Printemps 2017 - retour dans le turquoise au Belize

La saison des pluies touche enfin à sa fin, du moins en théorie. Le soleil semble enfin de retour, les ondées deviennent très occasionnelles et Chamicha est quasi prêt à partir après 6 mois de stage en eau douce. Sortir du Rio Dulce pour rejoindre la mer.

Nous sommes en Janvier... 2017 commence tout juste.

Chamicha au Belize

Il est temps de partir retrouver des eaux plus claires, notre programme ... le Bélize pour commencer, petit pays de la mer des Caraïbes, coincé entre le Guatemala et le Mexique plus au nord.

Isabelle et Daniel, les amis navigateurs de nos amis de l'ex Fée Verte, Monique et Jean-Claude (installés au Panama) se proposent de venir passer quelques jours à bord. Nous les connaissons depuis quelques années, lors de notre périple aux BVI, puis sur les iles ABC et un peu aux San Blas.
Rendez-vous pris, ils arrivent le 20 janvier à la marina de Manglar. Ils ont quitté le froid glacial de Paris et se retrouvent en maillot de bain pour sauter dans la piscine dès leur arrivée !

Nous passons quelques jours sur place, ils découvrent un peu notre base guatemaltèque et aussi la vie au quotidien à Fronteras avec son trafic routier et sa population colorée.

Nous terminons les derniers appros en leur compagnie, à savoir la fin du "frais", quelques fruits et légumes et le 23 janvier 2017 nous quittons la marina pour descendre le Rio Dulce jusqu'à son embouchure sur la mer.

En cours de chemin, nous faisons un stop au mouillage de Texan Bay.

Jolie couleur de fin d'après midi...

Réveil au petit matin ... petit dej puis se laisser glisser le long du Rio Dulce, toujours aussi beau.

Perchés dans les arbres ou tournoyant dans le ciel, aigrettes, hérons, pélicans, mouettes, frégates et autres gents ailées sont à l'affût du plus petit poisson.

Stop à Livingston pour les formalités de sortie du Guatemala, suivi d'un petit tour de "ville" avant de revenir au bateau.

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Après ces efforts surhumains, et avant d'attaquer la grande navigation du lendemain, une petite sieste d'impose...

Mouillage en face du village pour la nuit proche de l'embouchure du Rio et de la passe de sortie

Départ au petit matin, le sondeur au niveau de la barre qui nous sépare de la pleine mer nous donne une hauteur d'eau de 2,20m soit quasi la même chose que lors de notre entrée fin juillet.
Pas de problème pour Chamicha, alors que la veille un voilier avait dû se faire aider pour être gîter par deux lanchas afin de passer cette zone de peu de profondeur.

Cap sur notre première destination du Belize (55 miles nautiques) : Placencia

En cours de route un très beau tazard imprudent d'environ 90 cm nous a fourni quelques bons repas.

Placencia ... notre première étape dans ce nouveau pays ...

Située à 55 milles de Livingston, nous naviguons aux moteurs pour y aller, vent pile poil dans l'pif ! souvenez vous : PPDP
En tirant des bords à la voiles on en avait pour 3 jours !!! ... ce sera souvent le cas d'ailleurs, comme l'impression que l'on ne va pas user les voiles par ici !!!

Découverte d'une petite bourgade colorée sur la cote tout au bout d'une presqu'île.

Un sympathique bar dans un palapas avec un ponton pour les annexes, clientèle semble-t-il américaine et de canadienne, gens de voiliers ou autres habitants du coin, vacanciers aussi à la recherche de soleil.

Dans le village, quelque voitures et des voiturettes de golf, des vélos, quelques camions de livraison, rien à voir avec la circulation de notre précédente halte à Fronteras. Ici tout semble calme. De petits commerces en tout genre, des restaurants, des bars, de la vie, de la couleur, le tout donnant soit sur la grande plage bordée de cocotiers, soit sur l'autre partie de mer où se trouve notre mouillage.

Une population majoritairement noire, mais aussi pas mal d'américains venus s'installer ici sous le soleil des Caraïbes.

Pour les bateaux, les formalités se font à Big Creek, il faut prendre une lancha rapide de la compagnie locale "Hokey Pokey water tours" qui se glisse à grande vitesse à travers la mangrove pour rejoindre le village proche du port commercial et des autorités. cout 6 doll belize. Vraiment abordable compte tenu de la distance.
De là, un taxi nous emmène aux différents bureaux. Cout total des formalités environ 130 dollars US pour 4 personnes et le bateau, valable 1 mois, renouvelable deux fois. Maxi 3 mois, si nous voulons prolonger cela est faisable, il faut justifier par écrit d'une demande auprès des autorités.
Dans le prix de 130 doll US est compris notre séjour pour une semaine. Ensuite on paiera une taxe locale de 5 dollars "belize" par jour supplémentaire, (soit environ 2,5 doll US) au moment de notre sortie ou en renouvelant notre mois si on reste plus longtemps. Pas donné, mais les belles choses ont une prix !!! renouvellement pour un mois, 50 doll belize par personne.

Là nous allons souffrir... la carte bleue va chauffer, heureusement que les coffres sont pleins de victuailles.

Tout ceci ne nous dit pas ce qu'est le Belize ... un peu de géographie, d'histoire et d'infos chipées sur internet

Le Bélize... où ? quand ? comment ?????

Pour ceux qui aiment un peu savoir ce qu'il en coûte ...

Les prix dans les magasins, principalement tenus par des chinois, sont dans l'ensemble nettement plus chers qu'au Panama et encore bien plus qu'au Guatemala.

Fruits, légumes, produits courants en tous genres, rien n'y échappe, sans parler de ceux de l'alcool, bien plus flagrant encore, les taxes doivent être exorbitantes ... un exemple : un litre de rhum Abuelo au Panama, entre 8 et 12 dollars US... ici ...42.... soit plus de 30 dollars de plus ! le champagne ... 80 doll US minimum... heureusement, il reste encore du blanc de blanc français "Jacqueline" acheté au Panama avant notre départ dans un coffre pour les grands jours !

Une bouteille de vin chilien standard de base vaut au minimum dans les 13 doll US au lieu de 5 à 6 au Guatemala ou au Panama. Je crois que l'on va se mettre à l'eau !!!

De jolis restaurants par contre où l'on peut manger pour moins de 10 doll US. La bière locale vaut environ 2,5 dollars US au bar. correct. Par contre dans les iles touristiques elle prend l'ascenseur et se vend 5 doll US !!!

Je vous donne quelques prix en dollars US, le dollar bélizien vaut le double (100 doll bélize égale 50 doll US) facile pour les comptes ...

Après ce petit tour d'horizon monétaire, place aux photos de Placencia

Petit tour de village avec les amis ... Quelques photos au hasard.

L'envers du décor ...

Le Belize c'est aussi une population pauvre, beaucoup de choses restent à faire : quelques photos prises au hasard des rues de Placencia.

Niveau nourriture, on trouve de tout ou à peu près mais aussi ici encore la mal bouffe sévit ....

Comme encore et toujours beaucoup de chiens livrés à eux-mêmes... celui ci ne semble pas trop se préoccuper de la gamelle du soir !

D'étonnantes petites barques locales chargées de plus petites barques individuelles ... ce sont les pêcheurs béliziens qui partent dans les lagons à la recherche de langoustes, de lambis et autres poissons pour les vendre à Placencia. Ils sont 6 à bord, la nuit ils recouvrent le bateau d'une bâche en plastique posée sur la bôme. Spartiate... on a presque honte à n'être que 2 dans notre cata...

Leurs bateaux sont hyper chargés, la navigation dans le mauvais temps doit être impressionnante. Plus tard lors d'un mouillage à Ranguana, (malheureusement après le départ des amis) nous aurons l'occasion de leur acheter un peu de leur pêche, à savoir un magnifique capitaine et quelques lambis.

Le Belize ... plein de mystères quand à son futur look ... Le style caraïbe bélizien prend du plomb dans l'aile...

De nombreuses agences immobilières (dont une de renommée internationale dans le domaine du luxe) proposent des quantités de terrains, de maisons, de futurs projets de lotissement où tout est bien aligné au cordeau, mais aussi de grands projets de marinas. Rappel : zone cyclonique malgré tout....
Partout dans ce secteur et tout au long de la presqu'île de Placencia fleurissent des panneaux "for sale", enfin "à vendre", le plus petit lopin de terre ou de sable et de mangrove.
La clientèle semble essentiellement américaine, voire canadienne. N'oublions pas que le Belize est un paradis fiscal.

Les offres sont nombreuses et les prix bien élevés pour la qualité des constructions.. Une place au soleil est-elle si chère ??? Mieux vaut acheter une fois la maison construite ... même si son prix a pris l'ascenseur à cause des spéculateurs, au moins, elle a le mérite d'exister ...

Certaines constructions, certains projets, commencés depuis quelques années semblent déjà avortés et laissés à l'abandon ... Triste paysage parfois... sans parler du style !

Quelques exemples ... de beaux projets sur papier au nom évocateur ... mais ensuite ???

pas vraiment typique du Belize ??? Parmi d'autres, 2 immenses bâtiments abandonnés

Iles à vendre ...

Des iles entières sont mises en vente plusieurs millions de dollars US...

Un petit exemple en passant : sur Rendez vous caye, un mur en béton en fait dorénavant le pourtour, hormis sur une partie de sa cote où se trouve une magnifique plage de sable blanc. Des piles de plots déjà anciens attendent sous le soleil, deux maisons semblent bien avancées, mais laissées en plan, 3 autres complètement inachevées, les structures d'une dizaine d'autres sortent du sol, fer à béton totalement rouillé sur lesquels la végétation reprend vie, vieux ciment noirci par le temps ... tristesse ... Un gardien et son chien sont là pour empêcher les éventuels opportunistes ...

J'aimerai que l'on m'explique ... projet trop grand suivi d'une faillite, décès du proprio, autorisation de construire non conforme ??? problème récurent avec les fameux insectes sandfly qui vous dévorent à peine posé le pied sur l'île, , d'approvisionnement en eau, problème d'évacuation des eaux noires, autant de suppositions restées sans réponse.. Quelle dommage, l'île devait être si belle avant ... D'autres semblent suivre le même chemin, sans compter celles qui cherchent encore acquéreurs... déjà défrichées en partie, que va devenir leur sol ???

Et pourtant une fois terminées, les maisons auraient pû avoir belle allure avec leur toit en palmes... avec la superbe plage à proximité !

Bon, ceci dit, arrêtons de parler de choses qui fâchent ... retour à notre balade

Le Belize, classée 2ème barrière de corail au monde après celle d'Australie, est réputé pour ses plongées, soit en bouteilles, soit simplement en PMT.

Cap sur "Laughing birds caye" histoire de faire enfin une première trempette dans le turquoise.

Quelques spécimens bien connus... une raie pastenague, un barracuda de belle taille, un joli poisson coffre et un magnifique perroquet mâle...Pas sauvages du tout... Evidemment nous sommes dans une réserve... A ce sujet, le problème du Belize est qu'il faut ouvrir son porte-monnaie dès que l'on approche d'une île, soit car elle est classée "réserve naturelle", soit parce que les bouées y sont payantes, soit que vous voulez vous dégourdir les jambes en descendant à terre, et là, haro sur le touriste... 10 dollars, 15 dollars, US bien sur.... un peu pénible, nous espérons que la remontée en direction du Mexique sera un peu plus cool niveau "porte-monnaie à pattes" et "pompage de fric".

A peine arrivés donc sur cet ilôt que la machine à billet doit entrer en fonction... les gardes du parc nous raquettent de 10 dollars US par personne... voilà qui promet !!! Nous qui ne restons qu'une nuit, c'est un peu dur à gober, mais il parait que ce sera valable pour les autres fois où nous viendrons ici !!! à voir ...C'est pour cela que les poissons sont familiers, ils habitent dans un parc protégé, cela vaut bien une ponction dans notre caisse de bord !

Première impression de bonne augure sous l'eau, les coraux semblent en bonne forme malgré le passage du cyclone Earl en août dernier, à nous de ne pas les abîmer, il semblerait que l'amende soit salée... bien plus que l'eau du lagon !

Après cette petite balade sous-marine les grands enfants s'amusent sur la plage ...

Un coup de vent du Nord est annoncé, impossible de rester dans ce mouillage, retour à Placencia car la nuit a déjà été rouleuse avant l'arrivée du vent annoncé.... il est temps de se mettre à l'abri car la plupart des îles ne semblent protéger de ce genre de météo. Vent annoncé 23 noeuds, nous en aurons 30 en réalité dans la nuit. Le ciel se couvre, il pleut aussi et le thermomètre descend à 21 degrés... pas chaud ...

Les copains décident d'aller faire un tour aux ruines mayas de Tikal le temps que le soleil revienne... Nous gardons le bateau en attendant son retour avec impatience ainsi que celui de nos amis pour poursuivre nos découvertes.

Nous partons alors du coté de Pelican Caye, puis sur l'ilot de Moho, aussi un petit tour à Colson caye. Décidemment le temps passe trop vite ... et la météo n'est pas des meilleures.

Tiens, un second poisson suicidaire, cette fois ce sera un joli thon...

Cela va nous changer des fameuses algues "sargasses" qui se promènent ici aussi... et comme on dit quand on en ramène l'équivalent une jolie salade dans le rapalas ... "Les sargasses, ça agace" dicton chamichadien...

Florentine attend sa part du "gâteau"... Daniel est préposé aux désirs de Sa Majesté Chatte.

Moho, une charmante petite île toute recouverte de cocotiers

Joli snorking, là aussi, des gorgones ondoyantes et de coraux colorés, une multitude de jolis poissons.

Juste avant le coucher du soleil, Isa et moi descendons à terre

Retrouvaille avec le gardien de l'île déjà rencontré lors de la séance snorkling du matin, quelques canettes de coca cola lui font grand plaisir Ce sympathique bélizien entretient de main de maître cet petit îlot et soigne la plantation de cocotiers comme si elle était sienne. Il nous parle de ses arbres avec beaucoup d'amour. L'île semble appartenir à un canadien.

De notre coté, nous savourons un coco directement coupé sous nos yeux et offert par notre hôte. Papotage avant de revenir au bateau.

C'est aussi l'occasion de voir de plus près le nid perché tout en haut d'un immense arbre sur la plage dans lequel cette magnifique maman Aigle pêcheur attend impatiemment le repas que Papa Aigle est parti chercher pour leurs 2 jeunes.

Au petit matin, séance trempette pour nos amis ... mieux qu'à Paris !!!

Slalom entre les cayes à la recherche d'un mouillage.

Photo classique ... l'heure de l'apéro ... Santé les amis

Les bonnes choses ont malheureusement une fin ... leur date de retour approche, nous les ramenons au Rio, nav pas terrible sur le chemin, ciel gris, mer grise, formalités de sortie pour nos amis à Punta Gorda en passant, puis une entrée du rio un peu cahoteuse, avec toujours nos 2 mètres d'eau.
Remontée du Rio, pas de stop à Texan car Isa et Daniel veulent visiter aussi la belle Antigua avant de rentrer en France.

Ils prennent le bus, en route pour Guatemala city et Antigua... ils auront vu un peu le Guate, le Rio Dulce, le site de Tikal, Antigua l'ancienne capitale, aussi un petit peu du Belize, ses ilôts et ses couleurs, nous espérons qu'ils garderont néanmoins un bon souvenir de leur petit périple.

Dernière soirée au Sundog Café, mojito de rigueur, pizza pour éponger...

Pour nous encore quelques appros, maintenant que l'on connaît les prix au Belize, on en profite pour stocker encore quelques denrées "chères" en attendant notre arrivée au Mexique si le vent nous y pousse ...

Nous repartons sur le Belize, avec au programme le secteur de Sapodillas.

Quelques photos des Sapodillas, situées le long de la barrière de corail au sud du Belize auquel elles appartiennent, à la limite des frontières marines du Honduras et du Guatemala. Ces 3 pays se partagent l'accès, un poste d'immigration est sur place. Pas besoin de faire son entrée officielle au Belize, juste payer aux autorités son écho. Quelques iles, quelques bouées payantes et de jolis mouillages mais peu protégés de certains vents. Tourisme à la journée, du monde surtout le week-end venant des pays voisins. Prix de la bouée : 10 doll US par jour et par pers. Après discussion, on ne paiera que 20 doll au liede 60 pour les 3 nuits passées ici.

Des heures difficiles ... avant d'aller poser le pied à terre

Lieu de ponte des tortues marines.

Voilier échoué sur la barrière de corail... apparemment depuis peu, les voiles sont encore en place, il ne semble pas avoir été pillé. Quelle tristesse de voir un bateau abandonné.

Départ pour l'ile de Ranguana, privée d'ailleurs.

La lancha amène chaque jours son lot de touristes à la journée, le prix 125 doll US par personne tout compris avec un repas... moitié prix quand même pour les mômes...

Ranguana ... deux jours sympas accrochés à une bouée (nous apprendrons qu'elles sont aussi payantes contrairement aux infos données par un autre bateau) tarif ici : 20 doll US par jour pour le bateau... rien payé... départ au petit matin du 3ème jour pour cause de mauvais temps

Dans la fin de la dernière nuit, un bon vent d'ouest se lève, la mer se forme rapidement, nous jouons à saute-mouton sur notre bouée, l'île ne protège pas de ce genre de vent... on lève le camp, direction Placencia pour nous mettre à l'abri, on plante des pieux, les vagues sont très courtes et l'eau recouvre le bateau, super confort !!! il va y avoir du dessalage au programme.

Arrivée au mouillage sans vent... grand calme, super. Quelques heures plus tard, un coup de vent du sud cette fois nous surprend... re saute-moutons... décidément, ce n'est pas la meilleure journée ici... ni même pendant la nuit ...

Le lendemain retour enfin au calme.

Belle matinée accompagnée du passage d'une famille de dauphins joueurs tout proche du bateau. Rare de pouvoir les photographier dans cette position. Moment magique ...

Nous profitons de la petite ville de Placencia de nouveau, mouillage confortable et sécure.

Petites balades comme toujours, petits travaux sur le bateau comme toujours, on attend que le mauvais temps s'en aille... comme souvent à cette saison

Le Cap'taine qui n'est pas très gourmand de glace en a trouvé une géante ... arrivera-t-il à la terminer ?
Si vous passez par là, n'hésitez pas à venir du coté de la boutique Tutti fruti... impossible de résister ...

On longe la jolie plage de Placencia, quelques jolies maisons bordent le rivage, il y a des chanceux ...
Rencontre avec une famille d'écureuils peu farouches et bien curieux

Martine et Jean de Miss Noël sur leur un catamaran à moteur, sont arrivés du Guatemala à Placencia.


Une petite nouveauté pour nous ... enfin ... on en a vu ...



En leur compagnie, nous partons en annexe essayer de voir des lamantins ou "manatee" dans leur milieu naturel. Difficile de les apercevoir, la mer agitée même derrière l'ilot rend l'eau très trouble.


Ces gros mammifères placides passent leur temps dans les fonds herbeux à brouter de l'herbe. Ils remontent à la surface pour respirer et c'est seulement à ce moment que nous pouvons les voir. Dommage, les photos sous-marines seront pour un autre rendez-vous si l'occasion se représente et celles depuis l'annexe sont bien misérables ... Désolée ...

Nous pensons remonter gentiment vers le Nord, mais pour ce jour, la météo n'est encore pas terrible, les fronts froids qui descendent des USA à cette saison sévissent de nouveau ... restons bien sagement à l'abri à Placencia... tous les voiliers du secteur sont de nouveau là attendant sagement une accalmie...

Mi mars


Ouf, soleil enfin de retour - Re départ ... direction vers l'Est néanmoins, en s'approchant des iles qui longent la barrière de corail, 20 milles plus loin.


North long cocoa caye et Rendez vous caye. On retrouve la couleur douce à nos yeux, celle des fonds limpides, peu profonds, avec quelques jolies places de snorkling et aussi de pêche sous marine pour le Cap'taine... il y avait bien longtemps que son matériel dormait tranquillement... pas loin d'une année. Aie, que le temps passe ...


Pourtant voyez comme c'est joli... on se croirait sous les cocotiers ... Notre pause à Rendez-vous caye.

Nous retrouvons Martine et Jean de Miss Noël sur notre joli mouillage.

A droite la pêche du chef et à gauche une partie des "appros locaux" ramenés par les pêcheurs sur le bateau des amis contre 20 dollars "belize" soit 10 doll US.

On s'en pourlèche encore les doigts... et Mme Flo n'en perd pas une miette sur ses griffes !

Dommage, ils ne peuvent pas rester longtemps car il reste encore la belle pêche du Cap'taine à partager avec eux. Merci pour les crabes et les langoustes... à refaire ...

Quelques bons moments passés ensemble mais encore une fois la météo s'en mêle et nous empêche de profiter de cet endroit magnifique.

Décidément, pas de chance à ce niveau, il parait que les mois les meilleurs pour naviguer au Bélize sont avril - mai et juin ...

Nous allons patienter... si Cuba n'est pas au programme cette saison, et bien, ce sera pour l'an prochain...

Quand Internet est trop loin et que le soleil est enfin de retour... l'ultime solution pour se connecter avant d'avoir à monter dans le mat !!!
Pratique le bimini en dur ... et le matin, le moussaillon est même un peu à l'abri du soleil derrière la bôme !

Encore plein de jolis mouillages à découvrir en remontant vers le nord du pays

et aussi ... le fameux "grand trou bleu" du Belize si réputé.

A voir ou à approcher ... même en bateau, pas facile semble-t-il. Les patates de corail se sont réunies pour nous rendre la tache quasi impossible ... irons- nous ???? Laisserons-nous le cata un peu plus bas et partirons nous avec une barque locale ??? A voir ... mais de toute façon, le prix d'une plongée semble lui aussi dissuasif... les 380 dollars par personne seraient-ils vraiment le tarif officiel ??? rien d'étonnant.

Coordonnées
17° 18′ 56″ nord, 87° 32′ 04″ ouest

Quelques détails sur cet endroit :
Le Grand Trou Bleu (en anglais : Great blue hole) est un "cénote" sous-marin situé au large de la côte, près du centre du Lighthouse reef, un petit atoll à 80 kilomètres de Belize City.

Le trou est quasiment circulaire, d'un diamètre de plus de 300 mètres et d'une profondeur mesurée de 124 mètres.

À l'origine de sa formation, pendant la dernière période glaciaire lorsque les niveaux de mer étaient beaucoup plus bas, c'était une grotte calcaire. Lorsque le niveau de l'océan s'est élevé, les cavités souterraines ont été inondées, et le toit de cette grotte s'est effondré.

Cet emplacement a été rendu célèbre par Jacques-Yves Cousteau qui l'a déclaré comme l'un des dix principaux emplacements de plongée dans le monde. En 1971, il y est venu avec son bateau, la Calypso, pour y dresser une carte de ses profondeurs.

Les plus belles photos se font du ciel !!! pas de drone étanche pour immortaliser cet endroit énigmatique ... dommage, on se contentera de celle d'internet ! et d'ici que l'on vienne ici, on aura peut être gagné au loto !!!

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En attendant de voir si Eole veut bien nous pousser dans la bonne direction, vers le Nord donc, retour à Placencia pour prolonger notre séjour au Bélize (formalités mensuelles, préparez vos dollars ...)

A propos d'Eole, nous avons plus souvent utilisé les moteurs que les voiles pendant nos 3 mois passés ici ...

A Placencia nous retrouvons quelques connaissances, Gaétan et Martine de Brimbelle ainsi que Daniel de Pénélope.
Une ou deux bières au joli bar au frais à et à l'ombre du palapas, puis passage obligé car gourmandise oblige chez Tutti-Frutti , pour déguster une fois de plus une excellent glace italienne !!! rigolez pas... vous avez ce genre de chose en bas de chez vous, nous, c'est parfois une année d'attente pour retrouver certaines saveurs !


Jolie balade le long de la grande plage qui longe la baie... juste de quoi se dérouiller un peu les jambes. Il faut dire que nous n'avons pas souvent l'occasion de marcher sur les iles, soient elles sont très petites et la plupart du temps recouvertes de mangrove.



Rencontre inattendue ...un exemplaire unique ... "terre-neuve croisé dalmatien" ... il fallait l'inventer... ils y sont arriver... enfin, la nature n'a pas trop mal fait les choses.... voyez plutôt le résultat ... en tout cas, il a une bonne tête et un bon caractère le gros nounours ...


Suite du programme :


Mouillage de Cary cay, un minuscule petit ilot avec de la place pour 2 bateaux au maximum. Ici, quand on donne une indication ou un nom d'île, il y a souvent confusion car probablement par manque d'imagination, de nombreux endroits portent le même nom. Donc notre île est toute petite, recouverte de mangrove, avec quelques jolies oiseaux qui rentrent au bercail une fois la journée de pêche terminée. La plupart des iles sont inhabitées.


A propos de pêche, en rentrant de la chasse, enfin d'une tentative d'améliorer le plat du jour par du poisson frais, le Cap'taine a fait une rencontre assez inattendue avec un manatee (un lamentin) qui nageait par là. pas de photo.


Joli snorkling par temps calme depuis le bateau tout autour de l'île en passant par la cote au vent. Enfin ...

Pas très loin de Cary en annexe se trouve une très jolie île South long cocoa cay, entourée de turquoise achetée par ???? mystère avec encore un projet grandiose qui se termine en queue de poisson... donc des travaux commencés, laissés en plan comme souvent...


De l'autre coté, un petit resort avec quelques cabanas bien entretenues, rien d'ambitieux mais au moins cet ensemble fonctionne et attend les premiers clients de la saison. Deux sympathiques locaux accompagnés de leur chien entretiennent le terrain et ses dépendances. Petit papotage depuis l'annexe.

South Water cay ... occupée entre autre par un très joli resort, le "Blue marlin lodge", superbement entretenu, avec club de plongée, aussi par un centre de recherche "international zoological expeditions", et enfin par un autre hôtel le "Pelican beach resort" et par une toute petite plage libre pour le "public"

Attention aux noix de coco !

Au sud de cette île, une autre minuscule Cary bow cay, bordée par une très jolie cay peu profonde comme souvent ici au Bélize. C'est ici que viennent bons nombres de clubs de plongée et de découvertes aquatiques des environs pour faire découvrir la faune sous-marine du pays ... A l'extérieur de la barrière semble-t-il quelques belles failles pour la plongée bouteille.

Pas mal... mais on a vu mieux et bien moins peuplé... de gens ...




Le beau temps n'est pas toujours de la partie ... la preuve ... South Water cay un autre jour ...

C'est dans cet endroit idyllique que nous avons chopé un bon 43 noeuds, oui, bien 43 noeuds (et notre anémomètre n'est ni pessimiste ni optimiste, il est bien calibré) donc cela dans ce si joli mouillage, bien attaché sur notre ancre dans 3 m d'eau à peine, belle place bien choisie dans le sable au milieu du turquoise.


Tout à coup, le ciel s'est couvert, passant du bleu au bleu sale, puis au gris clair pour finir au gris très foncé... Le vent s'est violemment levé, puis des trombes d'eau digne du déluge se sont abattues sur nous. 

Le bonheur à l'état pur ... heureusement sans dégât, juste un peu secoués... pas de photo... La pluie ressemblait plus à de la grêle ... cinglant les joues de qui oserait s'aventurer sur le pont. Une heure qui a semblé bien plus longue ...

"""pppffff chui épuisée ..... et ce n'est pas le mauvais temps dehors qui va m'empêcher de dormir. Vous me réveillerez quand ce sera fini ...""" dixit Mme Flo ... Comme oreiller on ne fait pas mieux... le petit pc de secours du Cap'taine est juste à la bonne hauteur.

Garbutt, plus au nord, autre joli mouillage super bien protégé, avec quelques poissons à aller voir en nageant le long du tombant ... pas bien gros les pescados ... mais ici on se fait une raison ...


En fait niveau poissons, il doit y en avoir de bien plus gros, mais au delà de la barrière de corail et la météo n'est pas des plus propices pour aller snorkler là-bas...sauf à se faire rouler sur les coraux. Dommage, le moussaillon est un peu frustré de cet environnement marin annoncé comme mirobolant mais souvent décevant comparé à ce que l'on a déjà vu ailleurs.


Quelques familles de pêcheurs habitent sur les îles disséminées de ce secteur.

Rencontre trop brève mais sympathique avec le cata "Le Lotus bleu", un apéro à leur bord. Le retour se fera sur Chamicha à la prochaine rencontre.

Un joli petit resort avec quelques bungalows joliment colorés, le Hok Ha.

Les Tobacco Cay

Groupe d'îles dont la principale est un vrai village avec de vrais habitants originaire du pays, quelques bars et restos pour touristes. Dans le lagon peu profond, se baladent quelques raies pastenagues.

Encore quelques iles et de beaux mouillages. En avril la météo est enfin plus favorable, mais notre voyage s'arrêtera là faute de temps, les 3 mois sont décidément bien vite passés et il nous faut sortir du pays.

Un peu dommage car le Bélize nous montre enfin son coté plus sympathique et on commençait à y prendre goût. Mais on reviendra... en passant par le nord pour rejoindre le Mexique à la prochaine saison.



Ultime retour à Placencia pour les formalités de sortie, pour la dernière glace au Tutti frutti, pour les derniers appros car nous ne prévoyons pas un retour direct à la marina à Fronteras mais un stop dans notre joli coin perdu dans la mangrove en remontant le Rio Dulce et le lac Golfete, Texan Bay. Là où il n'y a quasi rien, pas même du turquoise ...

Sur la route du retour vers le sud, alors que les vent dominants sont Est - Nord Est, nous aurons soit pétole, soit du sud-est ... donc "moteurs" une fois de plus... décidement... le prochain bateau sera un cata à moteurs !!!



Direction l'embouchure du Rio Dulce au Guatemala... pour la saison des cyclones 2017. Un retour au pays est prévu cette année, nous allons prendre les billets pour la France et préparer Chamicha qui sera de nouveau à la marine Manglar del Rio pour deux bons mois d'absence.




A bientôt de vous retrouver pour la suite de notre programme, un peu plus de 2 mois en France - Départ de Guatemala city le 30 mai, arrivée Genève le 31... le plaisir de tous vous revoir...


Notre retour en France- 2017



Amitiés marines et nautiques à tous ...




Chantal, Jean Claude et bien sûr Mme Flo
qui m'assiste dans ce dur labeur qu'est la mise à jour... photo à l'appui !

Chamicha au Belize