où, quand, comment ????

Le Belize ou Bélize ... en anglais Belize, en espagnol Belice.


Il s'agit d'une monarchie constitutionnelle unitaire ayant un régime parlementaire à tendance ministérielle, dont le territoire est situé en Amérique centrale, au sud du Mexique et à l'est du Guatemala. Elle a pour capitale Belmopan.


Sa devise est « Sub umbra floreo » « Je fleuris à l'ombre » et son drapeau est constitué de trois bandes horizontales respectivement rouge, bleue et rouge, avec au centre les armoiries du Belize.


Son hymne est Land of the Free (Pays des hommes libres) et sa monnaie est le dollar bélizien. Le Belize est généralement considéré comme étant un paradis fiscal.


Le Belize se nommait autrefois le Honduras britannique. La dénomination actuelle provient du nom de l'ancienne capitale et du fleuve du même nom.


Le Belize est le seul pays anglophone d'Amérique centrale et le seul de cette partie du continent américain à ne posséder une façade maritime que sur l'Atlantique (à l'exception, naturellement, des îles des Caraïbes). L'anglais est la langue officielle, mais l'espagnol demeure la langue la plus utilisée au Belize.


Peuplé de 353 858 habitants au 1er juillet 2016, le Belize est un pays en développement, avec un indice de développement humain élevé.



Sa géographie ...


Le nord du Belize consiste principalement en des plaines côtières plates et marécageuses, aux lieux fortement forestiers.
Au sud se trouve un registre de basses montagnes Maya, dont le point le plus élevé est la crête de Victoria culminant à 1 160 m.

Le Belize est situé entre les fleuves Hondo et Sarstoon, avec le fleuve Belize s'écoulant au centre du pays.
Tout le long des côtes de la mer des Caraïbes se trouvent des cayes, récifs de corail.

Le climat local est tropical et est généralement très chaud et humide. La saison des pluies se déroule de mai à novembre avec des risques habituels mais fréquents comme les ouragans et les inondations.


Données géographiques :


Superficie : 22 966 km2
Densité de population : 15,13 hab/km2
Frontières terrestres : 516 km (Guatemala : 266 km ; Mexique : 250 km)
Littoral : 386 km
Altitude minimale : 0 m
Altitude maximale : 1 160 m



Bien plus de détails pour les amateurs


Le Belize est le plus petit pays d'Amérique centrale avec une superficie totale de 22 966 km² dont 160 km² sont composés d'eau. Cela ne l'empêche pas de proposer une diversité de paysages surprenante pour sa petite taille. Entre les Montagnes Mayas, la forêt tropicale, les plaines traversées de rivières, et les îles de la mer des Caraïbes, le dépaysement est toujours au rendez-vous. Le Belize partage des frontières avec le Mexique au nord, et le Guatemala à l'ouest et au sud. Seul pays de l'Amérique centrale a ne pas avoir de côtes sur l'océan Pacifique, le Belize totalise 386 km de côtes sur la mer des Caraïbes.


Le territoire continental. Le Belize se divise en trois espaces géographiques continentaux spécifiques dispersés sur environ 280 km de terres du nord au sud, et 100 km d'ouest en est. Les Montagnes Mayas - dont le plus haut sommet, le Doyle's Delight, atteint 1 124 m d'altitude -, se situent dans le sud-ouest du pays, en suivant la frontière avec le Guatemala. A partir de la frontière avec le Mexique, au nord du pays, s'étend une région de plaines traversées par des rivières et cours d'eau nombreux. Enfin, le long de la mer des Caraïbes, le territoire est plat et marécageux. 70 % de l'ensemble du territoire terrestre du pays sont recouverts de végétation naturelle, et 39 % de ce même territoire sont constitués de zones de forêts protégées. Les rivières, très nombreuses dans le pays, traversent et irriguent ces forêts. La plus longue est la Rivière Belize, avec 250 km parcourus depuis les montagnes Mayas à l'ouest de San Ignacio jusqu'au nord de Belize City, où elle vient se jeter dans la mer des Caraïbes. De nombreux sites mayas bordent cette rivière comme les temples de Xunantunich, Chaa Cree et Cahal Pech.


La composition géologique du territoire continental est principalement calcaire et remonte à la période crétacée (145 à 66 millions d'années av. J.-C.), à l'exception de la zone des montagnes au sud-ouest principalement faites de sols d'origine paléozoïque (de -541 à -252,2 millions d'années av. J.-C.). La zone de montagnes à l'ouest du pays était déjà au-dessus du niveau de la mer, ce qui en fait la zone terrestre la plus ancienne de l'Amérique centrale. Cette zone est sûrement la plus intéressante du pays sur le plan géologique. Elle est caractérisée par un nombre important de grottes, de gouffres et de réseaux souterrains dont l'exploration s'avère passionnante.

Les îles.

Avec ses 386 km de côtes sur la mer des Caraïbes, le Belize compte plus de 450 îles et cayes (îlots) de sable et de mangrove recouvrant une zone d'approximativement 690 km². Plusieurs regroupements d'îles ont été recensés du nord au sud des eaux territoriales béliziennes : le groupe d'Ambergris, le groupe du Centre, du Sud, l'atoll de Turneffe, Lightouse Reef et Glover's Reef. Ces différents groupes sont rattachés aux districts de Corozal et de Belize City.


L'ensemble forme la Barrière de Corail du Belize, deuxième plus importante barrière de corail du monde en superficie, placée juste derrière la Grande barrière de corail d'Australie, et inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1996. Il s'agit de la zone la plus touristique du pays car son exploration permet la découverte de paysages caribéens exceptionnels. Trois des quatre atolls coralliens de l'hémisphère occidental sont situés au Belize. Le pays est aussi très célèbre pour le site naturel du Great Blue Hole, gouffre sous-marin géant de 300 m de circonférence et de 124 m de profondeur, situé au centre du Lightouse Reef et dont la formation a débuté en -150000 avant Jésus-Christ. Le Great Blue Hole est considéré aujourd'hui comme l'un des sites de plongée les plus majestueux au monde



Climat


Le climat bélizien est dit subtropical, c'est à dire humide et chaud. L'humidité se ressent plus sur les côtes, mais la brise marine vient régulièrement en atténuer son effet. L'intérieur des terres est connu pour ses nuits plutôt fraîches, d'autant plus si vous êtes en altitude. Tout au long de l'année les températures peuvent osciller entre 10 et 35 °C en fonction des districts et des saisons.
Les ouragans sont un des dangers principaux au Belize. La saison des ouragans s'étend du 1er juin au 30 novembre environ. L'histoire du Belize a été marquée par plusieurs ouragans terribles. En 1906, puis en 1931 où la ville de Belize City est touchée avant d'être dévastée de nouveau en 1961par l'ouragan Hattie. C'est d'ailleurs suite à ce dernier ouragan qu'est décidé le déménagement de la capitale du pays à Belmopan, à l'intérieur des terres. Plus récemment, les ouragans Greta (1978), Iris (1981) et Richard (2001), ont touché le Belize, causant de nombreuses destructions, tout comme l'ouragan Earl, qui a traversé le pays au niveau de Belize City du 2 au 6 août 2016. Il faut donc être très vigilant en cas d'annonce d'ouragan et suivre les recommandations des autorités locales (s'abriter et ne surtout pas sortir).



Le Belize fait face à plusieurs problèmes environnementaux majeurs.


Parmi eux, la déforestation est une des problématiques principales du système écologique bélizien. En 30 ans, de 1980 à 2010, le pays a vu 17,4 % de sa forêt disparaître. En moyenne, chaque année on détruit au Belize 2 632 hectares de forêt. Ce phénomène est principalement lié à l'exploitation forestière illégale de pans entiers de terrains. Certains lots privés de forêts sont aussi convertis en zone d'exploitation agricole, ce qui diminue aussi sensiblement les zones de forêts. Ainsi, des plantations de canne à sucre, de bananes et de citrons se sont démultipliées, et sont exploitées sans s'inscrire dans une logique de développement durable. Des produits polluants y sont utilisés massivement, et dévastent ensuite les sous-sols béliziens, les rivières, et la zone côtière.

Bien que le Belize reste majoritairement recouvert de zones végétales, cette diminution constante de ses zones forestières au profit de zones agricoles polluées ne doit pas pour autant être déconsidérée. Le gouvernement a d'ailleurs désigné 95 zones protégées sur le territoire continental et 10,6 % de ses eaux territoriales afin de pouvoir assurer un contrôle strict de la gestion des ressources naturelles du pays. Le ministère des Ressources Naturelles et de l'Immigration est un acteur majeur dans la lutte contre cette déforestation du pays.


Certaines conséquences du tourisme constituent un autre problème environnemental majeur auquel le pays doit faire face. Alors que la population de Belize est d'environ 300 000 habitants, le tourisme qui ne cesse de s'accroître dans le pays apporte avec lui des flots de visiteurs toujours plus nombreux. Le nombre de visiteurs au Belize a atteint ces dernières années une moyenne annuelle d'environ 300 000 visiteurs, ce qui équivaut donc à la population du pays. Pourtant, les infrastructures ne sont pas développées en conséquence et le tourisme engendre alors des problématiques importantes, comme pour le traitement des eaux usées. Ce traitement n'est déjà pas mis en place convenablement pour les populations, et une grande partie des eaux usées se déversent à l'heure actuelle dans la mer Caraïbes. Il en va de même pour le traitement des déchets.
Quant aux transports générés par le tourisme, par voie terrestre ou maritime, les infrastructures n'y sont pas préparées. Le tourisme engendre aussi des projets immobiliers tant sur la côte que sur les îles, qui sont parfois réalisés en toute illégalité et sans respect de l'environnement alentour. Mangroves, jungles et littoral subissent alors des dégâts irréparables, faute de moyens de contrôles efficaces.

Enfin, la diminution de la pauvreté des populations est aussi un enjeu stratégique essentiel auquel le gouvernement tente de s'attaquer, avec l'appui d'organisations internationales. Les populations pauvres béliziennes sont dans des stratégies de survie qui ne permettent pas des modes de vie s'inscrivant dans un développement durable. Il faut donc lutter contre la pauvreté pour pouvoir s'inscrire dans une logique de développement pérenne.



Parcs nationaux


Depuis son Indépendance en 1981, le Belize a su mettre en place de nombreuses lois et des statuts permettant de protéger les trésors naturels et culturels dont il regorge. Tant et si bien qu'aujourd'hui, plus d'un quart du territoire du Belize est protégé grâce à 95 zones bien délimitées. La superficie terrestre protégée totale est de 769 093 hectares, et la superficie maritime protégée totale est de 159 030 hectares.

Il existe plusieurs types de zones protégées : réserve archéologique, réserve forestière, réserve marine, parc national, monument naturel, réserve naturelle, parc animalier et réserve privée. Le ministère des Ressources naturelles et de l'Environnement assure la gestion et la protection de ces zones, aidé pour certaines par des organisations non gouvernementales comme la société Audubon. On recense plus précisément 17 parcs nationaux, 5 monuments naturels, 3 réserves naturelles, 7 parcs animaliers, 16 réserves forestières et 8 réserves marines.
Ces zones sont à la fois considérées comme des espaces de conservation des espèces animales et végétales, ainsi que des lieux de tourisme responsable. Il existe aussi 8 réserves privées, gérées par des initiatives individuelles et qui couvrent à l'heure actuelle une superficie d'environ 130 000 km².


Voici une liste non exhaustive des parcs les plus intéressants à visiter dans le pays :

Hol Chan Marin Reserve. Datant de 1987, la Hol Chan Marine Reserve est aujourd'hui une des réserves les plus visitées du pays. Grâce au travail de protection de cette zone par le gouvernement et des organismes internationaux, la biodiversité observable est exceptionnelle. La Réserve Marine d'Ho Chan, située près d'Ambergris Caye, couvre environ 8 km² et est divisée en 4 zones : la barrière de corail, les plantes marines, la mangrove et la zone de raies-requins " Shark Ray Alley ". Les deux zones les plus visitées de la réserve sont sans nul doute la Barrière de Corail et la Shark Ray Alley.

Half Moon Caye National Monument. Situé au sud-est du Lightouse Reef, et à la fois sur terre et en mer, cette île abrite des paysages caribéens extraordinaires et est célèbre en tant que lieu de reproduction des tortues caouannes et imbriquées et de l'oiseau fou à pied rouge. On y observe aussi de nombreux lézards et geckos. Il est possible d'y camper. La meilleure saison pour s'y rendre s'étend de décembre à mai.

Bacalar Chico National Park & Marine Reserve. Situé sur l'île d'Ambergris Caye, ce parc n'est pourtant accessible qu'en bateau. On y croise des crocodiles, des tortues venues pondre leurs oeufs et de nombreuses espèces d'oiseaux. La plongée dans les eaux du parc s'avère exceptionnelle étant donnée la couleur des coraux et la diversité des spécimens de poissons rencontrés. En fonction du vent, on peut aussi se rendre au " Rocky Point ", seul lieu du Belize où la barrière de corail rencontre le littoral !

Cockscomb Basin Wildlife Sanctuary. Ce parc national est situé dans le Stann Creek District et s'étend sur plus de 400 km². Fondé dans les années 1990, il s'agit de la première et de la plus importante réserve de jaguars au monde. Le parc est aussi célèbre pour ses magnifiques chutes d'eau, ses vues sur les Montagnes Mayas, ses sentiers pédestres, et la diversité des oiseaux tropicaux qu'on peut y observer.

Crooked Tree Wildlife Sanctuary. Crooked Tree est devenu une réserve en 1984 grâce à la Belize Audubon Society. Première réserve naturelle du pays, Crooked Tree est particulièrement célèbre pour ses terres immergées, sa grande population de Jacana du Mexique et de Grébifoulque. La réserve compte aussi la population de Jabiru d'Afrique la plus importante de toute l'Amérique centrale.

Rio Bravo Conservation Area. Créée en 1998, cette zone de conservation est située au nord-ouest du Belize, non loin de la frontière avec le Guatemala. Différentes études ont permis de recenser plus de 390 espèces animales vivant dans la zone - une grande majorité étant des chauves-souris - et 70 espèces d'oiseaux. Plusieurs types de paysages sont regroupés dans cette zone : forêts de pins, forêts de palmiers, forêts marécageuses et lagunes d'eau douce.

Blue Hole National Park. Littéralement " le parc national du trou bleu ", à ne pas confondre avec le Great Blue Hole de la barrière de corail ! Ce parc est situé près de la capitale Belmopan et tient son nom d'une piscine naturelle d'un bleu cristallin dans laquelle on vient se baigner. On peut aussi y explorer une grotte et différents sentiers de randonnée permettent de partir à la rencontre de la faune et la flore de la région.

Chiquibul National Park. Parc national le plus important en termes de superficie, situé dans le District de Cayo, couvrant près de 110 000 hectares et abritant les sublimes ruines mayas de Caracol.



La "grande ville"


Belize City.

L'ancienne capitale du Honduras Britannique est aujourd'hui la ville la plus peuplée du pays. Avec plus de 60 000 habitants, Belize City constitue le coeur économique du plus petit pays d'Amérique centrale. Ville de transit pour les touristes, qui ne s'y arrêtent en général qu'une nuit, Belize City vaut pourtant le détour pour Fort George, son quartier historique et central, et son métissage de cultures fascinant.
Histoire


La ville de Belize City est fondée en 1638 par des pirates anglais et écossais. Rapidement, ce territoire stratégique sur la côte Atlantique voit accoster de nombreux bateaux, pour certains remplis d'esclaves africains, venus participer à l'exploitation des forêts. Les Anglais développent rapidement le commerce de bois (acajou et l'Haematoxylum campechianum). L'unité de la ville se construit à travers la défense de celle-ci. Les pirates européens et la main-d'oeuvre africaine font front commun face aux attaques des Espagnols qui tentent de prendre à plusieurs reprises le contrôle de cette zone stratégique. Leur combat est couronné de succès en 1798, lors de la bataille de St George's Caye, où les Espagnols essuient une ultime défaite et se voient dans l'obligation de rebrousser chemin vers le Mexique.
La ville développe ses infrastructures au fil des décennies. Mais les bâtiments construits à l'époque coloniale, principalement en bois, se voient régulièrement emportés...



Faune et flore


La faune et la flore du Belize sont un des principaux attraits touristiques du pays.
Malgré sa petite taille, les différents programmes de protection et de conservation de l'environnement ont en effet permis de les préserver efficacement et d'offrir aux touristes un condensé exceptionnel de la nature sauvage d'Amérique centrale. Les zones protégées créées dans le pays après son indépendance mettent particulièrement l'accent sur la préservation de la biodiversité et la protection des espèces animales et végétales en voie d'extinction.
On a recensé environ 150 espèces de mammifères, 550 espèces d'oiseaux, 150 amphibiens et reptiles, près de 600 espèces de poissons et 4 000 espèces de plantes à fleurs dont 700 arbres.


Voici une liste de quelques animaux et plantes typiques à rencontrer dans les différentes réserves du pays.


Animaux de la forêt tropicale


Jaguar.
Le jaguar est le félin le plus grand d'Amérique centrale, et le 3e plus grand du monde. Il fait partie des cinq grands félins du genre Panthera (avec le tigre, le léopard, le lion et l'once ou panthère des neiges). Un jaguar vit en moyenne 12 à 15 ans à l'état sauvage et jusqu'à 20 ans en captivité. L'animal atteint l'âge adulte à 3 ans. Son poids moyen est alors de 50 kilos, et il atteint environ 1,20 mètre de longueur. En terrain sauvage, son territoire s'étendra en général sur 20 à 40 kilomètres carré. Le Belize a pour particularité d'abriter la seule réserve de jaguars au monde, la Cockscomb Basin Wildlife Sanctuary and Jaguar Preserve, qui accueille environ 200 représentants de cette espèce. Lors d'une balade dans la réserve avec un guide, on peut donc avoir la chance de tomber nez à nez avec un de ses habitants. Pour mettre toutes les chances de son côté, il vaut mieux partir en excursion à la tombée de la nuit, et savoir rester silencieux. Malgré ces précautions, il arrive souvent que la rencontre avec ce magnifique félin ne se produise pas. Pour ceux qui veulent être sûrs de ne pas les rater, on peut donc se rendre au Zoo du Belize, plusieurs spécimens y étant gardés. Animal solitaire, il se rassemble avec ses congénères pour se reproduire. Le jaguar chasse en général la nuit, et s'attaque à de nombreuses espèces, de la souris au tapir. Dans la réserve de Cockscomb, 87 espèces ont été recensées en tant que proies du jaguar. C'est dire si ses goûts sont diversifiés ! Il peut même s'attaquer parfois à des crocodiles ou des tortues. Le Belize est un des pays où l'on recense le plus de jaguars et où il est décemment protégé. La chasse en est donc logiquement interdite.


Tamandua.
Cet animal de type fourmilier que l'on retrouve du Sud du Mexique à l'Amérique centrale s'épanouit pleinement dans les forêts béliziennes. D'une taille moyenne de 60 cm et d'un poids d'environ 6 kg à l'âge adulte, le tamandua vit en solitaire et se nourrit principalement de fourmis et de termites qu'il chasse dans leurs nids. Son pelage est un mélange de couleurs claires sur la tête et le haut du dos, et d'une veste noire qui recouvre l'extérieur de son dos et ses épaules. Sa tête et son corps allongés lui donnent une apparence vraiment étrange. Un centre de refuge a été ouvert au Caves Branch Lodge près de Belmopan en 2010 où des tamanduas blessés sont régulièrement accueillis et traités avant d'être relâchés dans la forêt. C'est une belle occasion de pouvoir en approcher de près.


Tapir.
Connu aussi sous le nom de vache des montagnes, le tapir est un des animaux emblématiques du Belize. Le pays compte environ 3 000 spécimens sur son territoire. On en trouve dans l'ensemble des zones protégées du pays, à l'exception peut-être du Guanacaste National Park and Rio Blanco. Le tapir pèse à l'âge adulte entre 150 kg et 300 kg et mesure environ 2 m. Il possède une ouïe et un odorat très développés, mais sa vue est assez mauvaise. En liberté, le tapir vit autour de 30 ans et atteint l'âge adulte à 3 ans. Animal solitaire, il se rassemble avec ses congénères uniquement pour se reproduire. Il se déplace principalement de nuit et évolue dans la forêt tropicale, à proximité des rivières où il aime se baigner ou se protéger de ses prédateurs. Les tapirs sont des herbivores, et profitent donc des nombreuses ressources naturelles de la forêt bélizienne.


Singes.

Plusieurs espèces de singes sont observables au Belize comme le singe araignée noir, mais le plus célèbre est incontestablement le singe hurleur. Il tient son nom de son cri si particulier et particulièrement effrayant la première fois qu'on l'entend. Ce singe mesure de 50 à 70 cm en comptant sa queue. L'animal se sert de sa queue aplatie comme d'une cinquième patte lorsqu'il marche. Son poids est d'environ 15 kg. Il pousse en général de longs cris plaintifs le matin, et lorsqu'il affronte un congénère. Ce bruit est certainement l'un des plus puissants de la forêt tropicale du Belize. L'animal se déplace en clan, composé généralement d'un à deux mâles pour cinq à six femelles, sur un territoire qui ne dépasse pas les 10 hectares. Le singe hurleur est herbivore, et se nourrit donc principalement de fruits, de graines et de plantes. L'espèce est protégée et on peut en rencontrer le long des rivières, ou au Cockscomb Basin Wildlife Sanctuary où la population y est particulièrement importante.


Toucan.
Le toucan est l'oiseau national du Belize. Sa caractéristique principale est son bec coloré de vert, jaune, d'orange et de rouge. Cet oiseau est particulièrement agile ce qui lui permet de se nourrir de nombreux fruits tropicaux, récupérés sur les arbres de la forêt. Il est capable d'inciser les fruits et d'en extraire les denrées comestibles. Il se nourrit aussi de serpents, de lézards, d'insectes, et des oeufs d'oiseaux plus petits que lui. Il se déplace en général en bande de 6 à 8 membres et se reproduit par portée de 1 à 4 oeufs. Mâle et femelle se relaient pour couver le nid. Le bruit du toucan peut être comparé à un croassement qui fait penser au son émis par le crapaud.


Poissons autour de la barrière de corail

Barracuda (famille des sphyrénidés), vit en bancs. Un des prédateurs les plus redoutés de la barrière de corail, avec ses dents effrayantes qui rappellent celles des piranhas.

Carangues. Son corps aplati à la robe argentée est recouvert de mouchetures noires et bleues. On les trouve autour de la barrière.

Wahoo. Particulièrement apprécié des pêcheurs pour sa rapidité qui en fait une proie convoitée, le wahoo peut aller jusqu'à 50 km/h en vitesse de pointe. Sa grande gueule et son museau pointu ainsi que ses rayures bleues le rendent assez reconnaissable.

Bonite. Cousin du thon, ce poisson migrateur nage proche de la surface. Il se nourrit principalement de sardines et de mulets.

Espadon. Facilement reconnaissable par son grand rostre aplati en forme d'épée dont il se sert pour assommer ses proies. L'espadon peut mesurer jusqu'à 4 m et peser plusieurs centaines de kilos.

Mahi-Mahi. De couleurs verte et jaune, le mahi-mahi est facilement reconnaissable et particulièrement apprécié pour son goût raffiné. Les mahi-mahi pèsent en général entre 7 et 15 kg et sont prisés dans la pêche au gros.

Marlin. Vit en eau profonde. Son corps est allongé et on l'identifie grâce à sa longue nageoire dorsale et sa bosse immédiatement en arrière du crâne.

Permit. Le poisson à attraper pour les amoureux de la pêche à la mouche. Il possède un système visuel hyper performant qui le rend très difficile d'approche. En général, on le pêche dans les Flats aux alentours des Cayes.

Raie. Les raies sont nombreuses autour de la barrière de corail et en particulier à la réserve Shark Ray Alley, près de Caye Caulker. On peut les y observer de près, les raies appréciant particulièrement la présence des plongeurs.

Requin-nourrice. Pour en rencontrer, rien de mieux qu'une excursion à la réserve Shark Ray Alley à proximité de Caye Caulker. Ils y sont très nombreux et se déplacent en bande. Leur couleur est le marron, et ils peuvent mesurer jusqu'à 4 m de long. Leur nom vient du bruit qu'ils émettent lorsqu'ils se nourrissent, similaire à celui des bébés lorsqu'ils tètent.

Snapper (percidé), de couleur rouge, à la chair très appréciée.

Tarpon (Megalops atlanticus). Ce poisson mesure entre 1,20 m et 2,40 m et pèse environ de 60 à 120 kg et de couleur argentée. Espèce particulièrement appréciée des pêcheurs, pour sa résistance au combat et sa persévérance !

Thons. Différentes espèces de thons s'épanouissent dans la mer des Caraïbes du Belize : le rouge, albacore ou encore à nageoires jaunes.



Arbres et plantes


Acajou. Il s'agit de l'arbre national au Belize et une de ses plus grandes fiertés. Bois de couleur rose pale ou rouge, il s'exporte facilement étant donné ses propriétés de conservation, et la facilité avec laquelle on peut le travailler.

Cacao. L'exploitation des arbres à cacao a commencé il y a environ 15 000 ans au Belize. Le cacao fait en effet partie des ingrédients les plus utilisés dans les régimes mayas. Aujourd'hui, le pays exploite et vend principalement du cacao bio.

Orchidées. On a recensé près de 300 espèces d'orchidées au Belize. Les plus célébres sont l'orchidée noire (plante nationale du Belize). On peut observer environ 200 de ces espèces au Belize Botanic Garden.

Ceiba. L'arbre ceiba jouait un rôle important dans la vie quotidienne des Mayas ainsi que dans leur vie spirituelle où le ceiba était le lien entre le monde souterrain et le paradis ; leur arbre à vie. Pouvant atteindre 60 à 70 m de hauteur, c'est un des plus grands arbres du pays.

Guanacaste. Facilement reconnaissable par son diamètre imposant, le guanacaste peut avoir un tronc de plus de 2 m de diamètre. Un des parcs nationaux du Belize porte son nom, le Guanacaste National Park, et on peut y observer de nombreux arbres guanacaste, dont un spécimen vieux de plus de 160 ans. Le parc est situé à quelques kilomètres de Belmopan.

Mangrove.
La mangrove recouvre près de 4 % du territoire bélizien. Menacée par les projets immobiliers toujours plus nombreux, la mangrove est au centre de plusieurs projets de protection gouvernementaux et étrangers. La mangrove joue un rôle essentiel de protection des rivages et de l'écosystème des poissons de la barrière de corail.

Pins.
De nombreuses forêts de pins s'épanouissent sur le territoire bélizien. Ces forêts constituent un des rares endroits de la région où peut s'épanouir cette espèce d'arbre en basse altitude.

Hibiscus.
On en trouve un peu partout dans le pays, dans les rues, dans les jardins, dans les pots de fleurs. Plusieurs teintes, mais toujours la même splendeur !




Et pour les grands amateurs de lecture ...

presque toute l'histoire de ce petit pays

Chronologie

25000 av. J.-C. Arrivée des premiers peuplements, ancêtres des Mayas sur le territoire actuel du Belize.
3000 av. J.-C. Sédentarisation des premiers agriculteurs.
300 av. J.-C. Début de l'ère maya.
300 apr. J.-C. Début de l'ère classique, apogée des Mayas.
900 - Déclin brutal des Mayas, abandon des grandes cités.
1798 - Bataille de St George's Caye. Les Britanniques, aidés des esclaves africains, l'emportent sur l'armada espagnole.
1802 - Le peuple garifuna est déporté de l'île de Saint-Vincent, et certains de ses membres s'installent pour la première fois sur les côtes béliziennes.
1833 - L'Empire colonial britannique abolit l'esclavage.
1862 - L'Empire colonial britannique déclare le territoire colonie de la couronne anglaise, subordonnée à la Jamaïque et lui donne le nom de Honduras Britannique.
1931 - Le 10 septembre le pays est frappé par un ouragan de force 4 qui emporte avec lui plus de 2 500 personnes. Cet ouragan reste aujourd'hui la catastrophe naturelle la plus dévastatrice de l'histoire du pays.
1954 - Le droit de vote est attribué à l'ensemble de la population adulte. Création du Parti politique People's United Party (PUP).
1961 - Georges Price, à la tête du People's United Party, est élu Premier ministre. La même année, l'ouragan Hattie frappe le pays et tue plus de 260 personnes.
1970 - Belmopan devient la capitale du pays.
1973 - Le Honduras Britannique est renommé Belize.
1981 - Le 21 septembre, après plus de 30 ans de combat politique, le pays obtient son indépendance.
1984 - Les premières élections démocratiques du pays sont organisées, l'United Democratic Party remporte les élections et Manuel Esquivel, son président, devient le Premier ministre du pays.
1989 - Le People's United Party remporte les élections, avec George Price à sa tête.
1991 - Le Guatemala reconnaît l'indépendance du Belize.
1993 - Le pays repasse aux mains de l'United Democratic Party pour 5 ans.
1998 - Le People's United Party remporte les élections, Said Musa devient Premier ministre du pays et le reste pour 10 ans.
2008 - L'United Democratic Party remporte les élections, et Dean Barrow devient Premier ministre, poste qu'il n'a pas quitté depuis.
2012 - Visite du Prince Harry au Belize dans le cadre de la tournée du " jubilé de diamant " célébrant le 60e anniversaire de l'accession sur le trône de la reine Elizabeth II.
2015 - Réélection du Premier ministre Dean Oliver Barrow.


Époque archaïque (plus de 2000 av J.-C.)

La présence humaine dans cette région du monde s'initierait avec l'arrivée de peuplades asiatiques ayant traversé le détroit de Béring, lors de la baisse du niveau des océans à la suite de la formation des glaciers de la période glaciaire. Après l'ère glaciaire, la sécheresse va amener ces peuples à entretenir et à cultiver les baies et plantes qu'ils trouvaient auparavant à l'état sauvage. Ce sont les débuts de l'agriculture, que des fouilles permettent de dater à 3 000 ans av. J.-C. L'élevage et l'artisanat, comme la céramique, se développent, de manière concomitante à celles des " vieux continents ". La découverte du maïs, qui demeure encore la base de la cuisine traditionnelle, va permettre à ces peuples d'améliorer leur alimentation. Mais, bien au-delà de la seule alimentation, cette culture qui sédentarise les populations rendra nécessaire la mise en oeuvre d'une organisation politique et sociale de la cité des " Hommes de maïs ".


Époque préclassique (2000 av. J.-C.‑ 250 ap.J-C)

Les techniques se perfectionnent à tous les niveaux : des fouilles ont permis d'établir que la culture sur brûlis se développe pour dégager de nouvelles terres arables et mieux les fertiliser ; le travail de la céramique se spécialise également. Tous ces progrès permettent un accroissement significatif de la population et l'aménagement de grandes cités. Les ruines des premiers temples, des pyramides ou des maisons en pierre datent de cette période.
Les échanges (commerciaux ou guerriers) entre ces " villes " se développent, chacune exploitant ses richesses naturelles. Bien qu'ils favorisent les rapprochements, on ne peut pas encore réellement parler d'unité maya. C'est a priori autour de 1000 av. J.-C. que les cités situées sur l'actuel territoire du Guatemala s'organisent, notamment sur la côte Pacifique. Ce développement serait lié à l'influence des Olmèques, descendus du plateau central mexicain pour fuir la longue instabilité qui s'installa après la chute de la grande cité mexicaine de Teotihuacan. Ce peuple demeure encore peu connu, mais va profondément influencer les Mayas. Les ruines de la cité d'Abaj Takalik, près de Retalhuleu, attestent des liens entre les Olmèques et les premiers Mayas. C'est à la fin de cette période (préclassique récent : à partir de 300 av. J.-C.) que s'établissent les fondements de la civilisation maya. Au Belize, des sites comme celui de Lamanai et Cerros occupèrent une place prépondérante dans l'ère préclassique. La structuration de la société en une hiérarchie complexe se met en place et l'architecture des cités prend sa forme classique : une vaste place centrale avec des temples en gradins à ses côtés.


Période classique (250-900)


C'est véritablement l'âge d'or de la civilisation maya et l'apogée de ses plus grandes cités. Après avoir profité de l'influence olmèque, les Mayas vont, au début de cette période (classique ancien, jusqu'en 600), subir les influences de la civilisation de Teotihuacán qui rayonne depuis l'actuel Mexique. Les conquérants vont adopter progressivement les coutumes mayas. Le mélange des deux crée la culture esperanza, dont le symbole est la cité de Kaminaljuyu, à Guatemala Ciudad. De 600 à 900, la civilisation maya existe hors de toute influence extérieure et atteint son apogée, à l'image de Tikal, sa cité la plus prestigieuse, dans la région du Petén au nord du Guatemala. Si les normes architecturales des différentes cités sont communes, la taille des constructions, la topographie de chaque ville et les motifs de décoration employés sont spécifiques à chaque site urbain. A l'image du monde grec de l'Antiquité, il s'agit d'une civilisation formée d'un ensemble de cités et non d'un empire unifié politiquement. A la puissance de Tikal répond celle de Uaxactún, El Ceibal, Piedras Negras, Quiriguá au Guatemala actuel, Xunantunich, Altun Ha, Lamanai ou encore Caracol au Belize actuel, Copán au Honduras ou encore Palenque, Chichén Itzá, Tulum, Cobá ou Uxmal au Mexique. Il est plus facile de caractériser les Mayas par quelques traits culturels que par des événements historiques. On retient essentiellement leurs extraordinaires connaissances en arithmétique et en astronomie, leur alphabet élaboré ainsi que le travail de la céramique.
Organisation du pouvoir. Il n'existait pas de " pouvoir central ", mais de nombreuses cités-Etats indépendantes, chacune dirigée par un Halach-Uinic, " le vrai homme ", qui concentrait tous les pouvoirs et les transmettait à son fils. Il s'agissait donc d'un système de monarchie absolue. Le Halach-Uinic était entouré de conseillers, les Batabs, qui intervenaient aussi bien lors des cérémonies religieuses qu'en cas de guerre. Le Nacom quant à lui était chargé spécifiquement de l'armée, et notamment de la stratégie à adopter en cas de conflit. Tous ces personnages et leur famille constituaient la noblesse ; ils étaient propriétaires des terres et responsables des différentes tâches administratives, politiques et militaires. Le clergé formait une classe importante, dominée par les prêtres, les Ah Kin. Comme pour le Halach-Uinic, cette charge était héréditaire. Parmi ces prêtres, on distingue plusieurs " postes " particuliers. Il y a celui de l'Ahaucan, grand prêtre qui possède la plus haute fonction du clergé. Vient ensuite le Chilam, que, par son rôle et sa fonction, on peut assimiler à la Pythie de Delphes. Ses transes, sous influence de substances hallucinogènes, étaient interprétées comme des messages divins par l'assemblée des Ah Kin. Le Nacom (à ne pas confondre avec le chef de guerre) était chargé de conduire les sacrifices. Le Ahmen exerçait des fonctions de guérisseur. Tous les membres du clergé étaient soumis à des règles de vie très strictes, mais aussi à des mortifications régulières, afin d'offrir leur sang aux dieux. Le peuple était composé essentiellement d'agriculteurs. La femme s'occupait du foyer (nourriture, tissage, jardinage) et l'homme de la milpa, le champ de maïs de deux à sept hectares arrachés à la jungle, sur lesquels il pratiquait la technique du brûlis. Entièrement soumis aux classes dirigeantes, le peuple devait leur fournir le fruit de son labeur. Certains archéologues ont établi qu'une révolte massive du peuple aurait mis fin à l'ère maya. Pourtant, l'existence, en dessous du peuple " libre ", d'une classe d'esclaves, constituée de prisonniers de guerre ou de droit commun semble infirmer cette théorie. Il y avait deux différences essentielles entre les esclaves stricto sensu et le peuple : ils ne travaillaient jamais pour eux et, surtout, leur propriétaire était libre de les offrir en sacrifice aux dieux pour gagner leurs faveurs.



Architecture.


Les habitations populaires mayas typiques, les na, remontent à l'âge préclassique. Elles sont rectangulaires ou légèrement arrondies, avec un toit à quatre pans. Les matériaux employés sont plutôt rustiques : paille pour le toit (un type particulier, très résistant), pans de bois pour les murs, le tout maintenu par des lianes. Il n'y a généralement qu'une seule pièce divisée par des tentures, et pas de fenêtre.
Les temples et les maisons de la noblesse étaient de solides constructions en pierre, surmontées d'une voûte massive et lourde qui imposait des murs énormes.



Arts.


La sculpture était utilisée pour décorer les constructions. La pierre était taillée, polie à l'aide d'abrasifs (souvent un mélange d'eau et de poussière de jade), puis peinte en rouge sombre (peinture à base d'oxyde de fer). C'est l'art maya le plus connu puisqu'il est omniprésent dans les cités découvertes. La peinture était également utilisée pour les monuments, dans une large palette de tons liés au rang et au sexe des personnages représentés. Autre art maya réputé, la céramique, qui remonte au moins à 2 500 ans av. J.-C., s'est progressivement raffinée, dans la technique comme dans les couleurs utilisées, pour atteindre son apogée pendant la période classique. On trouve alors les motifs les plus variés, d'inspiration naturaliste, géométrique ou mythologique.



Alimentation.


Le maïs constitue la base de l'alimentation maya, il est indispensable à tel point qu'on le retrouve même dans la mythologie : il est symbolisé par le dieu Yum-Kaax et serait le matériau à partir duquel l'homme a été créé. La farine de maïs est à la base de la tortilla, aussi présente dans l'alimentation maya que le pain en Occident. Les Mayas utilisaient également de nombreux légumes qui nous sont parvenus après la conquête espagnole : haricots rouges, blancs ou bruns, courges, poivrons, tomates, avocats, piments seraient ainsi des héritages du monde maya. On peut citer également le cacao et de nombreux fruits exotiques. Les Mayas élevaient des volailles, mais consommaient peu de viande en dehors des fêtes.



Vêtements.


Les Mayas cultivaient le coton et en maîtrisaient le travail. Les hommes étaient couverts d'un simple cache-sexe, une bande de coton autour de la taille et maintenue à l'entrejambe, qui tenait deux pans décorés souvent de broderies et de plumes. Cette tenue apparaît dès le préclassique et perdure jusqu'au XVIe siècle. Les femmes portaient de grandes tuniques décorées, assez proches de celles portées encore aujourd'hui par les femmes mayas du Yucatán. Les Mayas se chaussaient de xanabs, des sandales prolongées par une talonnière décorée jusque sur la cheville, telle qu'on les retrouve encore aux pieds des Indiens actuels du Guatemala. Les Mayas accordaient une importance particulière aux coiffures, qui mêlaient sur des structures en bois les décorations les plus variées : bijoux, plumes, tissus brodés. Toutefois, derrière cette exubérance se cachaient des codes précis et la coiffure était avant tout un moyen de reconnaissance sociale.



Ecritures.


L'écriture maya, dont les origines remontent peut-être aux Olmèques, est parvenue à maturité vers 400 apr. J.-C. De type pictographique, elle traduit des idées par des dessins ou des signes : les glyphes - qui correspondent chacune à une syllabe. Les chercheurs ont d'abord associé des ensembles de glyphes et tenté d'en dégager un message global. Puis ils ont commencé le déchiffrage phonétique. Dernière difficulté, la restitution des syllabes utilisées par les Mayas. Leur système d'écriture relève d'un grand raffinement, puisqu'elle était le seul mode d'expression écrite sur ce continent à avoir aboli toute représentation graphique d'un objet pour la remplacer par des éléments abstraits combinés pour former des mots. Sa complexité est telle que nous sommes encore dans l'impossibilité de la déchiffrer entièrement. Il est vrai que le peu de traces préservées par les conquérants espagnols ne facilite pas la tâche des historiens et des philologues. Cependant, le CNRS semble proche d'un déchiffrage qui délivrerait de nombreuses clés sur cette civilisation.
Des principaux supports, les codex, on ne conserve que quatre exemplaires, datant qui plus est de la période postclassique et non de l'âge d'or des Mayas. En plus du support traditionnel du codex, on conserve quelques livres écrits en maya qui traitent essentiellement de mythologie. Citons les livres de Chilam Balam et, en particulier, le Popol Vuh. Même si l'on peut déchiffrer près de 85 % des inscriptions mayas, cela ne suffit pas toujours pour comprendre les textes. Il semble en effet que les symboles aient parfois valeur d'idéogrammes et soient porteurs de significations plus vastes que seuls les prêtres pouvaient traduire.


Religion.


C'est un élément essentiel de la culture maya. Elle repose sur une séparation de l'univers en trois niveaux : le monde souterrain, la terre et le ciel. Chacun de ces niveaux est lui-même subdivisé en plusieurs royaumes, sur lesquels règnent différents dieux. Ainsi, la " hiérarchie " des dieux va de Ah-Puch, le dieu de la mort au neuvième sous-sol, à Itzamna le dieu de l'univers, fils du créateur Hunab, au treizième étage. Tous les dieux ne sont pas encore parfaitement connus. Les plus importants semblent avoir été le dieu du soleil, Kinch Ahau (ou K'inich Ajaw), celui des quatre éléments, Kukulkan, ou encore celui du maïs, Yum-Kaax. Dans la conception maya, la terre est un entre-deux fragile, créée généreusement par les dieux pour que les hommes aient leur petit territoire. Devant tant de bonté, les hommes doivent donc manifester la plus grande gratitude, notamment par des dons de sang et de coeur, offrande suprême. Puisque la terre est fragile, il fallait multiplier les offrandes, ce qui explique l'utilisation fréquente de sacrifices humains auxquels on réduit souvent la religion maya. La vie d'un homme n'est rien face à la survie de tous les autres, qui seraient noyés dans la mer si les dieux décidaient de supprimer la mince croûte terrestre. Comme toutes les religions de cette région, celle des Mayas repose sur l'idée de cycles de treize baktun, soit 5 126 ans.
Les Mayas font donc remonter la création du monde à 3114 av. J.-C. Ils prévoyaient la fin du Grand Cycle du Temps Long et donc l'Apocalypse pour 2012, mais leur évaluation de départ était fausse.


Sciences.


Puisque c'est dans le ciel que les Mayas voient leurs dieux les plus puissants, il est logique qu'ils aient cherché à observer les cieux. Cette fascination, se traduisant par un relevé méticuleux des heures de lever et de coucher du soleil, ainsi que leurs profondes connaissances mathématiques, auront permis de calculer les cycles solaire et lunaire. Mais ils savaient aussi prévoir les éclipses. Pour servir cette fascination, la plupart des cités comptaient des temples et des observatoires disposés afin d'observer le ciel ; c'est particulièrement visible à Uaxactun.
En mathématique, les Mayas fonctionnaient avec un système à vingt unités (de 0 à 19) et des symboles de calcul logiques : le zéro (qu'ils utilisaient donc déjà) était représenté par une coquille, le point valait un, et le tiret valait cinq. Ainsi, 11 s'écrivait avec deux tirets surmontés d'un point. Au-delà de 20, la position des signes de haut en bas indiquait le nombre de multiples de 20 à considérer.


Le panthéon maya


On sait grâce aux codex qui sont parvenus jusqu'a nous (codex de Dresde, de Madrid et de Paris) que la civilisation maya vénérait de nombreux dieux, mais on ne sait pas exactement quand leur culte a commencé. Certains archéologues pensent que les dieux du panthéon maya qu'on connaît actuellement ne seraient apparus qu'à la fin de la période classique (250 apr. J.-C.-1000), avec l'arrivée des Itzáes, et qu'auparavant, les premières sociétés mayas honoraient certaines divinités qui n'avaient pas de nom ni de visage bien définis. A défaut de pouvoir tous les énoncer, voici une présentation des principaux dieux du panthéon maya :

Itzamná, le dieu créateur. Itzamná est le prêtre qui guida les Mayas chanes venus s'installer à Chichén Itzá. Par la suite, il fut élevé au rang de divinité. C'est le dieu suprême du panthéon maya, le créateur de toutes les choses. Il est capable d'ouvrir le portail menant au monde des esprits. Ce dieu est également l'inventeur de l'écriture et le patron du savoir et des sciences. Il est généralement représenté comme un vieillard.

K'inich Ajaw, le dieu du Soleil. Le tout-puissant dieu du Soleil a deux visages. Le jour, on le nomme K'inich Ajaw. La nuit, il se transforme en jaguar pour descendre dans le monde inférieur et devient le seigneur du monde souterrain. Il est représenté par une figure anthropomorphe qui possède une barbe, des oreilles de jaguar et des yeux qui montrent un fort strabisme.
Yum-Kaax (ou Nal), le dieu du Maïs. Comme le dieu du Soleil, le dieu du Maïs est associé à la vie et à la mort. Il traverse le ciel, descend dans le monde inférieur, où il renaît, et retourne dans le monde céleste. Les Mayas le représentent sous la figure d'un homme jeune présentant une importante déformation du crâne.

Yum Kimil (ou Ah-Puch), le seigneur de la Mort. De nombreux dieux mayas habitent le monde inférieur. Le dieu le plus important de ce monde est Yum Kimil, que les Mayas appellent aussi Ah Puch, Kimi ou Kisin. Il est représenté sous la forme d'un corps humain squelettique, qui présente des signes de putréfaction (ventre gonflé, émanation d'odeurs fétides au niveau du nez et de l'anus, colliers et bracelets en forme d'oeil).

Chaak, le dieu de l'Eau et de la Pluie. Chaak est un monstre à l'aspect de dragon avec une tête de crocodile et des oreilles de cerf. Il peut porter un vase avec de l'eau, une hache pour lancer des éclairs ou une torche, qui fait allusion aux époques de sécheresse. Dans l'histoire de la création, les Chac faisaient tomber la pluie en versant leur sang et provoquaient les éclairs en projetant leurs lances.

Ixchel, la déesse de la Lune. C'est une déesse associée à la grossesse, à l'accouchement, mais aussi à la médecine, aux tissus, à la peinture, à la fertilité de la terre et à la nuit. Elle est représentée sous la figure d'une jeune femme, mais parfois aussi d'une vieillarde. Elle possède également une facette destructrice, qui peut provoquer des catastrophes et des inondations.

Kukulkan. Ce dieu est associé aux phénomènes de résurrection et de réincarnation. C'est aussi le dieu des quatre éléments. Il peut être représenté de différentes manières : par un jaguar, un aigle, une piscine de sang, une flûte d'os ou encore un escargot.


Période postclassique et déclin de la civilisation maya (900-1523)


Ce ne sont pas les Espagnols qui mirent fin à l'ère maya. Cette civilisation s'était effondrée bien avant, au début du Xe siècle. Les documents manquent pour établir les causes de ce déclin étonnamment rapide (moins d'un siècle) et les hypothèses sont nombreuses, alimentant la légende. Il est probable que plusieurs facteurs se sont ajoutés. La structure en cités indépendantes de l'Empire maya les mettait à la portée d'ennemis extérieurs, d'autant que ces villes ne se privaient pas pour guerroyer entre elles. La pression des Toltèques, venus du nord, a eu sans doute une influence. On a parlé également d'une crise de sécheresse qui, ajoutée à un nombre insuffisant de paysans, suite peut-être à une modification des structures sociales ou à une crise démographique, a provoqué des famines et des épidémies. Il semble également que les élites mayas aient brusquement disparu, comme en témoigne l'arrêt des grandes constructions : elles ont peut-être été balayées par des révoltes populaires massives. Au sud du Guatemala, sur la zone du haut plateau, subsistent les peuples Quichécakchiquel autour de cités telles que Utatlan ou Iximche. Influencées par les Aztèques, ces cités sont loin de connaître le rayonnement des cités de la période classique. Au Belize, des populations habitent alors encore les sites d'Altun Ha, de Xunantunich et de Lamanai, mais ces derniers ne servent alors plus qu'à les abriter, leurs aspects cérémoniaux et civiques ayant disparu. Ce sont ces peuples auxquels vont se heurter les Espagnols à leur arrivée.


Colonisation par les européens (1508 – 1796)

Les premiers Européens à mettre le pied sur le territoire du Belize actuel sont Vicente Pinzon et l'explorateur Juan de Solis durant leur exploration du Golfe du Honduras en 1508 et 1509. Mais il faudra attendre plus d'un siècle pour que des européens s'y s'installent. En 1638, des marins britanniques fondent la première colonie du pays Puerto Valiz (actuelle Belize City), suivis ensuite par d'autres marins qui s'installent sporadiquement sur le territoire sans véritable organisation. Les colonies doivent faire face à des attaques anarchiques de peuples indigènes, sans jamais être réellement déstabilisés. D'autre part, les Espagnols, très présents dans la région, ne voient que peu d'intérêt pour ce territoire sans minerais exploitables. Mais les anglais tirent vite profit du bois de Campêche qui y pousse en abondance, et dont l'exploitation s'avère très lucrative. On a aussi vu apparaître dans cette région, au XVIe siècle, les flibustiers qui ont su tirer profit de la situation géographique du pays. Les flibustiers étaient des aventuriers anglais, hollandais et français qui se sont spécialisés dans le pillage des navires espagnols échoués sur les côtes des Amériques, au début de la colonisation de ces territoires. Les différentes îles et cayes au large du Belize constituaient de parfaites bases pour partir à la recherche de navires espagnols remplis de produits exploitables (or, métal, bois...).
En 1667, en échange d'un soutien contre les attaques des flibustiers sur leur flotte, les espagnols acceptent de céder la souveraineté de ce territoire à l'Angleterre. Des esclaves africains, qui ont été amenées par bateau depuis l'Afrique dès l'établissement des premières colonies, vont alors jouer un rôle majeur dans l'exploitation forestière qui s'organise dans le pays. Les anglais qui font des bénéfices importants avec le commerce de l'acajou s'étendent toujours plus loin sur le territoire, et dépassent les limites fixées par les espagnols. Des conflits refont donc surface tout au long du XVIIe et XVIIIe siècles.
Dans ce contexte, il était compliqué pour l'Angleterre d'organiser politiquement la région, de peur d'attiser les conflits avec les Espagnols. Les anglais présents sur le territoire commencèrent donc à s'organiser par eux-mêmes et à élire des représentants dès la première moitié du XVIIIe siècle. Les décisions concernant la communauté étaient alors votées à main levée lors de rassemblements publics. En 1765, un premier texte marque l'histoire législative du pays : le Bungary Code. Etablit par l'amiral Burnaby ce texte de loi définissait articles et réglementation permettant d'asseoir et de défendre les propriétaires sur le territoire, d'établir des systèmes de récoltes de taxes, de régler des conflits entre les membres de la communauté et de fixer des peines en fonction des délits commis (en général des biens, plutôt que de l'emprisonnement). Ainsi les habitants du territoire se dotent de lois leur permettant de mieux s'organiser et de vivre ensemble. Mais les conflits avec les Espagnols s'intensifient à la fin du siècle. Une guerre entre les deux pays éclate en 1756 et dure 7 ans, prenant alors fin avec la signature du Traité de Paris, qui concède aux Anglais le droit de rester sur ce territoire et d'exploiter le bois de campêche, tout en assurant à l'Espagne sa souveraineté. Mais les zones d'exploitation forestière ne sont pas précisément définies, ce qui conduit à l'éclatement d'un nouveau conflit en 1779, qui se termine une fois encore par la signature d'un nouveau traité quelques années plus tard. Finalement les affrontements entre Espagnols et Anglais ne prendront fin qu'à la suite de la célèbre bataille de St Georges Caye, encore célébrée aujourd'hui au Belize, chaque année.


Bataille de St Georges Caye (1798)


Toujours pour les mêmes raisons, une nouvelle guerre éclate entre l'Espagne et l'Angleterre pour le contrôle du territoire bélizien actuel, en 1794. Le gouverneur général du Yucatan, Arthur O'Neil (né Irlandais, mais servant la couronne espagnole), voulant mettre fin à cette énième guerre, décide de lancer une attaque massive des colons anglais en envoyant une trentaine de bateaux et 2 500 hommes à la conquête des îles et côtes du Belize. Du côté des colons anglais, la fatigue des attaques espagnoles à répétition des dernières années les avaient amenés à faire appel à du renfort du côté de la Jamaïque. Le lieutenant général de l'île leur avait alors envoyé des munitions, ainsi qu'un commandant permettant de les préparer à une nouvelle attaque. En effet, le lieutenant de Jamaïque s'était rendu compte que les occupants du territoire bélizien avaient un moral plutôt bas, et qu'ils s'occupaient plus de leurs exploitations forestières que de la défense de leur territoire. Il décida donc d'envoyer un commandant prenant la tête des opérations militaires et remotivant les troupes. Ainsi, durant plusieurs mois le commandant Barrow, s'attela à mettre en place une défense effective, en stoppant l'exploitation forestière et en se concentrant sur la formation de ses colons en soldats. Il décida aussi d'armer et de former les esclaves, ce qui leur donna un avantage numérique important. L'heure de la bataille sonna en septembre 1798, avec une première phase d'attaque des Espagnols du 3 au 5 septembre qui leur permirent d'avancer. Les Anglais se retranchent sur la St Georges Caye, et se préparent à affronter les Espagnols. Ces derniers subissent alors une défaite éclatante, et alors qu'ils prennent la fuite, Barrow envoie des bateaux à leurs trousses pour être sûr de ne plus jamais les voir réapparaître. Cette victoire communément appelée la victoire de la bataille de St Georges Caye marque la fin des attaques espagnoles contre les Anglais sur le territoire bélizien. Son souvenir est dès lors marqué par l'union de la force des colons et des esclaves qui ont ensemble défendu la colonie.


XIXe siècle, prémices d'une nation multiraciale


Phénomène amorcé à la fin du XVIIIe siècle, le XIXe siècle voit les Anglais passer de l'exploitation du bois de campêche à l'acajou. Son export est de plus en plus demandé sur le Vieux continent, car il s'y conserve très bien, et les ébénistes et marqueteurs le travaillent très facilement. Contrairement au bois de campêche, l'acajou nécessite une main-d'oeuvre importante pour son exploitation. Les Anglais font donc venir de plus en plus d'esclaves dans les colonies pour faire face à la quantité de travail toujours en augmentation. Au début du XIXe siècle, on compte près de 2 000 esclaves au Belize, achetés sur les îles anglaises des alentours après avoir été déportés d'Afrique. Il faudra attendre 1833 pour que l'esclavage soit aboli dans les colonies anglaises, et donc au Belize. D'autre part, une autre population noire fait son apparition à la même période. L'Ile de Saint-Vincent, au sud des Caraïbes, a été le refuge d'esclaves africains durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle, alors qu'y vivaient déjà des groupes autochtones Indiens Caraïbes et Arawak. Les hommes africains arrivés sur l'île épousèrent rapidement des femmes autochtones qui leurs transmirent leur culture. Dès lors, un langage nait de ce métissage, trouvant son origine dans la famille des langues arawak, à laquelle furent ajoutés des mots provenant de différentes langues africaines (yorouba, swahili et langues bantoues), mais aussi française, espagnole et anglaise. Mais à la fin du siècle, les Britanniques s'emparèrent de l'île, et décidèrent de déporter les descendants de ce métissage, appelés Garifunas. Environ 150 Garifunas s'établirent sur les côtes béliziennes à Stann Creek en 1802. Ensuite, durant cette première moitié du XIXe siècle d'autres groupements garifunas vinrent s'installer, notamment à Dangriga et Punta Gorda, suite à des vagues d'immigration successives. En 1850, le village du Punta Gorda comptait une population garifuna d'environ 500 individus. Les Anglais ne voyaient pas d'un mauvais oeil l'installation de cette nouvelle population, puisqu'ils constituaient une force de travail non négligeable. Par contre, grâce à une ordonnance datant de 1872, ils les empêchèrent d'accéder à la propriété et leur attribuèrent des zones de cantonnement pour leurs habitations. Ils en firent de même pour les Mayas.
La guerre du Yucatan sévit durant toute la seconde moitié du XIXe siècle dans cette région au nord du Belize et voit s'opposer les colons espagnols aux Mayas qui tentent de récupérer leur territoire. Une partie des Mayas bat régulièrement en retraite vers le sud, et atterrit donc en terre anglaise, dans l'actuel Belize. Les Mayas affrontèrent alors les colons anglais et remportèrent quelques victoires, jusqu'à une défaite face aux Anglais à Orange Walk en 1872. Pourtant, la population maya continua à s'accroître grâce à des vagues d'immigration depuis le Guatemala et s'implanta durablement en exploitant la terre et en produisant du sucre, du maïs, du riz et des légumes.
Parallèlement, le Belize est devenu le Honduras Britannique en 1862 et est désormais une colonie britannique placée directement sous l'autorité de la couronne d'Angleterre, et administré par le gouverneur de Jamaïque. En 1871, une constitution est adoptée par la colonie, et le conseil législatif devient l'autorité dominante sur place. La gouvernance de la colonie, toujours placée sous l'autorité de la couronne d'Angleterre, est assurée par un conseil de neuf membres, mais le gouverneur de Jamaïque perd son autorité en 1884. Le Honduras Britannique devient alors une colonie autonome.


XXe siècle, combats pour l'indépendance


Plusieurs crises économiques successives touchant l'exploitation de l'acajou et du bois de campêche frappèrent de plein fouet le Honduras Britannique. Les Mayas, Garifunas et Créoles dont la survie se fondait sur l'exploitation agricole de terres qui ne leur appartenaient pas, ne suffirent pas à rendre la colonie auto-suffisante. De nombreux produits devaient donc être importés pour satisfaire la demande des colons, et le Honduras Britannique resta donc dépendant de sa métropole. L'ouragan de 1931 vint ternir un peu plus le paysage économique de la colonie. Ouragan le plus important du siècle, il détruira tout sur son passage, d'autant que les constructions étaient pour la plupart en bois. On considère aujourd'hui que les trois quarts des habitations de Belize City furent alors détruites. La pauvreté ne cessa d'augmenter parmi les populations les plus pauvres, et, bien que l'esclavage ait été aboli au siècle précédent, les travailleurs des exploitations forestières sont traités comme des sous-hommes. Le terrain était donc particulièrement propice à l'éclatement de protestations dans la colonie. L'Association des travailleurs et chômeurs est alors créée par Soberanis Gómez et certains de ses proches, et va demander des comptes à l'administration coloniale au début des années 1930. Il réclame plus d'égalité entre les habitants de la colonie, la suppression de cette oligarchie anglaise qui décide de tout et rabaisse encore et toujours les plus faibles. Il obtient rapidement satisfaction avec la mise en place de secours d'urgence et quelques années plus tard par l'adoption de réformes du travail dans les années 1940, décennie durant laquelle la création de syndicats fut légalisée. La General Workers' Union (le syndicat général des travailleurs) est ainsi fondé, et posa dès lors les bases du combat nationaliste à venir. Ce syndicat pousse à la création du People's United Party - PUP (Parti des gens unis) qui prend le relais du combat pour l'indépendance et qui obtient déjà en 1954 l'attribution du droit de vote à l'ensemble de la population adulte du Honduras Britannique. La même année, George Price, homme politique issu de la classe moyenne et d'origine métisse, prend la tête du parti et devient 7 ans plus tard, en 1961, le Premier ministre de la colonie. Il le restera jusqu'en 1984, et accompagnera donc l'ancienne colonie dans sa route vers l'indépendance, acquise en 1981. Plusieurs obstacles se dressèrent pourtant face au peuple durant ces vingt années de combat pour l'indépendance. Le Guatemala a par exemple joué un rôle de ralentisseur dans l'accès à ce statut. Un conflit territorial hérité du XVIIIe siècle poussa le Guatemala à réclamer l'annexion d'une grande partie du territoire bélizien, mais les Anglais n'ont jamais rien voulu entendre. Le projet d'indépendance du pays mettait encore plus à mal les désirs de conquête territoriale de son voisin, et ont donc poussé le Guatemala à s'opposer farouchement à ce changement. D'autre part, les difficultés économiques du pays, toujours très dépendant de l'Angleterre, rendaient l'indépendance difficilement envisageable. Il faudra donc attendre jusqu'en 1981 pour que le Belize deviennent une nation. Le prince anglais Michael de Kent se rend alors au Belize en septembre 1981, en tant que représentant de la couronne, pour faire le tour du pays accompagné du gouverneur, avant de déclarer officiellement l'indépendance le 21 du même mois. Des célébrations se tiennent alors dans tout le pays, et particulièrement à Belmopan où Michael de Kent a symboliquement passé la constitution bélizienne au Premier ministre de l'époque, George Price. Le Belize devient membre du Commonwealth et l'est toujours aujourd'hui. Des forces militaires anglaises restent aussi en place dans le pays jusqu'en 1984, date à laquelle les frontières béliziennes deviennent la seule responsabilité de son armée. Il faudra attendre le début des années 1990 pour que le Guatemala reconnaisse son petit voisin en tant que nation indépendante, mais des conflits territoriaux ne cesseront de compliquer les relations diplomatiques entre les deux pays. La première élection démocratique dans ce nouveau pays se tient en 1984 et est remportée par l'UDP, le parti d'opposition qui fait de Manuel Esquivel le Premier ministre élu démocratiquement dans le pays. Ensuite, il brigue un second mandat en 1993. S'en suit une période d'alternance entre PUP et UDP. En 2008 et 2012, l'UDP reprend le pouvoir et fait de Dean Barrow son Premier ministre. Il est reconduit à ce poste en 2015.


Politique et structure étatique

Le Belize est une monarchie constitutionnelle associée à une démocratie parlementaire. L'héritier de la couronne britannique est issu de la famille des Windsor. La reine d'Angleterre, Elisabeth II est donc à la tête de l'Etat, et est représentée sur place par un gouverneur général qui a pour obligation d'être de nationalité bélizienne.
Le Premier ministre est à la tête du gouvernement du pays et désigne le gouverneur général. Il est le chef du parti majoritaire. Le Premier ministre et son cabinet, composé de ministres membres de son parti, détiennent le pouvoir exécutif. Le cabinet est composé de ministres membres du parti majoritaire et qui détiennent généralement aussi un siège à la Chambre des représentants ou au Sénat.

On compte aujourd'hui 15 ministres et 6 secrétaires d'Etat.

Le Premier ministre actuel est Dean Oliver Barrow. Il a été élu en 2008 et réélu en 2015.
Le pouvoir législatif est réparti entre le gouvernement et l'Assemblée nationale. L'Assemblée nationale est bicamérale et se compose du Sénat et de la Chambre des représentants.

Le Sénat a 12 membres. 6 sont désignés par le Premier ministre, 3 par l'opposition, 1 par l'Eglise, 1 par les syndicats et 1 par les commerçants. La chambre des représentants a 31 membres qui sont élus au suffrage universel direct, et dont le mandat dure 5 ans.
Administrativement, le pays est divisé en 6 districts, chacun administré par un conseil de 7 membres. La ville de Belize City a un statut particulier et est administrée par un conseil de 9 membres. A un niveau plus local, il existe aussi des conseils de villages.


Défense et sécurité intérieure.


Sur le plan extérieur, la force militaire du Belize est la Belize Defence Force qui a pour but de défendre la souveraineté du pays. Fondée en 1973, alors que le Belize n'était pas encore indépendant, elle a dans un premier temps été accompagnée par les forces militaires anglaises. La menace constante venant du Guatemala voisin, qui n'acceptait pas la volonté d'indépendance du pays, nécessitait en effet une présence et une puissance militaires fortes. Mais une fois que le Guatemala a accepté la déclaration d'indépendance du Belize et ses frontières, les Anglais se sont retirés, et n'interviennent désormais qu'en soutien sur le plan de la formation des militaires du Belize. Les Etats-Unis apportent aussi un soutien à ce niveau.
Sur le plan intérieur, la sécurité est assurée par la police qui compte environ 1 200 officiers.


Relations internationales.


Sur le plan international, le pays est depuis son indépendance membre du Commonwealth. Cette organisation intergouvernementale regroupe 53 pays indépendants et qui pour la plupart étaient d'anciennes colonies ou protectorats anglais. La reine Elizabeth II a été nommée chef du Commonwealth en 1952 et l'est toujours aujourd'hui. Mais son rôle n'est plus que symbolique et c'est le secrétaire général du Commonwealth, Kamalesh Sharma, qui est en fait à la tête de l'organisation. Les membres ne sont unis par aucun traité, et ne sont donc obligés de rien. Il s'agit plutôt d'une alliance qui tente de faire respecter des valeurs communes dans les différents Etats membres.

Localement, le Belize est membre de la Communauté caribéenne (CARICOM), fondée en 1973 et qui compte aujourd'hui 15 membres. Cette organisation a pour but de favoriser les échanges économiques et la coopération entre les différents pays membres.


Partis

L'histoire du Belize contemporain a vu naître une trentaine de partis, mais seulement deux d'entre eux occupent véritablement la scène politique du pays : Le People's United Party (PUP) et le United Democratic Party (UDP).

Le People's United Party (PUP) : le parti des Gens Unis. Le contexte social tendu des années 1940 a favorisé l'émergence d'un parti anticolonialiste qui est encore aujourd'hui une des deux principales puissances politiques du pays. En 1950, le gouverneur général du pays, sous l'autorité de l'Angleterre, décide de dévaluer le dollar bélizien. Il avait pourtant promis de ne pas le faire, et cette action exacerba les tensions dans le pays. Certains membres du conseil législatif comme George Price, Herbert Fuller et Herman Jex descendent alors dans les rues et proclament quotidiennement des discours contre le gouvernement en place et l'autorité britannique dont il dépend. Nombre de Béliziens se rallient à leur cause, et des manifestations et des grèves d'une ampleur inégalée ont lieu dans tout le pays. L'état d'urgence est déclaré, et l'ordre vite rétabli, mais de ce mouvement naîtra le People's United Party, qui a pour but de poursuivre le combat anticolonial amorcé durant ces manifestations. L'influence du parti ne va cesser de croître durant les années 1950, remportant avec une majorité écrasante les premières élections dans le pays. George Price est nommé à la tête du parti en 1956. Une fois en place, il ne quittera plus la direction du parti jusqu'en 1996, et occupera donc cette position durant 40 ans. Le parti remporte la majorité des élections législatives durant les années 1960 et 1970, bénéficiant d'une confiance importante du peule bélizien. Mais à l'approche de l'indépendance, le parti va peu à peu perdre cette confiance à mesure qu'il essaye de négocier avec les Anglais pour établir la prochaine constitution de cette nouvelle nation. Une fois l'indépendance acquise, le PUP va alors perdre les élections face au United Democratic Party. Suite à cette défaite, le parti se déchire, à force de conflits entre ses dirigeants et il faut attendre la fin des années 1980 pour qu'il parvienne à gagner sa première élection dans le pays indépendant. Le PUP conserve la majorité pendant 4 ans, et se voit remercier en 1993, essuyant une nouvelle défaite. George Price quitte ses fonctions et est remplacé par Said Musa qui permettra au parti d'accéder de nouveau au pouvoir à partir de 1998, avec la victoire aux municipales puis aux législatives. Le PUP conserve sa majorité jusqu'en 2008. Mais cette décennie est parsemée de scandales de corruption au sein du parti et les béliziens perdent confiance face à une élite corrompue. Le PUP perd alors les élections, et le parti tente depuis de se refaire une image. John Briceno et Francis Fonseca se sont succédé ces dernières années en tant que chef du PUP.

United Democratic Party (UDP). Face au rouleau compresseur que représentait le People's United Party dans les années 1960, différents intellectuels et membres de petits partis se regroupent pour lui faire opposition. L'UDP se positionne au centre-droit à tendance libérale, et tente de cristalliser tous les mécontentements de la société de l'époque. Après plusieurs essais manqués durant les élections, l'UDP remporte ses premières victoires au niveau municipal, dans différentes régions du pays à la fin des années 1970. Une fois l'indépendance acquise en 1981, au cours des élections fondatrices de cette nation nouvelle, le parti remporte sa première grande victoire et devient ainsi la plus importante puissance politique de pays jusqu'en 1989. Siégeait alors à sa tête Manuel Esquivel, qui, en tant que chef de parti, devenait donc Premier ministre. Il sera réélu quelques années plus tard, en 1994 et le restera jusqu'en 1998. S'ensuit une longue période de dix ans de vache maigre pour l'UDP qui devra attendre jusqu'en 2008 pour récupérer le pouvoir grâce à son nouveau chef : Dean Barrow. Dean Barrow a débuté sa carrière comme avocat dans les années 1970, et a fait son entrée dans le monde politique dans les années 1980 en se faisant élire au conseil de Belize City. Il progresse ensuite pas à pas jusqu'à devenir le chef du parti majoritaire, qu'il amènera à la tête du pays en 2008, 2012 et 2015 en gagnant les élections nationales. Il est le premier Noir à avoir été élu à la tête du gouvernement.


Enjeux actuels

En plus du conflit frontalier avec le Guatemala, le gouvernement fait face à de nouvelles problématiques depuis une dizaine d'années, qui ne cessent de prendre de l'importance, et qui sont principalement liés au trafic de drogue.
Guatemala. Il existe encore aujourd'hui des tensions avec le Guatemala sur le plan des frontières. Ce conflit territorial qui a émergé dans les années 1940 et qui semblait s'être estompé dans les années 1990, lorsque le Guatemala avait reconnu le Belize indépendant, connaît en effet des résurgences ces dernières années. Des négociations entre les deux gouvernements ont donc lieu régulièrement afin d'aboutir à un accord.


La corruption.

Le Belize est le seul pays d'Amérique centrale à ne pas être signataire de la Convention contre la corruption de l'Organisation des Nations Unies. Les données dans ce domaine sont d'ailleurs assez rares dans le pays, si bien que l'organisation Transparancy International ne parvient pas à établir de rapports sur le pays depuis 2008 (à l'époque le pays était classé 109e sur 180). Arrivé au pouvoir en 2008, Dean Barrow avait pourtant fait de la corruption un des principaux combats à mener pendant ses mandats. Mais la corruption est bien réelle et de nombreux scandales éclaboussent régulièrement gouvernement et élites. La police est particulièrement décriée ainsi que le ministère de l'Immigration et le Conseil municipal de Belize City. De nombreux étrangers venant ouvrir des entreprises au Belize se plaignent aussi de devoir payer une grande partie des frais administratifs sous la table des ministères concernés. D'autre part, la société civile reproche au gouvernement que le pouvoir judiciaire, censé être indépendant à la lecture de la constitution du pays, ne soit que trop influencé par le pouvoir exécutif.
La violence est un des fléaux de la société bélizienne, qui en 2014 a relevé un taux d'homicides de 40 pour 100 000 habitants. Au dernier recensement mondial, le Belize était donc le quatrième pays au monde avec le taux d'homicides le plus important par habitants, derrière, le Venezuela, le Honduras et les Îles Vierges. Une grande partie de ces homicides sont commis dans les quartiers sud de Belize City où l'activité des gangs, alimentée par le narcotrafic est la plus importante. 95 % des homicides commis dans Belize City sont reliés à des activités de gangs. La lutte contre la violence dans le pays passe par un renforcement des forces de police et un appui économique et humain venu principalement des Etats-Unis, du Canada et de l'Angleterre.


Le narcotrafic.

Les politiques antidrogues menées férocement par les gouvernements américains au Mexique et au Guatemala ont déporté une partie du trafic de cocaïne au Belize. En 2011, le gouvernement américain a alors décidé d'ajouter le Belize sur sa liste noire des pays impliqués dans le commerce et ou la production de drogue. Les routes du Belize sont en effet utilisées comme zones de transit pour le trafic de la cocaïne, depuis l'Amérique du Sud jusqu'au Mexique et aux USA. La situation géographique du pays, voisin de deux gros pays producteurs d'Amérique central (le Mexique et le Guatemala) en fait un élément stratégique des gros réseaux de distribution d'Amérique centrale. D'autant que la faible capacité de réaction des autorités militaires et de police au Belize, liées à un manque de moyens évident face à un trafic toujours plus important, permettent souvent aux trafiquants de passer à travers les mailles du filet. Les puissants cartels de drogues mexicains comme Los Zetas et le Cartel de Sinaloa sont par exemple très implantés sur le territoire bélizien. Selon le gouvernement canadien, environ 10 tonnes de cocaïne transitent au Belize chaque année. Le transit a lieu par voies terrestre, aérienne et maritime. Des quantités importantes de cocaïne sont acheminées par bateau jusque dans les eaux territoriales béliziennes, puis envoyées à la dérive sur les côtes du sud du Mexique avant d'être récupérées par des membres des cartels mexicains. Il arrive cependant que des quantités importantes de cocaïne échouent sur les côtes du Belize, et soient détournés par des gangs béliziens qui revendent la marchandise au plus vite sur place. De graves conflits avec les gangs mexicains peuvent ensuite émerger.
Bien que les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada apportent leur soutien tant financier que matériel au Belize, les autorités du pays ne saisissent en général que quelques kilos par an. Des éléments corrompus au sein même du gouvernement ne facilitent pas la tâche, tout comme l'implication de plusieurs grosses fortunes du pays dans le trafic des cartels mexicains. Le travail de coopération qui pourrait avoir lieu avec le gouvernement du Guatemala pour tenter de ralentir ces échanges illégaux est aussi compromis par le conflit frontalier qui rend les relations entre ces deux pays particulièrement tendues.
En plus du trafic de cocaïne, drogue qui ne fait principalement que transiter, le pays est aussi confronté à une production et à un trafic conséquent de marijuana. Cette production s'est développée dans les années 1960, pour permettre à de petits producteurs de joindre les deux bouts face à une économie en crise et un chômage important dans le pays. Et cette production connaît un renouveau ces dernières années, avec cette fois une mainmise de gangs et cartels dangereux venus augmenter leurs profits, comme les Mexicains de Los Zetas.


Économie

Principales ressources

Les deux ressources principales du pays sont le pétrole brut et la production agricole.
De l'exploitation forestière à l'agriculture. L'histoire économique du Belize s'est construite autour de l'importation de bois vers l'Europe durant toute la période coloniale. Après le bois de campêche, c'est l'acajou qui est devenu une véritable mine d'or pour la population, et le pays s'est développé à travers cette exploitation forestière. Au cours des siècles passés, mis à part l'agriculture, aucune autre activité ne s'est réellement développée. En effet, durant les années 1920 et 1930, le pays a dû faire face à des fluctuations très importantes des prix du bois sur le marché international, et s'est donc diversifiée en investissant dans la production agricole. Des plantations de canne à sucre et de bananes ont fait leur apparition et sont rapidement devenues assez rentables. A l'heure actuelle, en plus du commerce des bananes et de la canne à sucre, le commerce du citron, du melon et des fruits de mer domine les exportations internationales béliziennes. Les Etats-Unis sont le partenaire commercial le plus important du pays. En 2013, bananes et canne à sucre représentaient plus de 20 % des exports du pays. Les ventes de bananes représentaient un chiffre d'affaires de 57 millions de dollars, et la canne à sucre rapportait quant à elle plus de 60 millions de dollars.
Le pétrole. Depuis les années 1930, de grandes entreprises internationales ont obtenu le droit d'explorer le Belize, en mer et sur terre pour y trouver des gisements de pétrole, espoir d'une nation trop dépendante de ses importations. Shell, Esso, Texaco, Gulf Oil, Anschutz ou encore Chevron sont toutes passées par là, mais sont revenues bredouilles de chaque mission. Il a fallu attendre les années 2000 pour que l'entreprise Belize Natural Energy trouve un gisement de pétrole en 2002 au Belize. Rapidement, ces explorations se sont avérées profitables, avec le premier forage d'un puits à Spanish Lookout, village mennonite situé dans l'ouest du pays. Un autre gisement a été découvert dans la même région à Never Delay, toujours par Belize Natural Energy. Le pétrole produit dans ces gisements est vendu sur le marché national et international. Toutes les ventes internationales passent par l'entreprise Shell, et le pétrole brut est envoyé chaque jour à Houston, aux USA. Aujourd'hui, le Belize produit 5 000 barils par jours, et une dizaine de compagnies ont le droit d'explorer le pays à la recherche de nouveaux gisements, mais Belize Natural Energy est la seule entreprise à avoir obtenu une licence de production. Pour toute vente de pétrole, la compagnie paye des taxes au gouvernement (40 %), ce qui assure au budget bélizien un revenu annuel provenant directement de l'exploitation du pétrole de plusieurs dizaines de millions de dollars. Le pétrole brut est le produit rapportant le plus de revenus au Belize, avec en 2013 des ventes atteignant 72 millions de dollars (12 % des exports du pays).


Place du tourisme

Le tourisme, quasi-inexistant dans le pays au début des années 1990, s'est considérablement développé ces vingt dernières années et a acquis une place de choix dans l'économie du pays. Avant le développement de cette industrie, qui est aujourd'hui la deuxième la plus importante du pays, le Belize souffrait d'un manque d'infrastructures qui ne permettaient pas vraiment d'accueillir des visiteurs étrangers. Pourtant la diversité exceptionnelle des paysages sur un territoire si petit, la barrière de corail, les plages de sable blanc, les sites archéologiques mayas et les réserves et parcs naturels en font aujourd'hui une des destinations les plus en vue de l'Amérique centrale. Le développement de cette industrie a débuté par un tourisme principalement américain - certaines stars hollywoodiennes viennent y passer leurs vacances -, et s'ouvre maintenant à de nouvelles clientèles venues d'Europe et d'Amérique latine. En 2012, le pays a totalisé plus de 300 000 entrées sur son territoire avec comme motif le tourisme, ce qui représente à peu près sa population totale ! Les destinations les plus touristiques aujourd'hui sont San Pedro, Placencia, San Ignacio et Belize City. Le tourisme contribue à hauteur de 15 % du PIB en 2014, et les projections annoncent une croissance de 3,5 % du secteur sur les 10 prochaines années. Le tourisme a généré en 2014 environ 18 000 emplois (ce qui représente 13 % des emplois dans le pays), et on attend aussi à ce niveau une hausse conséquente du nombre d'emplois générés par ce secteur durant les dix prochaines années.


Enjeux actuels

Actuellement, les prévisions économiques du pays sont globalement à la hausse. Plus précisément, il est prévu que le PIB connaisse une croissance d'environ 2,5 % par an, croissance envisagée grâce à l'augmentation constante du secteur du tourisme, et des exports de biens autres que le pétrole.


Dépendance extérieure.

Depuis 20 ans, le pays a connu une profonde redéfinition de son économie, de par la découverte de gisements de pétrole et le développement de son secteur touristique. L'économie du pays repose désormais sur trois secteurs principaux : son agriculture, son tourisme et sa production de pétrole. Il s'agit donc d'une économie profondément dépendante des marchés extérieurs. De plus, la balance commerciale du pays est négative. En 2013, le pays a exporté des biens pour une valeur de 572 millions de dollars, et a importé des biens pour une valeur de 1,19 milliard de dollars, ce qui représente une balance négative de 615 millions de dollars. Son PIB était alors de 1,62 milliard de dollars. Ses partenaires commerciaux les plus importants pour ses exports sont, dans l'ordre décroissant, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Mauritanie, la Hollande et la Jamaïque. Le pays importe principalement des biens depuis les Etats-Unis, l'Ukraine, le Mexique et la Chine. Cette extrême dépendance à ses imports et ses exports donnent à l'économie bélizienne un caractère très fragile et volatile. En fonction d'événements extérieurs, la croissance peut rapidement faire face à des baisses assez importantes. Par exemple en 2015, la croissance a diminué de 1,7 %, alors qu'elle avait déjà diminué de 4 % en 2014, à cause de mauvaises conditions météorologiques affectant principalement le secteur agricole.
Lutte contre la pauvreté. Malgré le développement de nouveaux secteurs profitables à l'économie du pays, le gouvernement doit faire face à l'augmentation de la pauvreté de sa population. La pauvreté touche aujourd'hui plus de 40 % des béliziens, et l'extrême pauvreté concerne 10 % de cette même population. Des études ont prouvé que cette pauvreté touche majoritairement les populations mayas.
Le gouvernement dirigé par le United Democratic Party (UDP) a donc érigé en priorité la lutte contre la pauvreté. Pour ce faire, il a notamment promis de mettre en place un fond permettant de redistribuer les bénéfices de la production pétrolière aux populations pauvres. Pour l'instant, cela n'a pas encore été fait.


Menaces environnementales.

Concernant le pétrole, un autre grand débat a agité la politique intérieure du pays ces dernières années. L'exploration off-shore (en mer) a longtemps été envisagée, afin de multiplier les sources de production de pétrole dans le pays. Le gouvernement souhaitait autoriser l'exploration des 99 % de ses eaux territoriales. Mais de nombreuses associations et membres de la société civile s'y sont ouvertement opposées et ont réussi à obtenir de la cour suprême en 2013 son interdiction pour protéger l'environnement et les réserves naturelles protégées dans ces zones. Le gouvernement est revenu à la charge, en faisant appel de cette décision. Depuis, en 2015 il a été décidé de préserver les 7 sites classés au patrimoine mondial dans les eaux situées autour de la grande barrière de corail.


Nouvelles infrastructures.

Le gouvernement a aussi axé sa politique vers le développement de nouvelles infrastructures, permettant ainsi de mieux accueillir des touristes toujours plus nombreux, de diversifier l'agriculture, et de développer les compétences de sa main-d'oeuvre à travers un appui renforcé à l'éducation.


Population et langues

En plus d'être le territoire le plus petit d'Amérique centrale, le Belize est aussi celui qui est le moins densément peuplé (15 habitants au kilomètre carré).
Environ 50 % de la population vit dans les zones rurales, l'autre moitié étant donc installée dans les zones urbaines. La ville de Belize City, avec ses 61 000 habitants, regroupe environ un sixième de la population totale du pays qui est de 370 000 personnes. La population est très jeune, puisque l'âge médian est de 21 ans et que 37 % de la population à moins de 14 ans. Le pays se caractérise par une importante diversité ethnique et les groupes de populations les plus importants sont les suivants : les métis et latinos représentent 34 % de la population, les créoles en représentent 35 %, les Mayas constituent 10 % de la population et les Garifunas 6 %. Près de 20 % de la population se déclarent d'origine ethnique mélangée.
Garifunas. La culture garifuna trouve son origine au XVIIIe siècle dans le métissage des esclaves africains échoués sur l'Ile de Saint-Vincent et des groupes autochtones Indiens Caraïbes et Arawak. Les hommes africains arrivés sur l'île épousèrent rapidement des femmes autochtones qui leurs transmirent leur culture. Mais à la fin du siècle, les Britanniques s'emparèrent de l'île, et décidèrent de déporter les descendants de ce métissage. Les populations qui survécurent à la déportation peuplèrent ensuite les côtes caribéennes alentour. Aujourd'hui près de 600 000 personnes constituent l'ensemble de la communauté Garifuna, et on les retrouve principalement au Honduras et aux Etats-Unis. Mais le Belize est le pays où cette culture est la plus majoritairement représentée avec près de 15 000 habitants. De par son histoire, le langage de ce peuple est logiquement métissé et alors qu'il trouve son origine dans la famille des langues arawak, on peut aussi identifier dans sa pratique des mots d'origines africaines (yorouba, swahili et langues bantoues), française, espagnole et anglaise. Au Belize, les populations garifunas sont principalement installées dans le district de Stann Creek. L'UNESCO a déclaré la musique, la danse et la langue garifunas comme patrimoine immatériel de l'humanité. Un détour par le Stann Creek District et donc toujours très enrichissant.


Mennonites.


Etonnantes rencontres que celles avec les mennonites, qui ont souvent lieu sur les marchés ou les routes perdues de la jungle menant aux temples mayas. Les origines de cette communauté chrétienne remontent au XVIIIe siècle quand une partie de ses membres décide de s'installer sur le continent américain. Arrivés au Belize dans les années 1950, ils sont aujourd'hui environ 10 000 à vivre dans des zones isolées du pays. Les mennonites se divisent au Belize en deux courants d'influences plus ou moins modernes. Les membres des communautés de Shipyard et Upper Barton Creek se considèrent comme traditionnels et conservateurs, tandis que les mennonites de Spanish Lookout et Blue Creek seraient plus modernes et progressistes. Facilement reconnaissables à leur habillement d'un autre temps, aux longues barbes des hommes et à leurs calèches, les mennonites sont ouverts et seront ravis de discuter avec vous, si vous souhaitez mieux comprendre leur mode de vie. Entre membres de leur communauté, ils parlent un dérivé de l'allemand ancien connu sous le nom de Plautdietsch, mais beaucoup sont aussi assez à l'aise avec l'anglais et l'espagnol. Ils vivent principalement de l'exploitation de leurs terres, ainsi qu'en fabriquant du mobilier en bois.


Mayas. 


Les Mayas représentent 10 % de la population du pays. On retrouve les Mayas principalement dans les districts de Corozal, d'Orange Walk, de Cayo et de Toledo. Les Mayas sont présents dans la zone du Belize depuis près de 4 000 ans. Il existe différentes ethnies mayas au Belize : les Yucatèques, les Kekchi, et les Mopan.


Créoles.


Alors qu'ils représentaient près de 60 % de la population avant les années 1980, les créoles constituent aujourd'hui environ 35 % de la population bélizienne. Les créoles sont identifiés comme toute personne ayant des ancêtres africains, mais n'étant pas garifunas, ainsi que toutes les personnes qui ont le créole pour langue maternelle. La chute de la part des créoles au sein de la population est à la fois liée à l'immigration de latinos des pays voisins dans le pays, ainsi que de l'émigration de nombreux créoles vers les Etats-Unis.


Langues

Contrairement à tous les autres membres de l'Amérique centrale, le Belize a pour langue officielle l'anglais. Vestige de son histoire coloniale britannique, l'anglais est parlé par près de 63 % de la population. Mais la proximité du pays avec le Guatemala et le Mexique, et leurs influences certaines sur le Belize font de l'espagnol la deuxième langue du pays, étant parlée par près de 55 % de la population. En général, l'espagnol est plus pratiqué aux abords des frontières avec ces deux pays.
Le créole, langue parlée par les Garifunas, les métis et les latinos est quant à lui particulièrement pratiqué dans les îles et sur la côte caribéenne. Langue véhiculaire du pays, elle permet de faire le lien entre les différentes communautés et est donc parlée par près de la moitié de la population (44 %).
La diversité ethnique du pays implique l'usage de nombreuses autres langues dans le pays : comme le Plautdietsch chez les mennonites (dialecte dérivé de l'allemand du XVIe siècle), le Mopan et le Q'eqchi' maya dans les différentes communautés du même nom, ou encore le mandarin et le taïwanais au sein des diasporas asiatiques du pays. La population est en majorité bilingue et une grande partie est même trilingue, ce qui facilite les interactions en fonction de la ou des langues que vous maîtrisez.

Lexique
L'anglais est la langue officielle du Belize, mais le créole est aussi parlé par une grande partie de la population tant sur la côte que dans les îles. Le créole est un dérivé de l'anglais et il est donc toujours plus facile de passer par la traduction anglaise de ce que vous voulez dire ou comprendre, avant de le faire dériver vers le créole.
Vous trouverez ci-dessous quelques mots et expressions à connaître pour vous débrouiller dans cette langue aux sonorités caribéennes (ordre : français - anglais - créole).

Expressions basiques

Bonjour - Good Morning - Gud maanin !
Bonsoir - Good evening - Gud night.
A plus tard - See you later - Si yoo lata.
Quel est ton nom - What's your name ? - Weh yuh naym ?
Mon nom est - My name is - Mee naym...
Comment vas-tu ? - How are you ? - Da how yu di du ?
Tout va bien - Everything's fine / Alright - Evryting gu /aarite.
Ce n'est pas un problème - It doesn't matter - Ih noh mata.
Combien ça coûte ? - How much does this cost ? - Humoch dis kaas ?
J'aime le Belize - I love Belize — Mi love Bileez
Je suis allé à la baie des Singes - I went to Monkey Bay - Ah gaan da Monki Bay
N'est-ce pas ? - Don't you think ? - No true ?
Quelle heure est-il ? - What time is it ? - Weh taim yu gat ?
Va-t'en ! - Get the hell out of here ! - Haul your rass !
Viens ici - Come here ! - Kohn ya !

Expressions typiques

Ne me fais pas attendre trop longtemps - Don't make me wait too long - Wait bruk down bridge.
Là où il y a la fumée, il y a le feu - Where there's smoke, there's fire.- Dah no so, dah naily so.
On désire toujours ce que l'on ne peut pas obtenir - You always want what you can't have - Wahnti wahnti kyah geti an geti geti nuh wahnti.
Il faut toujours se fier à ce que l'on sait, pas à ce qu'on nous dit - Only rely on what you know, not what others tell you - Sleep wit' yo' own eye.
Le tigre peut être mince, il sera toujours assez fort pour te manger - The tiger could be skinny but he still is strong enough to eat you - Di tiiga cooda maga but e cockey tarry.

Vie sociale
Education
Des efforts considérables ont été faits en termes d'éducation ces dernières années au Belize, entraînant des progrès encourageants. Plus de 95 % de la population de 14 ans et plus sait lire et écrire. La plupart des établissements sont à la fois subventionnés par le gouvernement et gérés par des Eglises, la plupart du temps l'Eglise catholique mais il arrive aussi que ce soit l'Eglise anglicane ou la méthodiste. Ce partenariat entre Eglise et Etat pour la gestion des écoles est hérité su système colonial britannique. En marge du système scolaire public, les mennonites gèrent leurs propres écoles, sans aucune implication du gouvernement. L'école est divisée en deux périodes : le primaire et le secondaire. Le primaire accueille des élèves de 5 à 12 ans, tandis que le secondaire accueille les élèves de 13 à 18 ans. L'école primaire est gratuite, tandis que le secondaire nécessite de payer des frais de scolarité (environ 450 BZ$ par an). Environ 75 % des élèves continuent leurs études après le primaire. Après le secondaire, il existe deux universités dans le pays : The University of Belize ouverte en 2000 à Belmopan et l'établissement privé The Gallen University, ouvert en 2003 à San Ignacio dans le Cayo District. Les meilleures écoles sont situées dans les grandes villes du pays, tandis que le Sud, très rural, souffre d'un manque de moyens important au niveau de l'éducation. L'accès à l'éducation est inégalitaire dans le pays. Certes, les études primaires sont gratuites mais des coûts supplémentaires viennent pénaliser les plus pauvres. Il faut pouvoir assurer le transport jusqu'à l'école, l'achat de l'uniforme obligatoire, l'achat des livres et du matériel... Aujourd'hui l'écart se creuse entre les enfants issus de milieux favorisés pour qui le primaire et le secondaire sont des passages obligatoires, tandis que les populations les plus pauvres s'attardent que très rarement au secondaire, quand le primaire n'est pas garanti pour tous. Les disparités sont aussi marquées par des critères géographiques, et culturels. Les métis et les Garifunas ont plus accès à l'école que les Mayas, et l'accès au secondaire est par exemple plus systématique dans les villes que dans les villages.

Pauvreté

Selon la Banque mondiale, la pauvreté a augmenté dans le pays durant la dernière décennie. Malgré le développement du tourisme et de l'agriculture, le pays est trop sujet aux événements et investissement extérieurs pour espérer une croissance et un développement durable. La dernière étude qui a été menée dans le pays à ce sujet montre qu'entre 2002 et 2009 la population touchée par la pauvreté est passée de 34 à 42 % de la population globale. De plus, alors que l'extrême pauvreté ne touchait que 11 % de la population en 2002, elle en touchait 14 % en 2009. Les prévisions pour les années suivantes sont plutôt négatives, la Banque mondiale estimant que la situation a empiré, étant donné que les revenus stagnent dans le pays depuis le début des années 2000 alors que le coût de la vie augmente. La population la plus pauvre du pays est recensée dans les communautés mayas qui ont aussi un accès plus limité à l'éducation que le reste de la population. Plus largement, la population rurale est particulièrement touchée par la pauvreté. Les agriculteurs sont touchés par ce fléau, et ont souvent à mener plusieurs activités professionnelles pour pouvoir survivre. Géographiquement, c'est le district de Toledo, à l'extrémité du sud du pays, qui est le plus touché par la pauvreté. On considère en effet que 80 % de sa population vit sous le seuil de pauvreté.
Cependant, le gouvernement bélizien tente d'oeuvrer contre la pauvreté depuis plusieurs décennies et met des programmes sociaux en place afin de redistribuer une partie des richesses du pays à destination des plus pauvres. En 1996 a été créé à cet effet le Fonds Social de Développement du Belize, qui a pour but de répondre aux besoins de développement des populations les plus pauvres en apportant un soutien financier et structurel à des projets d'initiatives locales et civiques. Les objectifs de Développement du Millénaire, adopté en 2000 à New York par l'ensemble des Nations Unies, servent toujours de base pour le travail du gouvernement dans le domaine de la réduction de l'extrême pauvreté. On peut par exemple citer des programmes comme " BOOST ", lancé en 2011 par le gouvernement appuyé par la Banque mondiale, il offre des petites quantités de cash aux familles dans le besoin. Pour être éligible, il faut prouver qu'on envoie son ou ses enfants à l'école, que l'on consulte régulièrement un centre de santé si l'on est enceinte, et que l'on fait vacciner ses enfants. D'autres programmes ont été mis en place au fil des années, aidés par des puissances étrangères comme les Etats-Unis, l'Angleterre ou plus largement les Nations Unies.

Protection Sociale

Chaque grande ville du pays a un hôpital géré par le gouvernement, et chaque ville de taille moyenne dispose de centres de soins publics.

Mœurs et faits de société
Gangs et violence
Environ une dizaine de gangs s'affrontent régulièrement au Belize. Parmi eux, on recense le Peace in the Village, le George Street, le South Side, Jane Usher Boulevard et le Kraal Road. Les Crips et les Bloods, gangs originaires de Los Angeles sont aussi présents dans les rues de Belize City, c'est d'ailleurs historiquement les premiers gangs à s'être formés au Belize. Comme pour les pays voisins l'export des Bloods et Crips a été réalisé par des béliziens immigrés en Californie, qui se sont ensuite fait expulsés du territoire américain à cause de leurs activités illégales, et qui ont remonté ces gangs dans leur pays d'origine. On date donc l'émergence de cette culture du gang aux années 1980 et 1990. D'autres gangs locaux se sont ensuite formés, venant accroître les problématiques d'insécurité dans le pays. Précédemment cantonné à la capitale économique du pays, le territoire des gangs s'est dernièrement exporté sur l'île d'Ambergris Caye, à San Pedro. Plusieurs affaires de meurtres y ont été recensées liées à des activités de trafics de drogues et de règlements de compte. Depuis quelques années, les gangs béliziens se sont démarqués par l'utilisation d'armes lourdes telles que des grenades. Les gangs béliziens ont tendance à recruter parmi les populations adolescentes urbaines, le chômage et la pauvreté frappant de plein fouet cette catégorie d'habitants. Face à une police peu équipée, et dont les forces sont peu nombreuses, les gangs agissent impunément dans ces zones, et les crimes que leurs membres commettent restent la plupart du temps impunis.

Homosexualité

Il ne fait vraiment pas bon être gay au Belize. L'homosexualité est interdite par la loi, et les actes homosexuels sont passibles d'une peine d'emprisonnement de 10 ans pour les hommes comme pour les femmes. Dans le code criminel du pays, la section 53 fait autorité dans ce domaine, en interdisant notamment la pratique de la sodomie. De nombreux pays interdisant aujourd'hui cette pratique sexuelle sont membre du Commonwealth et ont copié leur code criminel à partir de celui de l'Angleterre au temps lointain des colonies, et ne l'ont pas réellement modifié au moment de leur indépendance. C'est à proprement parler le cas du code criminel du Belize, qui a été rédigé et adopté à la fin du XIXe siècle, et calqué ensuite en 1981 pour cette nation pourtant naissante. En plus de condamner ses propres citoyens homosexuels, le Belize a aussi une politique très sévère en termes d'immigration. Les homosexuels sont discriminés et sont interdits d'entrée sur le territoire bélizien, tout comme les personnes considérées " idiotes ", " les prostitués ", " les fous ", et " les sourds et stupides " (Section 5 de l'Immigration Act). Lois archaïques, discriminatoires et aberrantes, elles sont pourtant maintenues et même défendues par le gouvernement en place. Le gouvernement américain en 2011 a par exemple essayé de mettre la pression aux pays condamnant cette population, le président Obama menaçant de supprimer les aides au développement pour les gouvernements qui ne feraient pas d'efforts dans ce domaine. Mais au Belize, ce fut un échec cuisant, le président Dean Barrow ayant répondu que si le président américain souhaitait couper ses aides, il n'avait qu'à le faire ! Tout en sachant qu'il n'y avait que peu de risques que cela arrive étant donné l'importance du Belize dans la politique anti-drogue menée en Amérique centrale par les USA. Sur le plan local, une association qui compte une centaine de membres tente de défendre les droits des homosexuels et des personnes atteintes du VIH : Le " United Belize Advocacy Movement " (UNIBAM). Son président, Caleb Orozco, mène d'ailleurs un combat ferme depuis 5 ans face à la Cour Suprême du pays. Il demande la suppression de la section 53 du code criminel. Au fil des années, il a obtenu le soutien d'associations de lutte pour les droits humains en Angleterre, aux Etats-Unis et dans les Caraïbes. Face à lui, le gouvernement a quant à lui rassemblé de nombreux soutiens et en particulier celui des représentants de L'Eglise du pays. Il a fallu 3 ans pour que la Cour Suprême reçoive la demande de Caleb Orozco, cela fait maintenant depuis 2013 que le pays est en attente du délibéré.

Place de la femme

Le Belize a dernièrement fait des progrès dans sa lutte pour l'égalité des genres. L'alphabétisation des femmes est ainsi passée de 70,3 % en 1992 à plus de 95 % aujourd'hui. L'accès à l'éducation est de nos jours égalitaire en termes de genres dans le pays pour le primaire et le secondaire, et plus de femmes vont à l'université que les hommes. Un texte de loi, l'Amendement N° 3 du Code du travail, a été approuvé en 2011 déclarant un statut équivalent pour l'homme et la femme en tant que force de travail. Mais les femmes sont toujours sous-représentées dans les positions de pouvoir. On comptait en 2015 seulement 3 % d'élus femmes au Parlement, et 13 % de femmes ministres. La société reste profondément machiste. Des initiatives citoyennes se sont développées comme le Women's Issues Network of Belize (Le réseau de lutte des femmes du Belize) qui est un réseau mis en place dans le but de lutter en faveur de l'émancipation des femmes à travers tout le pays. Crée en 1993, il a pour vocation première de rassembler les différentes associations et individus qui oeuvrer pour des causes comme : le planning familial, les filles-mères, l'émancipation financière et l'entreprenariat des femmes. Au fil des ans, le réseau s'est concentré sur des combats politiques comme l'augmentation des salaires minimum dans les domaines professionnels principalement réservés aux femmes (travaux domestiques), ainsi qu'à égaliser les salaires minimums pour les hommes et les femmes dans les autres domaines. Le réseau s'applique aussi à conscientiser la population sur les problématiques de genre. Le gouvernement accompagne ce genre d'initiatives via la Commission Nationale des femmes, et le département des femmes au ministère du Développement Humain, mais de nombreux progrès restent à faire.

Religion

Le Belize est un pays profondément chrétien, qui a pour principe premier dans sa constitution " the supremacy of God " (" la suprématie de Dieu "). Les anglicans ont été les premiers à fonder une Eglise au Belize au début du XIXe siècle, suivis de près par les missionnaires baptistes et méthodistes. En 1851, l'Eglise catholique romaine s'établit au Belize, et aujourd'hui près de la moitié de sa population en est membre. L'Eglise dépend directement du pape qui siège à Rome, en Italie. La constitution bélizienne assure aussi la liberté des croyances religieuses dans le pays, ce qui permet à d'autres groupes de pratiquer leur foi comme ils l'entendent. On recense une population importante de protestants : anglican, pentecôtiste, méthodistes, adventistes du 7e jour, mennonites, l'ensemble de ces communautés représentant environ 30 % de la population. Dans les années 1990, la tendance a été à l'émergence et au développement rapide de nouveaux groupes religieux comme les chrétiens et les évangélistes fondamentaux. Plus à la marge, des religions comme l'hindouisme, le judaïsme ou l'islam sont aussi pratiquées dans le pays. A l'école publique comme privée, environ quatre heures de cours de religions sont dispensés aux élèves qui le souhaitent.


Population et langues

Population


En plus d'être le territoire le plus petit d'Amérique centrale, le Belize est aussi celui qui est le moins densément peuplé (15 habitants au kilomètre carré). Environ 50 % de la population vit dans les zones rurales, l'autre moitié étant donc installée dans les zones urbaines. La ville de Belize City, avec ses 61 000 habitants, regroupe environ un sixième de la population totale du pays qui est de 370 000 personnes. La population est très jeune, puisque l'âge médian est de 21 ans et que 37 % de la population à moins de 14 ans. Le pays se caractérise par une importante diversité ethnique et les groupes de populations les plus importants sont les suivants : les métis et latinos représentent 34 % de la population, les créoles en représentent 35 %, les Mayas constituent 10 % de la population et les Garifunas 6 %. Près de 20 % de la population se déclarent d'origine ethnique mélangée.
Garifunas. La culture garifuna trouve son origine au XVIIIe siècle dans le métissage des esclaves africains échoués sur l'Ile de Saint-Vincent et des groupes autochtones Indiens Caraïbes et Arawak. Les hommes africains arrivés sur l'île épousèrent rapidement des femmes autochtones qui leurs transmirent leur culture. Mais à la fin du siècle, les Britanniques s'emparèrent de l'île, et décidèrent de déporter les descendants de ce métissage. Les populations qui survécurent à la déportation peuplèrent ensuite les côtes caribéennes alentour. Aujourd'hui près de 600 000 personnes constituent l'ensemble de la communauté Garifuna, et on les retrouve principalement au Honduras et aux Etats-Unis. Mais le Belize est le pays où cette culture est la plus majoritairement représentée avec près de 15 000 habitants. De par son histoire, le langage de ce peuple est logiquement métissé et alors qu'il trouve son origine dans la famille des langues arawak, on peut aussi identifier dans sa pratique des mots d'origines africaines (yorouba, swahili et langues bantoues), française, espagnole et anglaise. Au Belize, les populations garifunas sont principalement installées dans le district de Stann Creek. L'UNESCO a déclaré la musique, la danse et la langue garifunas comme patrimoine immatériel de l'humanité. Un détour par le Stann Creek District et donc toujours très enrichissant.
Mennonites. Etonnantes rencontres que celles avec les mennonites, qui ont souvent lieu sur les marchés ou les routes perdues de la jungle menant aux temples mayas. Les origines de cette communauté chrétienne remontent au XVIIIe siècle quand une partie de ses membres décide de s'installer sur le continent américain. Arrivés au Belize dans les années 1950, ils sont aujourd'hui environ 10 000 à vivre dans des zones isolées du pays. Les mennonites se divisent au Belize en deux courants d'influences plus ou moins modernes. Les membres des communautés de Shipyard et Upper Barton Creek se considèrent comme traditionnels et conservateurs, tandis que les mennonites de Spanish Lookout et Blue Creek seraient plus modernes et progressistes. Facilement reconnaissables à leur habillement d'un autre temps, aux longues barbes des hommes et à leurs calèches, les mennonites sont ouverts et seront ravis de discuter avec vous, si vous souhaitez mieux comprendre leur mode de vie. Entre membres de leur communauté, ils parlent un dérivé de l'allemand ancien connu sous le nom de Plautdietsch, mais beaucoup sont aussi assez à l'aise avec l'anglais et l'espagnol. Ils vivent principalement de l'exploitation de leurs terres, ainsi qu'en fabriquant du mobilier en bois.
Mayas. Les Mayas représentent 10 % de la population du pays. On retrouve les Mayas principalement dans les districts de Corozal, d'Orange Walk, de Cayo et de Toledo. Les Mayas sont présents dans la zone du Belize depuis près de 4 000 ans. Il existe différentes ethnies mayas au Belize : les Yucatèques, les Kekchi, et les Mopan.
Créoles. Alors qu'ils représentaient près de 60 % de la population avant les années 1980, les créoles constituent aujourd'hui environ 35 % de la population bélizienne. Les créoles sont identifiés comme toute personne ayant des ancêtres africains, mais n'étant pas garifunas, ainsi que toutes les personnes qui ont le créole pour langue maternelle. La chute de la part des créoles au sein de la population est à la fois liée à l'immigration de latinos des pays voisins dans le pays, ainsi que de l'émigration de nombreux créoles vers les Etats-Unis.


Langues


Contrairement à tous les autres membres de l'Amérique centrale, le Belize a pour langue officielle l'anglais. Vestige de son histoire coloniale britannique, l'anglais est parlé par près de 63 % de la population. Mais la proximité du pays avec le Guatemala et le Mexique, et leurs influences certaines sur le Belize font de l'espagnol la deuxième langue du pays, étant parlée par près de 55 % de la population. En général, l'espagnol est plus pratiqué aux abords des frontières avec ces deux pays.
Le créole, langue parlée par les Garifunas, les métis et les latinos est quant à lui particulièrement pratiqué dans les îles et sur la côte caribéenne. Langue véhiculaire du pays, elle permet de faire le lien entre les différentes communautés et est donc parlée par près de la moitié de la population (44 %).
La diversité ethnique du pays implique l'usage de nombreuses autres langues dans le pays : comme le Plautdietsch chez les mennonites (dialecte dérivé de l'allemand du XVIe siècle), le Mopan et le Q'eqchi' maya dans les différentes communautés du même nom, ou encore le mandarin et le taïwanais au sein des diasporas asiatiques du pays. La population est en majorité bilingue et une grande partie est même trilingue, ce qui facilite les interactions en fonction de la ou des langues que vous maîtrisez.


Lexique


L'anglais est la langue officielle du Belize, mais le créole est aussi parlé par une grande partie de la population tant sur la côte que dans les îles. Le créole est un dérivé de l'anglais et il est donc toujours plus facile de passer par la traduction anglaise de ce que vous voulez dire ou comprendre, avant de le faire dériver vers le créole.
Vous trouverez ci-dessous quelques mots et expressions à connaître pour vous débrouiller dans cette langue aux sonorités caribéennes (ordre : français - anglais - créole).
Expressions basiques
Bonjour - Good Morning - Gud maanin !
Bonsoir - Good evening - Gud night.
A plus tard - See you later - Si yoo lata.
Quel est ton nom - What's your name ? - Weh yuh naym ?
Mon nom est - My name is - Mee naym...
Comment vas-tu ? - How are you ? - Da how yu di du ?
Tout va bien - Everything's fine / Alright - Evryting gu /aarite.
Ce n'est pas un problème - It doesn't matter - Ih noh mata.
Combien ça coûte ? - How much does this cost ? - Humoch dis kaas ?
J'aime le Belize - I love Belize — Mi love Bileez
Je suis allé à la baie des Singes - I went to Monkey Bay - Ah gaan da Monki Bay
N'est-ce pas ? - Don't you think ? - No true ?
Quelle heure est-il ? - What time is it ? - Weh taim yu gat ?
Va-t'en ! - Get the hell out of here ! - Haul your rass !
Viens ici - Come here ! - Kohn ya !
Expressions typiques
Ne me fais pas attendre trop longtemps - Don't make me wait too long - Wait bruk down bridge.
Là où il y a la fumée, il y a le feu - Where there's smoke, there's fire.- Dah no so, dah naily so.
On désire toujours ce que l'on ne peut pas obtenir - You always want what you can't have - Wahnti wahnti kyah geti an geti geti nuh wahnti.
Il faut toujours se fier à ce que l'on sait, pas à ce qu'on nous dit - Only rely on what you know, not what others tell you - Sleep wit' yo' own eye.
Le tigre peut être mince, il sera toujours assez fort pour te manger - The tiger could be skinny but he still is strong enough to eat you - Di tiiga cooda maga but e cockey tarry.


Vie sociale


Education
Des efforts considérables ont été faits en termes d'éducation ces dernières années au Belize, entraînant des progrès encourageants. Plus de 95 % de la population de 14 ans et plus sait lire et écrire. La plupart des établissements sont à la fois subventionnés par le gouvernement et gérés par des Eglises, la plupart du temps l'Eglise catholique mais il arrive aussi que ce soit l'Eglise anglicane ou la méthodiste. Ce partenariat entre Eglise et Etat pour la gestion des écoles est hérité su système colonial britannique. En marge du système scolaire public, les mennonites gèrent leurs propres écoles, sans aucune implication du gouvernement. L'école est divisée en deux périodes : le primaire et le secondaire. Le primaire accueille des élèves de 5 à 12 ans, tandis que le secondaire accueille les élèves de 13 à 18 ans. L'école primaire est gratuite, tandis que le secondaire nécessite de payer des frais de scolarité (environ 450 BZ$ par an). Environ 75 % des élèves continuent leurs études après le primaire. Après le secondaire, il existe deux universités dans le pays : The University of Belize ouverte en 2000 à Belmopan et l'établissement privé The Gallen University, ouvert en 2003 à San Ignacio dans le Cayo District. Les meilleures écoles sont situées dans les grandes villes du pays, tandis que le Sud, très rural, souffre d'un manque de moyens important au niveau de l'éducation. L'accès à l'éducation est inégalitaire dans le pays. Certes, les études primaires sont gratuites mais des coûts supplémentaires viennent pénaliser les plus pauvres. Il faut pouvoir assurer le transport jusqu'à l'école, l'achat de l'uniforme obligatoire, l'achat des livres et du matériel... Aujourd'hui l'écart se creuse entre les enfants issus de milieux favorisés pour qui le primaire et le secondaire sont des passages obligatoires, tandis que les populations les plus pauvres s'attardent que très rarement au secondaire, quand le primaire n'est pas garanti pour tous. Les disparités sont aussi marquées par des critères géographiques, et culturels. Les métis et les Garifunas ont plus accès à l'école que les Mayas, et l'accès au secondaire est par exemple plus systématique dans les villes que dans les villages.

Arts et culture

La nation bélizienne est encore jeune et ne compte qu'un peu plus de 300 000 habitants. Ce pays, assez isolé pendant de nombreuses décennies avant son indépendance, n'a pas vraiment su développer de scène artistique émergente sur le plan international, mis à part quelques personnalités exceptionnelles qui ont trouvé écho en Amérique et en Europe. Il n'existe aucune école dans le domaine des Beaux-Arts, de la musique ou du cinéma et, bien que plusieurs villes disposent de maison de la culture, ces institutions manquent en général cruellement de moyens. Pourtant, de par ses traditions culturelles métissées qui mélangent des identités mayas, garifunas, créoles et européennes, l'art et la culture du Belize est intéressante et chaque discipline a su se développer doucement, en accord avec ses héritages passés. Des initiatives locales et privées accompagnent quotidiennement ces développements.

Architecture

L'architecture précolombienne. Un des attraits touristiques principal du pays est son nombre de sites mayas composés de structures précolombiennes tout aussi sublimes que nombreuses. Un des temples les plus anciens est certainement Cahal Pech, au sud de San Ignacio, qui date de la période préclassique, aux alentours de 1200 av. J.-C. On a pu remonter si loin, grâce à la découverte de céramique sur ses sites qui ont permis de dater les constructions. Altun Ha et Xunantunich sont quant à eux les symboles de la période classique. Construits à l'orée du premier millénaire, ils voient leur apogée durant le VIIe siècle apr. J.-C. Les sites de Lamanai et de Caracol nécessitent aussi impérativement une visite pour tout amateur d'architecture précolombienne.
Belize City. Malgré les ouragans qui ont détruit une partie des habitations de la ville à plusieurs reprises, Belize City reste un écrin de préservation du style architectural colonial dans lequel s'est construite la ville. Ainsi, on peut y découvrir des monuments religieux et publics datant du XIXe siècle comme la Government House et la St. John's Cathedral. Mais on peut aussi y observer des maisons traditionnelles en bois, dans lesquelles vivent encore ajourd'hui les habitants de la capitale économique du pays. Beaucoup de ces maisons sont montées sur pilotis, afin d'éviter les dégâts des eaux causés par les inondations, et servent alors de lingerie à ses habitants (les habits sont accrochés sous la maison pour sécher). En général les toits sont en tôle. Le style de ces maisons est le créole-colonial.
Parmi les monuments aux styles architecturaux les plus intéressants de la ville, on peut citer : le phare Baron Bliss Lighthouse et non loin la tombe du Baron Bliss, la Government House, la House of Culture, le Museum of Belize, la St. John's Cathedral ou le Yarborough Cemetery.
Belmopan, capitale politique du pays depuis 1970 a été construite ex nihilo suite à l'ouragan Hattie de 1961 qui avait pratiquement rasé la ville de Belize City. La ville ne s'est vraiment développée qu'à partir des années 90 et est le siège des constructions architecturales les plus modernes et post-modernes du pays. Plusieurs prix non officiels lui ont été décernés en tant que capitale la plus moche du monde... Il est vrai que le regroupement de structures en béton, dans un style années 60 triste et terne mélangé à des inspirations architecturales mayas ne mérite pas vraiment qu'on s'y arrête pour y observer ses bâtiments publics.


Artisanat.

Le bois.
La sculpture du bois est très populaire au Belize. L'acajou est bien sûr très utilisé par les artisans pour réaliser des oeuvres diverses. On trouve en général le fruit du travail des artisans exposés sur des tables dans les différents marchés du pays, ainsi que dans des petites boutiques ouvertes à cet effet, et pour les travaux les plus fins il faut se rendre dans les galeries des grandes villes. Les masques et les reproductions d'animaux sont parmi les objets sculptés qui rencontrent le plus de succès sur les marchés béliziens. On peut aussi se procurer des ustensiles de cuisine en bois, comme de grandes cuillères et des plats de service réalisés avec le plus grand soin. Le grand nombre de forêts et d'espèces d'arbres présentes au Belize implique aussi une longue tradition d'ébénisterie dans le pays. D'ailleurs les hôtels et restaurants ont tendance à mettre en avant le recours à des artisans locaux pour leur mobilier. Certains ont même des ateliers leur fournissant directement leur mobilier. De nombreux européens et américains passent régulièrement commande auprès d'artisans béliziens pour la réalisation de leurs meubles qu'ils font ensuite venir chez eux.

La joaillerie.


Le pays regorge de pierres utilisées dans la confection de bijoux traditionnels. Le jade, les coraux, coquillages mais aussi des os et dents d'animaux sont les pièces centrales de bracelets, colliers, boucles d'oreilles, diadèmes et autres pièces qu'il est facile d'acquérir au Belize. Là encore, les marchés sont un bon endroit pour partir à la recherche de trésors, et quelques boutiques à San Pedro, Placencia et Belize City permettent d'acquérir des pièces raffinées et de qualité certifiée.

Des hamacs que l'on trouve surtout dans les îles et sur les côtes, colorés et résistants, ils ne prennent pas beaucoup de place dans la valise et vous pourrez les garder longtemps.
Des corbeilles mayas, dont la réalisation à la main prend plusieurs jours et assurent des motifs originaux pour chaque création.
Des bijoux réalisés à partir de pierres et objets précieux récoltés dans la nature authentique bélizienne.
Difficile de passer à côté des délicieux chocolats artisanaux qui sont produits dans le pays et qui sont parfaits à rapporter dans sa valise, pour qu'une fois rentré vous puissiez encore goûter aux douceurs du Belize.
Le rhum produit localement plaît à nombre d'amateurs, et, bien emballée, une bouteille a l'avantage de ne pas prendre trop de place dans sa valise !


Cinéma

Il n'existe que très peu de films qui ont été tournés au Belize, ou qui relatent l'histoire du pays. La dizaine de films réalisés dans le plus petit pays d'Amérique centrale sont principalement des films d'action qui nécessitent des décors de jungles : 100 Million BC, The Dogs of War, Mega Piranha... Bref, des films qui n'ont pas vraiment marqué l'histoire du cinéma et dont l'action n'est dans le scenario même pas situé au Belize, mais plutôt en Afrique ou en Amérique du Sud.
Pourtant, lors de son premier voyage au Belize dans les années 1980, Francis Ford Coppola a très rapidement été intéressé à l'idée de faire du Belize un terrain de jeu pour le tout Hollywood. Tombé instantanément amoureux de ces paysages de jungles luxuriantes qui lui ont rappelé les décors de tournages d'Apocalypse Now aux Philippines, il a tout de suite vu l'intérêt que représentait le pays pour l'industrie cinématographique américaine. Pourquoi partir tourner en Asie ou en Afrique lorsqu'on peut venir au Belize, à 3 heures d'avion des studios de Los Angeles ? Lors de son premier voyage, il rencontre le Premier ministre Georges Price afin de parler de sa vision pour ce pays nouvellement indépendant et en pleine mutation. Bien qu'enthousiaste, le gouvernement ne suivra pas, trop occupé à gérer les affaires plus urgentes du pays. Finalement, Francis Ford Coppola se lancera dans la construction d'hôtels, et c'est aujourd'hui une belle réussite ! Finalement, le seul film à avoir été entièrement produit au Belize est 2012 : Kurse a di Xtabai, film d'action réalisé par le réalisateur canadien Matthiew Klinck et présenté lors du Festival de film International du Belize qui se tient tous les ans depuis 2003 à Placencia (Stann Creek District), généralement en juillet. Ce festival a pour but de diffuser des films des Caraïbes de l'Amérique centrale et de l'Amérique du Sud au Belize.


Danse

La danse est très présente dans la culture bélizienne, notamment de par son héritage garifuna. En effet, la punta, musique traditionnelle des habitants garifunas, ne s'envisage pas sans la danse. On peut découvrir ses danses lors des carnavals, festivals et autres célébrations de la culture garifuna qui ont lieu tout au long de l'année dans le pays.
La danse punta prend la forme de compétitions pendant les célébrations et des couples de danseurs s'affrontent. Chacun doit essayer de danser le plus langoureusement possible, en jouant de ses hanches et de mouvements de jambes délicats ; la foule qui les entoure décide des gagnants. Dans son aspect rituel, la danse punta est une célébration des morts, que l'on envoie vers une vie meilleure dans l'autre monde. La mémoire des ancêtres africains peut aussi être célébrée à travers cette danse, au cours de séances sur la plage. Les danseurs, au cours de leur démonstration bercée par le rythme des percussions, se tournent parfois vers l'océan Atlantique et dessinent dans le sable des marques permettant aux esprits de s'en aller vers leur terre-mère.


Littérature

Malgré sa petite taille et sa création récente, le Belize compte aujourd'hui plusieurs auteurs qui ont su marquer l'histoire littéraire du pays.
La plus célèbre d'entre eux est certainement Zee Edgell, qui a publié quatre livres après avoir travaillé en tant que professeur associée à l'université d'Ohio aux Etats-Unis. Elle publie d'abord Beka Lamb en 1982, puis In Times Like These en 1991, The Festival of San Joaquin en 1997 et plus récemment The Time and the River en 2007. La même année, elle reçoit le titre honorifique de " Membre de l'ordre de l'Empire britannique " par la reine Elizabeth d'Angleterre. Beka Lamb a été le premier livre à être publié dans la nation indépendante du Belize, et retrace le combat nationaliste dans le pays. Ce livre a su attirer les bonnes grâces de ses lecteurs, aussi bien au Belize qu'au-delà de ses frontières, et à assurer une notoriété importante à son auteur dès cette première publication. Les trois oeuvres suivantes ont aussi été des succès, et s'intéressent toujours aux moeurs et à l'histoire du Belize à travers des personnages féminins pleins de caractère.
Dans cette même veine féministe, on peut aussi citer Felicia Hernandez qui, après avoir émigré aux Etats-Unis, et revenue s'installer au Belize et a alors commencé à écrire sur son pays, et son expérience en tant que femme. Ses livres sont intitulés : I Don't Know You but I Love You, Those Ridiculous Years - A collection of Short Stories, Narenga, et Reflections.
Un autre écrivain célèbre est le talentueux George Seymour Gabb, qui est aussi connu pour ses peintures et ses sculptures. On peut aussi citer comme auteurs contemporains du Belize : Glen Godfrey, Sullivan Martinez, John Alexander Watler, Leo Bradley, Milton Arana, Nicholas Anthony Ignatius Pollard, ainsi que Raymond Barrow.


Médias et télévision

La constitution du pays garantit la liberté d'expression et de la presse dans le pays. Mais en cas d'incident portant atteinte à la sécurité nationale du pays, à l'ordre public ou à la moralité, des exceptions peuvent être émises par le gouvernement. Par exemple, en 2010, le Premier ministre Dean Barrow a mis sur liste noire la chaîne n° 5, après que la chaîne a diffusé différents reportages d'investigation sur des scandales de corruption touchant le gouvernement et ses élus. Mais la mobilisation internationale d'associations américaines et caribéennes de défense des droits de la presse ont permis de faire pression sur Dean Barrow, afin qu'il cesse l'embargo sur cette chaîne. Voici une liste des chaînes télévisées du pays :
Channel 5 - affiliée au People's United Party (PUP).
Channel 7 - affiliée au l'United Democratic Party (UDP).
Plus TV Cable Channel - chaîne chrétienne.
CTV3 Orange Walk.
RadioHaut de page
La Broadcasting Corporation of Belize (BCB) aussi connue sous le nom de Radio Belize qui a commencé à être diffusé sur les ondes dans les années 1930, était la seule radio à émettre dans tout le pays jusqu'en 1998. La privatisation des ondes cette année-là a entraîné la création de nombreuses chaînes qui se partagent désormais l'antenne au Belize. Les émissions sont principalement musicales, mis à part quelques radios religieuses qui diffusent des lectures de la Bible et des prêches tout au long de la journée. Ci-dessous une liste de quelques radios béliziennes :
Love FM : 95.1 - Diffuse de la musique et des journaux quotidiens.
Estereo Amor : 95.9 - Diffuse principalement de la musique, langue espagnole.
More FM : 99.5 - A destination des adolescents, diffusent principalement de la musique.
Wave Radio : 105.9 - Radio de l'United Democratic Party (UDP).
Vibes Radio : 90.5 - Radio du People's United Party (PUP).
My Refuge Radio : 93.7 - Radio chrétienne.


Presse

Les journaux sont généralement hebdomadaires à l'exception d'Amandala Newspaper qui est publié deux fois par semaine. Il n'y a aucun journal publié quotidiennement dans le pays.
The Belize Times - journal officiel du Peolple's United Party (PUP).
The Guardian - journal officiel de l'United Democratic Party (UDP).
The Reporter.
The Independent.
Amandala Newspaper.
The San Pedro Sun - journal publié à San Pedro.
All Belize News - Journal sur Internet.


Musique

La musique bélizienne est faite de mélanges et d'influences multiples directement héritées de la diversité culturelle et ethnique du pays, qui en font sa principale force. Les colons européens avaient apporté avec eux des styles comme la polka, la valse, les quadrilles, les esclaves africains ont diffusés des chants tribaux et la pratique des percussions, ainsi que l'utilisation d'instrument comme le banjo, la guitare, l'accordéon et, et les mayas ont fait perdurer leur style à travers le marimba.
Parmi les styles les plus populaires aujourd'hui, on peut citer le punta rock et la soca, mais aussi la cumbia, le reggae, le dancehall, le brukdown et la musique garifuna.
Un des artistes les plus célèbres du pays, Andy Viven Palacio (1960-2008), a mélangé le style traditionnel garifuna avec le punta rock afin de faire connaître le style et la culture garifuna à l'étranger.
Musique garifuna.
Mélange de rythmes ouest-africains et amérindiens, la musique garifuna relate la valeureuse histoire de cette communauté et les problèmes du quotidien à travers des chants accompagnés de percussions diverses, de xylophones, d'instruments à vent. Une danse s'associe à cette musique, et prend traditionnellement la forme d'un duo entre un homme et une femme au milieu d'un cercle formé par le public venu les acclamer. Les chants sont principalement en créole, espagnol et garifuna.
Musique maya. Le marimba est l'instrument maya par excellence, même s'il trouve son origine dans le xylophone ouest-africain. Il est encore pratiqué dans certaines communautés mayas, dont les membres construisent eux-mêmes les instruments à partir de bois récolté dans leur localité. Un autre instrument marquant utilisé par ces communautés et la harpe maya, impressionnant caisson de bois en deux parties assez imposantes. Florencio Mes, harpiste maya reconnu pour son talent, a été enregistré, ce qui permet de découvrir cet instrument très étonnant.
Punta rock.
Le style le plus populaire auprès des jeunes du pays. Dans les nightclub, le punta est le style le plus joué et dansé. Hérité de la tradition garifuna dite " punta music ", le punta rock remet au goût du jour ce style en y ajoutant des sonorités électroniques et technos. Le mouvement est très rapide, et il faut bien s'accrocher pour suivre cette cadence très rythmée en dansante.
Brukdown. 
Musique de type créole, le style a émergé chez les esclaves africains travaillant dans les exploitations forestières aux temps des colonies. Après une longue journée de travail, ils se rassemblaient, chantaient et dansaient au son des percussions afin de s'échapper de leurs terribles conditions. Le langage utilisé est généralement le créole. On utilise les percussions, l'accordéon, le banjo et la guitare dans ce style musical très populaire dans les villages du Belize.
Reggae et dancehall.
Le reggae et le dancehall jamaïcains sont très présents dans ce pays aux influences caribéennes. Plusieurs radios ne s'arrêtent jamais de diffuser ce son tout droit venu de Kingston, et quelques groupes locaux s'essayent à la pratique de la musique de Bob Marley et de ses héritiers. Dans les îles, le reggae que l'on diffuse et joué en live est plutôt roots.
Hip Hop.
Le rap venu des Etats-Unis est très populaire au Belize, les grandes stars comme Jay Z, Kanye West et Eminem font rêver les jeunes générations des villes et villages du Belize.


Peinture et arts graphiques

Les arts graphiques béliziens sont baignés d'influences caribéennes et centro-américaines. La peinture à l'huile et la technique la plus majoritairement représentée dans les galeries du pays, et on pourrait décrire le style contemporain comme coloré et d'inspiration naïve. Peintures figuratives, les artistes peignent généralement leur environnement, la nature étant très présente dans les tableaux contemporains. Sous forme de fresques, ils cherchent à reproduire cette nature préservée et luxuriante si caractéristique de leur pays. Les couleurs sont vives, la lumière puissante et les formes rondes. Walter Castillo, qui a grandi à San Pedro et vit désormais dans le district de Cayo est un représentant international de ce style de peinture. Les peintres de la capitale du Stann Creek District, Dangriga, comme Benjamin Nicholas et Pen Cayetano s'intéressent aussi à décrire la vie de leurs compatriotes, en les représentant dans des scènes basiques de la vie quotidienne. Plusieurs galeries permettent de découvrir ces créations. San Pedro, sur l'île d'Ambergris Caye, compte certainement le plus grand nombre de galeries avec notamment la fameuse Belizean Arts Gallery, qui a su se construire une réputation de choix depuis plus de 30 ans. La ville de Belize City propose quant à elle une sélection très contemporaine, comme à The Image Factory Shop and Gallery considérée aujourd'hui comme la plus avant-gardiste des institutions culturelles du pays.

Sculpture

Peu de sculpteurs ont réussi à se construire une réputation internationale. Mais c'est le cas du sculpteur le plus célèbre du Belize, George Seymour Gabb. Né à Belize City en 1928, il s'est formé tout seul à la pratique artistique et a su exceller dans des domaines variés (littérature, sculpture et peinture). Il débute la pratique de la sculpture à l'adolescence et apprécie particulièrement le travail du bois ziricote. Beaucoup de ses oeuvres ont été acquises par des collectionneurs privés et il a connu un succès international assez rapidement.
Son oeuvre la plus célèbre et la plus reproduite est certainement son " The Sleeping Giant " qui figure désormais sur tous les billets de banque de 100 BZ$. Sa statue " Freedom of Thought " est aussi très célèbre puisqu'après avoir était acquise par l'Etat, elle a été placée à l'entrée de la capitale du pays, Belmopan.

Cuisine bélizienne

La cuisine bélizienne est un reflet de la diversité culturelle de ce pays, métissée et épicée. Principalement influencée par ses proches voisins que sont le Mexique et le Guatemala, les bocas y ont beaucoup de succès sur les tables des restaurants. Ainsi vous aurez toujours l'occasion de déguster des tostadas, tamales, tacos et autres spécialités d'Amérique centrale qui, en plus d'être délicieuses, sont bon marché.
Dans les îles et sur les côtes, les influences caribéennes sont quant à elles très marquées, et les poissons grillés accompagnés de riz frit se laissent déguster avec plaisir, les pieds dans l'eau.
Enfin, le nombre important d'immigrés venus d'Europe, qu'ils soient Américains, Anglais, Allemands ou Italiens assurent une cuisine internationale de qualité, qui aime jouer des mélanges entre saveurs exotiques et plus classiques.
La présence d'immigrés d'origine chinoise et taiwanaise permet aussi de découvrir des plats aux saveurs asiatiques dans la grande majorité du pays.

Produits caractéristiques

Les produits phares
Les poissons et fruits de mer sont des plus nombreux dans les eaux du Belize, et pour les amateurs de produits de la mer, chaque mois de l'année est un nouveau festival de saveurs. On peut notamment se régaler de homards, de crevettes, de conques et de bien d'autres crustacés, mais aussi de dorades, de bonefish, de permit et de tarpon...
Les haricots et le maïs sont les produits de base de l'alimentation traditionnelle maya.
Les tortillas, galettes de farine de blé, accompagnent la plupart des repas et font ici office de pain.
Le manioc, appelé cassava, accompagne la plupart des plats garifunas.

Quelques plats typiques
Rice and beans : mélange savoureux de riz et de haricots rouges cuits dans du lait de coco.
Ceviche : plat délicieux dont la paternité est à attribuer aux Péruviens, mais que l'on retrouve ici à la carte de nombreux restaurants. La recette : poissons marinés dans une sauce au citron accompagnés de petits légumes frais comme la tomate, le concombre et les échalotes, et ne surtout pas oublier la coriandre !
Chicken Escabeche : plat issu des traditions espagnoles et mayas. Le poulet est cuit avec du thym et de l'origan puis intégré à un bouillon de poulet aux saveurs épicées.
Cochinita Pibil : porc mariné dans un jus d'orange acide, puis assaisonné de allspicies, d'oignons et d'ail. On place ensuite le porc dans une feuille de banane plantain qu'on laisse cuire à feu doux pendant plusieurs heures. On sert ensuite ce mets fondant dans une tortilla a laquelle on ajoute des avocats frais.
Johnny Cakes : gâteaux réalisés à partir de farine et de lait de coco et cuits au feu de bois. En général servis avec du beurre et des haricots au petit déjeuner.

Boissons alcoolisées
Le rhum : les terres agricoles du nord du Belize sont très propices à l'exploitation du sucre de canne, ce qui permet la production d'un rhum bélizien de qualité. Le rhum est très implanté dans la vie culturelle bélizienne et fait partie de toutes les célébrations !
Le " vin " bélizien : les " vins " béliziens sont très sucrés car produits à partir de la noix de cajou fermentée (cashew wine) ou de la craboo, petit fruit jaune au goût très prononcé. Les vins sont principalement produits autour de la rivière Belize, mais sont consommés dans tout le pays.
Bière : la bière par excellence dans le pays est une production locale, la Belikin. Institution nationale, chaque table de bar et restaurant en est très vite recouverte les week-ends de sorties au Belize.

et pour terminer en beauté,
Le chocolat du Belize

Héritée de la culture maya, la production du chocolat est une affaire très sérieuse au Belize. Certains spécialistes pensent même que le Belize est le premier endroit au monde où la production de chocolat aurait pris place. Aujourd'hui, le cacao est principalement produit dans le sud du pays, dans le district de Toledo. La graine de cacao est récoltée dans les arbres de cacao et est ensuite raffinée dans des usines ou atelier prévus à cet effet. Hershey, plus importante compagnie américaine de chocolat avait d'ailleurs installé une usine au Belize durant les années 70 et 80 mais s'est ensuite délocalisée vers des zones de productions moins chères. Les exports de chocolat ont cessé après cette période, le cours du caco ayant dans les années 80 connu une très forte baisse. Les béliziens, et en particulier les Mayas n'ont pour autant pas cessé d'en consommer, le chocolat faisant partie de leur régime quotidien ! Depuis quelques années, la production locale a repris des forces, et poussée par le gouvernement à développer une pratique écologique qui respecte l'environnement, du chocolat de très grande qualité est désormais produit dans le pays. Il est facile d'en déguster, et d'en rapporter dans ses bagages, de nombreux magasins et ateliers se trouvant dans les zones touristiques comme San Ignacio ou Ambergris Caye. Parmi les producteurs locaux qui se démarquent, on peut citer le Cotton Tree chocolate, Kakaw Belizean Chocolate ou encore Goss Chocolate. Celui goûté est excellent ...


Habitudes alimentaires

Le cycle du soleil rythme la vie des béliziens. On se lève tôt, et le petit déjeuner y est donc servi assez tôt, en général à partir de 7h. Le déjeuner est pris aux alentours de midi, et le dîner sera quant à lui terminé aux alentours de 19h. On pensera donc à se rendre au restaurant pas trop tard.
Au petit déjeuner, le plus classique est de commander des oeufs accompagnés d'une tortilla. Au déjeuner comme au dîner, on peut profiter de la diversité des propositions béliziennes. Inspirations mexicaines, africaines, européennes font de ce pays un mix savoureux qui se retrouve dans les assiettes. Les fruits de mer, homards en tête, sont peut-être les produits les plus symboliques du pays. Pour les petites faims, on n'hésite pas à se laisser tenter par des spécialités mexicaines : tacos, enchiladas et quesadillas.
Les restaurants sont pour la plupart assez semblables en termes de prix et qualité, rares sont ceux qui affichent des prix très élevés, en général il s'agit des restaurants des hôtels de luxe. Mis à part dans ces établissements, on mange généralement bien pour environ 20 BZ$.

Recette

Rice and beans
Si vous vous intéressez à la culture gastronomique du pays, le rice and beans est un des incontournables qu'il vous faudra maîtriser rapidement ! Plutôt facile à réaliser, il faut en revanche s'y prendre à l'avance pour les haricots qui nécessitent de passer une nuit dans l'eau avant de pouvoir être préparés.
Ingrédients : 250 g de haricots rouges • 1 oignon • 500 g de riz • Poivre • Thym • 3 gousses d'ail • 200 ml de lait de coco.
Préparation : placez les haricots dans de l'eau et les mettre de côté pendant 8 heures. Une fois les haricots prêts, couvrez-les d'eau et portez à ébulition. Réduire le feu, ajoutez l'ail dans les haricots et laissez mijoter pendant une heure jusqu'à ce que les haricots soient cuits. Ajoutez ensuite l'oignon, le poivre, le sel, le thym et un peu d'huile végétale.
Dans une autre casserole, faites revenir votre riz dans de l'huile pendant quelques minutes jusqu'à ce qu'il devienne translucide puis ajoutez les haricots assaisonnés. Ajoutez le lait de coco et laissez mijoter jusqu'à ce que le riz soit cuit. C'est prêt, vous n'avez plus qu'à déguster !


Jeux, loisirs et sports

Disciplines nationales

L'histoire politique du pays a imprégné la culture sportive du pays. Les influences anglaises et américaines ont donc marqué la pratique du sport au Belize. Le football et le basketball sont de loin les deux disciplines les plus appréciées. Cependant, le manque de soutien de la part des institutions du pays ne permet pas à beaucoup de béliziens d'accéder à un parcours sportif professionnel. La première participation aux Jeux olympiques date de l'été 1984, à Los Angeles aux Etats-Unis.
Des sports comme le volleyball, le tennis et la boxe sont aussi assez populaires, et on trouve différents clubs et associations dans les capitales des districts. Vous croiserez aussi beaucoup de cyclistes sur les routes béliziennes, malgré leur état globalement désastreux, et plusieurs courses d'envergure nationale sont organisées chaque année. Le nombre important de rivières dans le pays a permis le développement de la pratique de nombreux sports aquatiques comme le canoë et le kayak et là encore des courses sont organisées tout au long de l'année et sur plusieurs jours.
Du côté de la Mer Caraïbes, on pratique à la fois des sports de voiles et des sports d'exploration comme la plongée sous-marine.

Basketball

Le basketball est un sport très pratiqué au Belize. Venu des Etats-Unis il s'est implanté dans les villages et écoles du pays et a vu émerger des stars parties ensuite jouer pour la NBA (comme Nigel Miguel, Milt Palacio, ou encore Charles Burgess). L'équipe nationale a participé à plusieurs tournois régionaux, mais n'a jamais réussi à intégrer de grandes compétitions internationales. Ça n'empêche pas les Béliziens d'être de fervents défenseurs de leur équipe !

Canoë

Etant donné le nombre important de rivières dans le pays, le canoë a facilement trouvé sa place parmi les sports favoris de la population bélizienne. Plusieurs courses ont lieu durant l'année, et la plus célèbre est la Ruta Maya Belize River Challenge. Ses participants doivent parcourir durant 4 jours près de 270 km depuis San Ignacio jusqu'à Belize City.

Football

Le football est incontestablement le sport préféré des Béliziens. Le pays intègre la FIFA en 1986, cinq ans après son indépendance. Son équipe nationale obtient depuis un soutien inconditionnel de son peuple, alors qu'elle n'a pour l'instant remporté aucune compétition internationale. Des rencontres se tiennent aussi au niveau régional, les équipes des différents districts du pays s'affrontant régulièrement. Un des joueurs les plus célèbres du pays est Deon McCaulay, meilleur buteur du pays.


Activités à faire sur place

Cave tubing

Il n'existe pas vraiment de traduction pour cette activité qui s'avère hyper divertissante et qui ne demande qu'assez peu d'efforts. De nombreux organisateurs d'excursions sur place proposent le cave tubing, et vous n'aurez donc aucun mal à essayer. Il s'agit de descendre les rivières à bord de grandes bouées en caoutchouc et d'explorer ensuite les grottes souterraines. Aspects ludique et dépaysant garantis ! En général, les excursions débutent par une courte randonnée pour atteindre la rivière.

Equitation

Lorsque l'on parcourt les routes du Belize, on est étonné de voir le nombre de chevaux aux abords des routes. Les équidés sont nombreux dans le pays, et plusieurs lodges et hôtels proposent des excursions dans les Montagnes Mayas à cheval.

Pêche

La présence tout au long de l'année d'experts venus du monde entier jeter leurs mouches dans les eaux béliziennes sont la preuve d'un engouement tout particulier pour ce petit pays aux conditions très favorables pour la pratique de la pêche. Que ce soit la pêche à la mouche ou la pêche au gros, le Belize regorge de coins exceptionnels où l'on peut attraper des poissons rarissimes. 3 des 10 sites de pêche du permit se trouvent au Belize, et il s'agit d'un pays fameux pour ses coins à tarpons, autre poisson qui fait rêver de nombreux pêcheurs. On peut aussi y attraper d'autres poissons plus classiques, comme le barracuda, l'espadon, le mahi-mahi ou encore le wahou. Tout ça bien sûr dans un cadre magnifique de carte postale propre à la mer des Caraïbes !

Plongée

Avec ces centaines d'atolls et d'îles à explorer, le Belize est un haut lieu mondial de la plongée. Le Great Blue Hole était d'ailleurs considéré par le commandant Cousteau comme l'un des sites les plus exceptionnels au monde. Que ce soit à la bouteille ou avec masque et tuba, vous pourrez partir explorer la 2e plus grande barrière de corail au monde, classée à l'UNESCO, et vous reviendrez avec des souvenirs inoubliables. Le développement du tourisme dans le pays depuis 30 ans a permis de voir l'émergence d'écoles et d'organisateurs d'excursions professionnels et de qualité internationale qui vous assurent les meilleures conditions pour vos explorations. Les sites les plus appréciés des plongeurs sont certainement : le Great Blue Hole pour son caractère exceptionnel et l'atoll de Lightouse Reef a proximité qui offre une diversité d'espèces de poissons époustouflante, la Hol Chan Marine Reserve réputée pour sa population de requins et de raies, et pour des centaines d'autres espèces animales. Plus au sud, Gladden Spit est quant à lui très réputé pour ses requins baleines.

Randonnée pédestre

Qui dit jungle et parcs nationaux dit randonnée pédestre. La plupart des lodges et hôtels du pays qui se situent à proximité de sites naturels proposent des journées de treks pour découvrir la faune et la flore du pays. Il serait dommage de manquer cela, surtout lorsqu'on connaît l'exceptionnelle biodiversité qui caractérise ce pays. Même si certains parcours sont balisés dans les parcs nationaux et autres réserves, il est toujours mieux de partir avec un guide professionnel, qui connaitra tous les chemins à parcourir et les dangers à éviter. Les plus belles randonnées sont situées dans les parcs nationaux de Chiquibul et du Blue Hole, de la Mountain Pine Ridge Forest, des Cocksomb Basin et Crooked Tree Wildlife Sanctuaries, ainsi qu'à travers les grandes ruines mayas du pays (Xunantunich, Altun Ha, Caracol, Lamanai...).

Spéléologie

Le Belize est très célèbre pour ses réseaux souterrains autrefois occupés par les Mayas, et dont l'exploration s'avère passionnante sur le plan de l'histoire comme de la géologie. Les sites les plus connus sont situés dans le Cayo district. On pense notamment à Actun Tunichil Muknal (ATM), ancien site funéraire maya, où l'on peut encore contempler des squelettes, des céramiques déposées par les Mayas il y a environ 2 000 ans. On peut aussi citer Barton Creek Cave, aussi utilisé par les Mayas comme site funéraire, et qu'on ne peut atteindre qu'après un périple en canoë d'environ une heure.

Sports nautiques

Sur les îles comme sur les côtes, on trouve quelques écoles de voile qui permettent de pratiquer le catamaran, la planche à voile. Souvent les hôtels mettent à disposition des clients des planches et des kayaks. L'idéal pour pratiquer des sports nautiques est de se rendre sur l'île de San Pedro, très touristique, mais qui possède le plus grand nombre de structures. On trouve aussi quelques centres de sports nautiques sur la côte, notamment à Hopkins et Placencia.