chacun d'entre eux est protégé dans un étui corné rectangulaire dont les angles se prolongent par un filament.

Après quatre mois d'incubation, les petites raies, larges d'une dizaine de centimètres, se libèrent de leur enveloppe.
Leur longévité sera d'environ 15 ans.

Cette raie est pêchée mais pas industriellement. On utilise son foie et sa chair.
En Allemagne, elle est vendue sous le nom de " truite de mer ".

Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Chondrichthyes
Sous-classe Elasmobranchii
Super-ordre Euselachii
Ordre Rajiformes
Famille: Rajidés
Espèce : Raja clavata

La torpille ou raie électrique

Sans savoir pourquoi, on se servit jusqu'au 17e siècle de la torpille ou raie électrique pour supprimer de nombreux maux.

En effet, la torpille est l'ancêtre des traitements médicaux par l'électricité.
Parmi les nombreuses espèces de raies, il existe 35 espèces de raies électriques. Morphologiquement semblables aux autres raies, elles ont la capacité de produire une décharge électrique de 50 à 200 volts et jusqu'à 50 ampères.

La torpille et la médecine

L'histoire qui suit est authentique et a été rapportée par un médecin romain, Scribonius Largus. Il est le premier à avoir évoqué le pouvoir thérapeutique de la décharge de la torpille. Un autre médecin, Aetius, le décrira également en l'an 456 à propos de la goutte.

Raie electrique.

L'anecdote se passe sous le règne de l'Empereur Tibère, en l'an 36 de notre ère.

Antéros est l'esclave favori de Tibère. Il vient d'ailleurs de l'affranchir. Voilà le dialogue qui a été rapporté :

" Dis-moi, Antéros, tu ne boites pas aujourd'hui ?

  • Non, Divin Empereur, et j'en suis moi-même étonné…
  • Et ta goutte au pied ?
  • Disparue, Divin Empereur…
  • Comment cela ? Raconte !
  • Je me promenais ce matin sur la plage, lorsque par mégarde, mon pied goutteux toucha une torpedo échouée depuis peu de temps sur le rivage. Ah ! Par Jupiter, quelle secousse ! Je ressentis comme une commotion éclaire, puis plus rien… Encore mal assuré, je poursuivis ma marche et, Ô surprise, ma douleur goutteuse avait complètement cessé. Je marche sans aucune douleur, moi qui ne pouvais pas faire un pas sans souffrir. "

L'effet paralysant narcotique de ce poisson vis-à-vis d'autres poissons avait déjà été remarqué par quelques auteurs de l'Antiquité, Aristote et Platon en particulier.

Torpedo marmorata.

Jusqu'au 17e siècle, la torpille a été utilisée dans de nombreuses applications médicales.
Par exemple, elle a été utilisée pour diminuer les maux de tête, par application du poisson vivant au sommet du crâne.

Le "bain électrique"

L'électricité était introduite par deux électrodes
dans le corps du patient étendu dans la baignoire

Appliqué sur les endroits douloureux, ce poisson produisait une décharge électrique de faible puissance.

Puis, des chercheurs vont multiplier des expériences.
Pas à pas, l'électricité a fait son apparition comme moyen de diagnostic et de traitement.

Dans les années 30, les électrochocs utilisés dans le traitement des
maladies mentales se déroulaient dans des conditions barbares

Au milieu du 18e siècle, il y a un extraordinaire engouement pour la cure électrique. Elle est utilisée dans le traitement de presque toutes les maladies, de l'épilepsie, en passant par le rhume, la peste, le paludisme ou la surdité.

Appareil électro-médical portatif de Trouvé
datant de 1890.

De notre torpille au pacemaker, il y a eu beaucoup de chemin parcouru depuis.

Caractéristiques de la raie électrique

Cette raie cache sous son apparence paisible une arme redoutable, constituée par deux organes électriques situés à l'avant du corps, entre la tête et la nageoire pectorale.

Raie électrique.

Ces curieux organes sont faits de milliers de petits prismes verticaux pressés les uns contre les autres.

Au microscope, on constate que ces prismes sont constitués chacun d'une dizaine de disques superposés avec un pôle positif et un pôle négatif.

La batterie des jeunes torpilles fonctionne dès leur naissance. La décharge du poisson adulte est suffisante pour actionner une sonnette ou allumer une lampe.
Une fois leurs réserves électriques épuisées, les raies électriques doivent attendre plusieurs jours pour les reconstituer.

Raie electrique

Les 35 espèces de raies électriques vivent dans toutes les mers tempérées et tropicales du globe. Parmi elles, la plus grande est Torpedo nobiliana qui mesure 1,50 m et vit dans l'Atlantique Nord. La plus petite est Narcine tasmaniensis avec ses 45 cm de long qui vit dans les eaux australiennes.

Torpedo macneilli.

Citons également, la raie marbrée (Torpedo marmorata), la torpille ocellée (Torpedo torpedo) que l'on trouve surtout dans l'océan Atlantique, la petite torpille (Narcine brasiliensis) qui vit au fond des mers limpides, partout où le fond est sablonneux.

Petite torpille

Les raies électriques se nourrissent de poissons, de crustacés et de mollusques. Grâce à leur arme secrète, elles engourdissent leurs proies pour pouvoir les dévorer.
La décharge électrique de ces raies est insuffisante pour commotionner fortement un homme. Cependant, il est déconseillé de les prendre à la main car la secousse peut quand même être violente. Nous sommes cependant très loin de la décharge de l'anguille électrique qui peut dépasser 500 volts.
Les femelles sont vivipares. Les jeunes naissent en portant leur sac vitellin.
Les torpilles font partie de l'ordre des Torpédiniformes et de la famille des torpedinidae.

Fin du chapitre sur les raies

Les poissons-scies

Les poissons scies (Pristiformes) ont adopté la forme des requins scies.

Ce poisson possède un rostre très allongé et aplati. Il porte des dents alvéolées formant une scie avec laquelle le poisson débusque ses proies.

Poisson scie

Fin du chapitre sur les raies ...

A:-)
Passons à la découverte du poisson-perroquet

les poissons-perroquets